Abraham, Louis Niedermeyer (Abraham-Louis de Niedermeyer d'Altenburg), né le à Nyon (Suisse) et mort le à Paris ()Archives de Paris, acte de décès dressé le 16/03/1861, vue 4 / 31, est un compositeur et pédagogue suisse. La révolution de 1848 le contraintLa révolution de 1848 l'avait laissé sans ressources. Cf. la lettre autographe du adressée à Deschamps (Rmc 155, Bibliothèque du Conservatoire de Genève). à demander la citoyenneté française, ce qui lui permet d'exercer ses droits d'électeur au début de la .
Biographie À Vienne, il est l'élève de Moscheles pour le piano et de Förster pour la composition. À Rome, il poursuit ses études avec Vincenzo Fioravanti (1819) et Niccolò Antonio Zingarelli à Naples où il donne son premier opéra Il Reo per amore (Le Coupable par amour) en 1820.
De retour en Suisse, il donne des leçons de piano-forte, et compose des Fantaisies pour cet instrument ainsi que des mélodies, dont Le Lac, d'après Lamartine, qui d'emblée fait sa célébrité. Il présente son deuxième opéra, La Casa nel Bosco, le à Paris, mais revient très vite à Nyon au chevet de son père mourant. Là, il se marie avec Charlotte des Vignes de Givrins. De cette union naît une fille, Eulalie, qui devient l'épouse de Gustave Lefèvre. Il quitte la Suisse en 1834 pour se fixer d'abord à Bruxelles, puis à Paris en 1836. Dans la biographieVie d’un Compositeur Moderne (1802-1861), [Alfred Niedermeyer], publié sous le couvert de l’anonymat, édit. Fischbacher, Paris, 1893. qu'il consacre à son père, son fils raconte avec force détails pittoresques son départ de SuisseOp. cit. ..
À Paris, il fait représenter encore trois opéras (Stradella, ; Marie Stuart, et La Fronde, ) avec un certain succèsOp. cit. .. En 1849, sa Messe solennelle représentée à l'Église Saint-Eustache suscite l'enthousiasme de Berlioz. Désormais, il se détourne de la scène et se dirige vers la musique d'église. Il réorganise l'institut de musique religieuse d'Alexandre-Étienne Choron qui porte dès lors le nom d'École de musique classique et religieuse, plus connue sous l'appellation dÉcole Niedermeyer de Paris et qui se développe très rapidement.
Il fonde, également, avec Joseph d'Ortigue un périodique, La Maîtrise, consacré à la musique religieuse et qui paraît de 1857 à 1861. Dans chaque numéro, on trouve des œuvres vocales et chorales du , provenant essentiellement du mouvement musical qui s'était développé au dans le sillage de Palestrina et du Concile de Trente. On y trouve aussi des pièces d'orgue du (du Bach mais aussi de sa propre composition). Avec d'Ortigue il publie en 1857 un Traité théorique et pratique du plain chant et peu de temps avant sa mort, il écrit un volumineux ouvrage sur l'accompagnement pour orgue des offices de l'église.
Il a été inhumé le au cimetière de Montmartre (division 9)Cimetière de Montmartre-Répertoire annuel d'inhumation : Massot-Philippe (1860-1864), .
Hommage Son nom est donné au Conservatoire à rayonnement départemental d'Issy-les-Moulineaux et en 1991, la Municipalité de Nyon dédie la Villa Beau-Réveil, devenue bien public, à Niedermeyer. En 2007, la Fondadion Niedermeyer est créée par Édouard Garo pour réhabiliter les œuvres et la mémoire du musicien et, en 2012, un centre de documentation consacré au compositeur est inauguré à la Villa Niedermeyer, dans sa ville natale de Nyon en SuisseCentre de documentation de Nyon. Le quai de la ville de Nyon en Suisse est nommé en l'honneur de Louis Niedermeyer. Son buste est exposé à l'opéra Garnier à Paris.
Généalogie
Armes vignette Noblesse du Saint-Empire en 1666 ; Baron .
Description des armes des barons de Niedermeyer d’après le diplôme conservé à l’Académie héraldique de Munich : Écartelé aux 1 et 4 d’or à un homme issant habillé d’azur, coiffé d’un chapeau du même, au rabat du champ, brandissant un sabre au naturel ; aux 2 et 3 au pal partie d’argent et d’azur. À la croix porté de gueules brochant sur l’écartelé. Deux casques couronnés : cimier 1°, l’homme issant, Lambrequins d’or et d’azur ; 2°, deux proboscides tiercées en face à dextre d’or d’azur et d’argent, à senestre d’or, d’argent et d’azur, lambrequins d’argent et d’azur.
Notes et références
Sources
Louis Niedermeyer, son œuvre et son école, de A. Niedermeyer (Paris, non daté), Vie d'un compositeur moderne, par le fils de Niedermeyer (Fontainebleau, 1892 ; réédition Paris, 1893 avec une préface de Camille Saint-Saëns), L'École Niedermeyer de Paris, de M. Galerne (Paris, 1928). Armorial Général de Rietstag – gouda 1887 – , page 316.
Liens externes
Catégorie:Compositeur français d'opéra Catégorie:Compositeur français de la période romantique Catégorie:Naissance en avril 1802 Catégorie:Naissance à Nyon Catégorie:Décès en mars 1861 Catégorie:Décès dans le 9e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 58 ans Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière de Montmartre (division 9) Catégorie:Projet:Valdensia/Articles liés