Les Arcs (Var) ou Les Arcs-sur-ArgensCette commune de France est l'une des communes qui disposent d'un « nom d'usage », nom d'usage différent de la graphie officielle indiquée par le code officiel géographique. est une commune française située dans le département du Var, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Ses habitants sont appelés les Arcois et font partie de la Dracénie Provence Verdon agglomération (ex-Communauté d'Agglomération Dracénoise) comprenant 23 communes.
Géographie Localisation La commune est située à au sud de DraguignanItinéraires, du Muy et 18 du Luc.
Communes limitrophes
Lieux-dits et hameaux La commune compte quelques hameaux, dont celui de la Baume. Celui des Nourradons est le plus important. Géologie et relief Traversée par l'Argens, au sud le massif forestier des Maures..
Les Arcs a la particularité d'avoir un quartier médiéval qui surplombe le centre-ville et de forêt communale au cœur du massif des Maures. L'origine de la signification du mot « Arcs » viendrait du mot « arcus » (arc, arches de pont), les arches d'un pont sur l'Argens qui deviendra au fil du temps Les Arcs-sur-Argens.
Sismicité Commune située dans une zone de sismicité faible..
Hydrographie Cours d'eau aux Arcs ou à son aval.. : la commune est arrosée par l'Argens, fleuve côtier de de long, ainsi que par deux de ses affluents, l'Aille et le Réal ; ruisseaux le réal, de l'arguillet, la blaquière, la Condamnine, Florieye ; vallons de l'arène, de lambiscoti, de sainte-cécile, du verne, de la coucourelle, du purgatoire, de bozole, des valettes, des déguiers.
Les Arcs-sur-Argens dispose d'une station d'épuration d'une capacité de Description de la station Les Arcs-sur-Argens..
Climat
En 2010, le climat de la commune est de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen et est dans la région climatique Var, Alpes-Maritimes, caractérisée par une pluviométrie abondante en automne et en hiver (250 à en automne), un très bon ensoleillement en été (fraction d’insolation > 75 %), un hiver doux () et peu de brouillards..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . ...
Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022..
Urbanisme Typologie Au , Les Arcs est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de DraguignanUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération intra-départementale regroupant six communes, dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Draguignan comprend une ville-centre et cinq communes de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Draguignan, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (54,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (61,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (39,7 %), cultures permanentes (27,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (14,9 %), zones urbanisées (10,3 %), zones agricoles hétérogènes (5,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,2 %), prairies (0,6 %)..
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran..
Voies de communication et transports La commune est accessible par les routes départementales 57 et 91. Elle est également traversée par la route nationale 7 et l'autoroute A8 (entre la sortie Le Muy et la jonction avec l'autoroute A57).
Transport en Provence-Alpes-Côte d'Azur La commune est desservie par le réseau Transport en Dracénie (TEDBus) avec la ligne 5 (Draguignan - Halte Routière <> Les Arcs - Gare SNCF par Trans-en-Provence) ; la ligne 9 (Draguignan - Collège Sainte-Marthe <> Vidauban - La Péade par Trans-en-Provence et Les Arcs) ; et la ligne 13 (La Motte - Écoles <> Lorgues - Parking Jean Moulin par Le Muy, Trans-en-Provence, Les Arcs et Taradeau).
La commune est également desservie par le réseau régional de transports en commun Zou ! (ex Varlib) avec les lignes 2801 (Les Arcs <> Toulon) ; 4201 (Brignoles <> Draguignan) ; et 7201 (Les Arcs <> Ste-Maxime <> Le Plan-de-la-Tour) ; ainsi que la Ligne Express Régional 36 (LER36) qui relie l'Aéroport de Marseille, la Gare TGV d'Aix-en-Provence à Le Muy au Rond-Point Gastinel.
Lignes SNCF Elle dispose d'une gare SNCF (gare des Arcs-Draguignan) desservie par le TGV, qui irrigue le haut pays varois, la Dracénie et le golfe de Saint-Tropez et dessert environ . La gare des Arcs - Draguignan est desservie par le TGV vers Gare de Nice-Ville, Gare de Marseille-Saint-Charles et Paris, ainsi que par les TER PACA.
Transports aériens
+Aéroports à proximité Nom Destinations DistanceToulon FranceEuropeNice FranceEuropeAmérique-du-Nord
Ports Ports en Provence-Alpes-Côte d'Azur : Rade de Toulon, Port Lympia (port de Nice), Port Hercule (Port de Monaco).
Toponymie L'antique Castrum de Arcubus (château des Arcs) fait référence aux arches d'un pont, comme ses homonymes Arcs, Ars, Arques ou Arches qui désignent une vingtaine de communes en France. En 1010 : Arcos. En latin : Archus, Arci, Arch, Arcs.
