Albert Octave Étévé, né le dans le , ville où il est mort le dans le Archives de Paris , acte de naissance , année 1880 (avec mention marginale de décès), est un ingénieur aéronautique français, inventeur de l'anémomètre éponyme.

Carrière Belle Époque Sorti de l’École polytechnique en 1902Fiche d'Albert Étévé dans la base des Personnels de l'aéronautique militaire du site Mémoire des hommes., il devient officier du Génie. Il est d’abord affecté dans l’aérostation en 1906, et obtient son brevet de pilote de ballon libre en 1907, puis de pilote de dirigeable en . En 1908, il est promu capitaine pour faits de guerre au Maroc et affecté au laboratoire de Chalais-Meudon. Il obtient son brevet de pilote aviateur () en sur le premier biplan Wright livré à l’armée. Il participe en 1910 à la Grande Semaine d'aviation de la Champagne. Il invente alors un stabilisateur automatique adapté à ce biplan, puis, en 1911, il crée un indicateur de vitesse à palette, l’anémomètre Étévé, qu’il expérimente sur un biplan Maurice Farman, et qui deviendra réglementaire à bord des aéroplanes militaires avant l’apparition de l’anémomètre de Raoul Badin. Le , il commande les premiers appareils militaires posés à Chartres. En , le capitaine Albert Étévé est promu chef du centre aéronautique de Saint-Cyr-l'École : l'aviation et l'aérostation sont regroupées sous ses ordres. Le terrain en bordure de la « route aux cochons » (l'actuelle rue du Docteur-Vaillant) est retenu, ainsi que la caserne Charles Renard, destinée à recevoir les pilotes.

Première Guerre mondiale Par la suite, il est chargé entre 1914 et 1918 du contrôle des travaux des constructeurs au Service des fabrications de l’aviation (avions de série et prototypes) et entre 1916 et 1918 à la Section technique de l'aéronautique (avions nouveaux). Il conçoit en 1915 sur un avion Farman le premier système de tourelle de mitrailleuse (« système Étévé »), qui sera utilisé par les Français comme par les Alliés pendant la Première Guerre mondiale. Il rédige La Victoire des cocardes pour raconter cette période du début de l’aviation. Le commandant Albert Caquot, son supérieur à la STAé, jugera le témoignage .

Entre-deux-guerres Il est intégré dans le corps des ingénieurs de l'aéronautique à sa création en 1925Christian Bernadat, Michèle et René Seignette, Philippe Pâris, Cent ans d'aéronautique au Val de Gally, Association Fontenay d'hier à aujourd’hui, 2008 ..

Il devient inspecteur général de l’aéronautique en 1935, et dirige des enquêtes techniques. En 1936 et 1937, il effectue une mission sur l'armement aérien, et il est chargé d’organiser la défense des bases aériennes en 1939La Victoire des cocardes l'aviation française avant et pendant la Première Guerre mondiale, Paris, Robert Laffont, 1992 (Repr. d. Ausg. Paris 1970)..

Distinctions par décret du . par décret du par décret du

Œuvres . .

L'anémomètre Étévé

Pour approfondir Bibliographie . .

Liens externes

Étévé Albert (X19001), sur le site de la bibliothèque de l’École polytechnique. Étévé, Albert Octave (X 1900 ; 1880-1976), sur le site de la bibliothèque de l’École polytechnique.

Notes et références

Catégorie:Aviateur français Catégorie:Pionnier de l'aviation Catégorie:Élève de l'École polytechnique Catégorie:Ingénieur français du XXe siècle Catégorie:Ingénieur aéronautique français Catégorie:Inventeur français du XXe siècle Catégorie:Militaire français du XXe siècle Catégorie:Militaire français de la Première Guerre mondiale Catégorie:Commandeur de la Légion d'honneur promu en 1936 Catégorie:Naissance en mai 1880 Catégorie:Naissance dans le 19e arrondissement de Paris Catégorie:Décès en avril 1976 Catégorie:Décès dans le 9e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 95 ans