Camille Petitjean est un colonel, officier de réserve, décoré de la Légion d'honneur et de la croix Distinguished Service Order (D.S.O.) britannique.
Ingénieur des Arts et Métiers, il exerçait au service du personnel de l’entreprise Berliet à Rouïba (Algérie) lorsque, le , il fut entraîné hors de son bureau par de faux policiers, probablement des barbouzes ; il fut retrouvé criblé de balles près d'Orléansville (Algérie) en mars 1962.
L'affaire Petitjean Soupçonné d’être un membre de l'OAS et adjoint de Jean Lalanne, membre de l’OAS au Bureau central de renseignements, Petitjean est enlevé aux usines Berliet à Rouïba (Algérie), torturé et abattu par balles. Son corps fut retrouvé près d'Orléansville par de jeunes bergers jouant dans un terrain vague, débité en plusieurs morceaux dans un sac en plastique. Les gendarmes chargés de l’enquête prirent des photos du corps torturé, et une journaliste de L'Écho d'Alger les reproduisit et monta un dossier de presse qu'elle envoya à ses confrères français et étrangers. Après identification du corps, on demanda aux médias et à la police de ne pas ébruiter l'affaire.
La responsabilité des barbouzes est mise en cause, et fait beaucoup de bruit à Alger et dans toute l’Algérie, mais en métropole, la plupart des journaux se contentent d’articles discrets. La Délégation Générale française publie un communiqué niant l’existence de polices parallèles en Algérie, mais après cette annonce, les barbouzes du Mouvement pour la coopération sont rappelés en France. Pierre Lemarchand, responsable des barbouzes, nie toutefois la participation de ses hommes dans cette affaire, et implique la « Mission C », commandée par le directeur de la police judiciaire Michel Hacq, .
Décorations
britannique
Extrait d'allocution « J'affirme solennellement, une fois pour toutes, qu'il n'y a pas en France de police parallèle et qu'il faut que cessent ces calomnies odieuses, ces racontars déshonorants, ces histoires de barbouzes, qui, n'ont même plus le mérite d'être drôles. Il faut que le pays sache qu'il n'y a en France que les forces régulières de la sûreté nationale, de la Préfecture de police et de la Gendarmerie nationale »
(Roger Frey, ministre de l'Intérieur, à la tribune de l'Assemblée nationale le )
Bibliographie Marcel Fels, Camille Petitjean, [École des Arts et Métiers] Châlons 28-31, héros de la Libération, 1943-1945, martyr de la cause « Algérie française », Strasbourg, 1989, 53 p. multigr.
Références
Catégorie:Date de naissance non renseignée (XXe siècle) Catégorie:Décès en février 1962 Catégorie:Mort assassiné en Algérie Catégorie:Organisation de l'armée secrète Catégorie:Personne torturée pendant la guerre d'Algérie Catégorie:Élève des Arts et Métiers ParisTech Catégorie:Grand officier de la Légion d'honneur Catégorie:Compagnon de l'ordre du Service distingué avec une barrette Catégorie:Victime civile tuée pendant la guerre d'Algérie