Les Arcs s'écrivent en provençal et selon la graphie mistralienne Leis Arc, mais aussi Lous Arc.
Lous est la forme classique en langue d'oc de l'article défini pluriel ; il a évolué et se maintient en « lei » (« leis » devant voyelle) en provençal maritime (li en provençal rhodanien). Selon la Grammaire du provençal varoisGrammaire du provençal varois. La Farlede : AVEP, 199. du professeur et félibre Jean-Luc Domenge, Lous Arc est la version locale et donc conservatrice du nom. En conséquence, on dira « Lous Arcs » aux Arcs et environs mais on rétablit la forme en « lei » ailleurs en Provence maritime parlant des Arcs.
L'équivalent de Leis / lous Arc en graphie classique est : Leis Arcs / Los Arcs, cette dernière rétablissant le pluriel qui n'est pas prononcé.
On peut donc dire que le blason (voir article ci-après) a été créé sans tenir compte de cette étymologie car il ne s'agit pas de l'arme ; un pont avec arche(s) aurait été plus approprié.
Frédéric Mistral explique que le toponyme provient « d'un ancien pont sur lequel la Voie Aurélienne franchissait l'Argens »Lou Tresor dou Felibrige, 1878, voir Arc, Arque, https://www.lexilogos.com/provencal/felibrige.php?p=10122.
Histoire Préhistoire La présence humaine sur la commune remonte à la Préhistoire. Des fouilles, dans les marais du Thouar, ont mis au jour les traces de deux cabanes, datant de l'âge du bronze. Vers 900 , un habitat permanent a été retrouvé, dans un milieu plus sec, non loin des premières fouilles.
Antiquité Des découvertes de sépultures et cimetières ruraux en Provence orientale à l'époque romaine ont été relevés sur la communeSépultures et cimetières ruraux en Provence orientale à l'époque gallo-romaine.
Autres vestiges : La villa gallo-romaine des Laurons (Quartier Saint-Pierre)La villa gallo-romaine des Laurons (Quartier Saint-Pierre) Les Arcs-sur- Argens, Var, par Jacques Bérato, Marc Borréani, Martine Leguilloux, Documents d'Archéologie Méridionale Année 1990 13 pp. 221-247.
Moyen Âge : construction en 1038 de l'abbaye de la Celle-Roubaud. Elle comporte une chapelle, monument historique classé.
: la famille de Villeneuve, venant de Catalogne, garda la seigneurie jusqu'au . Le château est construit pendant cette période par Arnaud II de Villeneuve. Construction de l'église Notre-Dame, devenue la chapelle Saint-Pierre du Parage : église romane utilisée actuellement comme salle de concert et d'exposition. Des fouilles dans cette chapelle attestent une présente humaine du
: construction du donjon appelé « Tour Sarrasine » qui servira de salle commune, de « Trésor »c'est-à-dire d'archive de documents officiels.. En 1201, le premier seigneur des Arcs, Géraud de Villeneuve, s'établit au château. Naissance de sainte Roseline en 1263.
Renaissance : en 1612, la baronnie devient un marquisat par la grâce de la reine Marie de Médicis, mère de Louis XIII, en faveur d'Arnaud de Villeneuve de Bouliers. Le campanile de la tour de l'Horloge date de 1662la tour de l'horloge aux Arcs sur Argens à Arcs (Les) ; il est à peu près concomitant de celui de la tour de l'horloge de Draguignan.
Période moderne : destruction du château pendant la Révolution sur ordre de Barras ainsi que de la porte des miracles et de la salle des corps de garde. Mais la tour sera sauvée de la destruction par son secrétaire, Victor Grand, originaire des Arcs.
Période contemporaine vignette|130px|Citation de la ville des Arcs sur Argens. : construction de l'église du Martyre de Saint-Jean-Baptiste en 1850, qui possède un polyptyque daté de 1501 de Louis Bréa. L'église mesure de long, et de hauteur ainsi que de largeur. : en 1948, le 11 novembre la commune des Arcs-sur-Argens est citée par le secrétaire d’État aux forces armées Max Lejeune à l'ordre de la brigade et comporte l'attribution de la Croix de guerre avec étoile de bronze grâce à la magnifique conduite et à l'esprit de sacrifice au cours des combats du 16 août 1944 lors du débarquement de ProvenceCommunes décorées de la Croix de guerre 1939 - 1945 : Arcs (les).
En 1960 débute la restauration du quartier du Parage« Parage » viendrait du mot occitan du paratge utilisé pour différencier la partie du château et celle des habitations. Le mot qui signifiait anciennement « de qualité » pourrait aussi désigner un quartier habité par des personnes de bonne extraction..