L'Église unie du Canada ou EUC (en anglais : United Church of Canada ou UCC) est une Église protestante canadienne. En termes de personnes affiliées, elle est la deuxième Église du Canada, après l'Église catholique romaine, et la première Église protestante. Étant issue de l'union de différentes confessions chrétiennes, elle appartient à la fois au courant méthodiste et au courant calviniste (Églises réformées). Principalement anglophone, l'Église applique un standard de bilinguisme anglais-français « fonctionnel et pratique ».
Selon le recensement de 2011, il y a de Canadiens qui disent appartenir à cette Église et personnes assistent à ses cultes du dimancheUnited Church Statistics The United Church of Canada. L'Église unie est présente dans toutes les provinces et territoires canadiens ainsi qu'aux Bermudes.
Histoire
vignette|Culte d'inauguration à la Mutual Street Arena de Toronto|alt=|droite Le , à Toronto, l'Église unie du Canada naît de la fusion de quatre Églises protestantes : une méthodiste, deux calvinistes (réformées) et une regroupant plusieurs courants. Il s'agit de l'Église méthodiste (Canada), de 70 % des paroisses de l'Église presbytérienne du Canada, de l'Union congrégationaliste du Canada, de moindre importance démographique, mais historiquement très dominante dans le protestantisme évangélique, et du Conseil général des Églises d'union locale, regroupant lui aussi un petit nombre de membres . La fusion s'applique également à Terre-Neuve, alors indépendante du Canada.
À la fondation, le document nommé Les bases de l'union est adopté et définit alors la doctrine et l'ecclésiologie de l'Église unie. Il contient 20 articles doctrinaux, inspirés de la Brève déclaration de la foi réformée, publiée en 1905 par l'Église presbytérienne aux États-Unis, et de Les articles de la foi de l', datant de 1890. Cependant, les mentions concernant l'inerrance biblique et la prédestination ne sont pas retenues. Étant basés sur des textes presbytériens, les 20 articles de doctrine figurant dans Les bases de l'union n'incluent pas les points de théologie spécifiquement méthodistes comme l'entière sanctification ni les concepts arminiens. Tous ces éléments sont relégués à la catégorie des adiaphorons. La structure ecclésiale choisie est celle des presbytériens : le système consistorial synodal, voie médiane entre la structure plus hiérarchisée et centralisée du méthodiste, proche du système épiscopal, et la structure congrégationaliste, davantage égalitariste et décentralisée.
D'année en année, plusieurs paroisses indépendantes et d'autres petites Églises fusionnent à l'Église unie du Canada, tel que le Synode de l'Église méthodiste wesleyenne des Bermudes en 1930.
À partir de 1943, de longs pourparlers sont engagés avec l'Église anglicane du Canada dans le but de joindre les deux institutions. En 1969, avec l'ajout de l'Église chrétienne des disciples du Christ dans les négociations de fusions, une commission générale est créée pour mener à terme le projet. En 1972, un projet d'union est mis sur pied. Il est finalement rejeté par les anglicans en 1975 et par les disciples du Christ en 1984.
L'Église unie du Canada détient de nombreux fonds d'archives dont plusieurs sont conservés dans les centres de Bibliothèque et Archives nationales du QuébecCollection de photographies de l'Église unie du Canada (P630), Collection de livres religieux de l'Église unie du Canada (P631), Collection de sermons de l'Église unie du Canada (P632), Collection de dépliants et brochures de l'Église unie du Canada (P633), Collection d'artefacts de l'Église unie du Canada (P634) et Collection de documents sonores de l'Église unie du Canada (P635) - Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ)..
Statistiques Selon un recensement de la confession publié en 2023, il aurait 2,451 églises, 325,315 membres, 3,300 pasteurs et 307 diacres .
Croyances vignette|Culte de Noël à la St. Andrew's Wesley Church de Vancouver|alt=|droite vignette| Église unie Saint-James de Montréal|alt=|droite
Se basant sur le principe protestant de l'Ecclesia reformata semper reformanda ainsi que sur les principes de la raison et de l'expérience du , l'Église unie du Canada a graduellement adopté plusieurs positions progressistes au cours de son histoire. Au début des années 1930, elle permet la contraception. En 1936, elle permet l'ordination pastorale des femmes célibataires. En 1964, elle permet l'ordination pastorale des femmes mariées. En 1966, elle l'échec relationnel dans le mariage est reconnu comme condition suffisante pour le divorce. En 1971, elle permet l'avortement. En 1988, elle accepte les membres LGBTQ et l'ordination de pasteurs LGBTQ.
L'institution s'est engagée dans divers enjeux sociaux, telles que la lutte contre le réchauffement climatique. et la protection de l'environnement, ainsi qu'à différentes causes de justice sociale comme que le droit à l'avortement., la redistribution des richesses, l'égalité des sexes et les droits LGBT.
Mariage En 1982, des églises progressistes ont fondé le réseau Affirm United/S'affirmer Ensemble pour l’inclusion des personnes LGBTQ.
Une résolution de 2000 permet aux églises locales de décider pour les bénédictions d'unions de même sexe . Elle a aussi pris position en faveur du mariage entre personnes de même sexe au Canada en 2005, afin de promouvoir l'amour, l'engagement, la fidélité ainsi que la sainteté du mariage parmi la communauté LGBT.
Affirm United/S'affirmer Ensemble rassemble des églises et des séminaires inclusifs qui soutiennent les bénédictions de mariage entre personnes de même sexe.
École vignette|Collège Emmanuel de Toronto|alt=|droite
L’Église est partenaire du Collège Emmanuel de Toronto.
Références
Voir aussi
Articles connexes
Modérateur de l'Église unie du Canada
Liens externes Site officiel de l'Église unie du Canada
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