Le réflexe photo-sternutatoire (ou , sigle de ), appelé aussi éternuement héliotropique ou héliotrophique, est un phénomène physiologique consistant pour le sujet à éternuer de manière réflexe lorsqu'il est exposé à une forte lumière telle que le rayonnement solaire.

Étymologie

Français En français, ce réflexe est appelé réflexe photo-sternutatoire, terme inventé en par Jean Sedan, ophtalmologue à Marseille. Il est formé de photo- (préfixe provenant du grec ancien utilisé pour construire des mots en rapport avec la lumière) et sternutatoire (adjectif qualifiant ce qui excite l'éternuement, que l'on retrouve dans le mot vieilli sternutation, autre nom de l'éternuement).

On trouve aussi les termes éternuement héliotropique. et héliotrophique.., dont le préfixe hélio- est également tiré du grec ancien et utilisé dans des mots relatifs au Soleil.

Anglais En anglais, il est à l'origine appelé , nom inventé en par Henry C. Everett, auteur de la première () sur le sujet. Le sigle PSR est utilisé.

Il est par la suite connu sous le sigle , pour . C'est un rétroacronyme de « », l'onomatopée utilisée en anglais pour imiter l'éternuement, équivalent de « atchoum ». Robert B. Taylor de l' date l'apparition de cet acronyme à un article de ., mais il a été inventé par les auteurs d'un article antérieur, publié en et présenté lors d'une rencontre sur les maladies congénitales..

On trouve aussi plus rarement les termes Peroutka ou simplement Peroutka , du nom des Peroutka qui ont publié sur le sujet en .

Prévalence Ce réflexe concerne entre 18 % et 35 % des êtres humains. C'est un trait génétique de transmission autosomique dominante.

Histoire La première référence à ce phénomène date probablement d'Aristote :

Cause Sa cause probable serait une anomalie congénitale touchant les signaux nerveux dans le noyau du cinquième nerf crânien appelé nerf trijumeau. Des recherches suggèrent que, chez certains individus, ce nerf est relié au système qui transmet les impulsions visuelles au cerveau. Une surstimulation du nerf optique exciterait le nerf trijumeau et déclencherait le réflexe sternutatoire. Ainsi, lorsqu'une personne passe de l'ombre à la lumière, il se peut qu'elle éternue.

Une ancienne hypothèse suggérait que les larmes qui coulent vers le nez par les conduits lacrymaux sont la cause du réflexe. Toutefois, la rapidité de ce réflexe ne plaide pas en faveur de cette explication : il est bien trop rapide par rapport au laps de temps nécessaire à ce que les larmes soient produites et atteignent le nez. De plus, le réflexe peut aussi se produire lorsque l'on inspire de l'air frais, ce qui pourrait signifier que la stimulation de n'importe quel nerf proche du nerf trijumeau peut entraîner le réflexe d'éternuement.

Risques Le réflexe photo-sternutatoire peut représenter un danger en matière de sécurité aérienne (notamment sur avion de chasse) et de sécurité routière citant ., lorsqu'il survient chez un sujet aux commandes d'un véhicule. Il peut également poser problème en cas d'opération chirurgicale ou lors d'un examen des yeux à la .

Traitement Une technique proposée pour limiter ce réflexe consiste à appliquer une pression digitale transversale dans la région du philtrum.

D'autre part, il est possible de prévenir son apparition en diminuant l'exposition des yeux au Soleil, par exemple avec un pare-soleil, des lunettes de soleil, un chapeau

Postérité Le réflexe est assez connu du grand public pour apparaître en dans , un volume de , une série de livres pour enfants.

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie

Articles médicaux

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Rapports de cas

Correspondance avec les revues médicales

Entrées de dictionnaire et manuels

Presse

Liens externes

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