Párga (en , dans l'Antiquité : Chypargós « sous le crépuscule ») est une localité de située en Épire, sur la côte ouest de la Grèce, au bord de la mer Ionienne.

Géographie

Párga se trouve à au sud de la ville d'Igoumenítsa et à au nord de la ville et de l'aéroport de Préveza. Au large de la ville se trouvent les îles de Paxós et d'Antípaxos que l'on peut apercevoir par beau temps. De plus l'île de Leucade bien que lointaine, est parfois visible de la côte sud de la ville, qui entoure une crique fermée par des îlots rocheux alternant avec des plages. Sur l'îlot le plus proche s'élève la petite église de Panagía ; sur l'autre, plus au sud, une chapelle dédiée à saint Nicolas, patron des marins en Grèce.

Histoire Une cognée néolithique, un tombeau voûté mycénien à l'extérieur de la ville, et les vestiges d'une muraille aux pieds de l'enceinte du , ainsi que le soubassement d'une jetée aujourd'hui disparue dans la partie occidentale de la baie de Váltos, constituent des indices incontestables de la présence humaine à cet endroit dès la protohistoire.

Párga est mentionnée sous ce nom en 1337 dans des textes de la littérature byzantine : la ville fait alors partie du thème de Nicopolis. Il est très probable qu'il s'agit du quartier situé aujourd'hui à l'intérieur du château et non de la « Paléo-Párga », le Vieux Párga d'époque vénitienne situé sur le mont Petsovólios.

Au , alors que l'Empire, puis le despotat d'Épire sont affaiblis par les attaques des Normands, des Croisés et des Ottomans, Párga devient durant six ans (1394-1399) le repaire du pirate Ancien esclave des Ottomans, puis évadé, il est cité dans Πάργα, iστορία, τουρισμός, λαογραφία (« Parga, histoire, tourisme, traditions »), éd. Nikolaou & Sophoklê I. Rôssi, Athènes 1981, pp. 4 et 18, et par Ioannis Philémôn, Δοκίμιον ιστορικόν περί της ελληνικής Επαναστάσεως (« Essai historique sur la révolution grecque »), Athènes 1860, vol. 3.. Après le départ de ce dernier, Párga se met sous la protection de la république de Venise du , gardant, pendant toute cette période, un régime d'administration autonome sous protectorat vénitien. Les incursions des pirates, les pillages ottomans par la mer ou par la terre continueront pourtant même sous le protectorat de Venise. Durant les guerres entre Venise et les Turcs, Khayr ad-Din Barberousse, corsaire ottoman, ruine Párga.

La situation se stabilise à la fin du : Párga se développe et devient un port prospère et un foyer des premiers révolutionnaires pro-hellènes, influencés par l'esprit des Lumières. En 1797 la France napoléonienne met fin à la domination vénitienne et Párga devient une monnaie d'échange : vainqueur de Venise, Napoléon cède Párga aux Autrichiens, qui la laissent aux Britanniques lesquels, le , livrent Párga à l'Empire ottoman ; à ce moment, le maître de l'Épire est Ali Pacha de Janina. Les Ottomans maltraitent le peuple de Párga qui décide, le Vendredi Saint d'émigrer en masse à Corfou, restée britannique, après avoir brûlé sa ville et les restes de ses ancêtres. Leurs descendants revinrent sur le continent cent ans plus tard, en , lors du rattachement de l'Épire à la Grèce. Cet épisode des Fugitifs de Párga fut immortalisé par de nombreuses œuvres d'art.

Galerie

Transports La ville de Párga et son agglomération sont desservies par les autobus publics « » qui la relient aux villes d’Igoumenítsa, de Préveza, d'Athènes et de Thessalonique. Pendant l'été une ligne directe relie Párga au Nécromantion et à la ville de Ioánnina, capitale de l'Épire. Il existe trois aéroports qui desservent la région : celui d'Aktion, à proximité de la ville de Préveza (à de Párga), celui de Ioánnina (à de Párga) et celui de Corfou (des vols pour Athènes, Thessalonique et l'étranger).

Personnalités historiques Pargalı Ibrahim Pacha, premier grand vizir nommé par Soliman le Magnifique de 1523 à 1536

Monuments Citadelle vénitienne, bâtie à la fin du .

Localités voisines Agiá à Anthoúsa à

Voir aussi

Liens externes

Notes et références Notes

Références

Catégorie:Ville en Épire (périphérie)