Constantine Bereng Seeiso, né le et mort le , est chef suprême du Basoutoland et succéda à Seeiso le . Le , il est couronné roi du Lesotho indépendant sous le nom de Moshoeshoe II.

Biographie Né début , Constantine Bereng Seeiso est le fils de Seeiso et d'une de ses épouses. Il est de ce fait le descendant direct du fondateur de la nation basouto, Moshoeshoe , qui, en 1868, a placé son pays, menacé d'annexion par les Boers, sous la protection de la Grande-Bretagne. Il commence ses études à Maseru, avant de poursuivre en Grande-Bretagne, au Ampleforth College (à York), puis au Corpus Christi College à Oxford.

À la mort de son père, en , il est trop jeune pour lui succéder. La première épouse de Seeiso, 'Mantsebo Amelia 'Matsaba Sempe (qui n'est pas sa mère mais une de ses belles-mères) est désignée pour assurer une régence. Le pays s'appelle alors le Basutoland. Il n'accède à la couronne royale du Basutoland qu'en , et choisit de s'intituler désormais Moshoeshoe II. En , le pays acquiert son indépendance et devient le Lesotho, avec une constitution de monarchie parlementaire qui limite les pouvoirs du monarque à un rôle de représentation et confie l'exécutif au Premier ministre, comme en Grande-Bretagne. Il conteste cette constitution qui fait de lui « un souverain qui règne mais ne gouverne pas », et critique les orientations du gouvernement qui se veut proche du régime d'apartheid de l'Afrique du Sud, alors que le Lesotho est enclavé en son sein. Moshoeshoe II affiche des convictions panafricaines et socialisantes. Le Premier ministre Leabua Jonathan, chef du Parti national ou Basutoland National Party (BNP), le met en résidence surveillée en . Quelques semaines plus tard, Moshoeshoe II accepte de respecter la Constitution.

Lors des , le Parti du Congrès ou Basutoland Congress Party (BCP) l'emporte sur le BNP. Le Premier ministre Leabua Jonathan organise alors un auto-coup d'État, annule la consultation, déclare l'état d'urgence, suspend la constitution et dissout le Parlement. Il obtient le départ du roi en exil le et cumule les fonctions de chef de l'État et de Premier ministre jusqu'en juin, date à laquelle il accepte le retour de Moshoeshoe II lorsque celui-ci valide l'annulation des électionshttp://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMEve?codeEve=590&langue=fr.

Le roi est à nouveau destitué le et son fils Letsie III est forcé le à accéder au trône du Lesotho. Mosheshoe II se réfugie alors au Royaume-Uni.

Le , il redevient roi du Lesotho jusqu'à sa mort le . Il trouve la mort à l'âge de 57 ans dans un accident de la route, quand sa voiture plonge d'une route de montagne au matin du . L'accident tue également son chauffeur. D'après le gouvernement, Moshoeshoe était sorti à 1 h du matin afin de voir son bétail à Matsieng et retournait à Maseru à travers les monts Maluti quand sa voiture est sortie de la routeDonald G. McNeil Jr., « King of Tiny Land Circled by South Africa Dies in Car Plunge », The New York Times, 16 janvier 1996..

Son fils Letsie III redevient roi du Lesotho le .

Notes et références

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