Bernard Prués, né le au Marin (Martinique) et mort le à Chemillé-sur-IndroisActe de décès (avec date et lieu de naissance) à Chemillé-sur-Indrois, n° 3, vue 61/283., est un colonel français de la Révolution et de l’Empire, puis un général de la monarchie de Juillet.
Biographie
Il entre en service le , dans la compagnie de dragons de Toulouse, et il devient sous-lieutenant le au de chasseurs à cheval. Il fait les guerres de l’an II à l’an III à l’armée des Pyrénées occidentales avant de rejoindre l’armée d’Italie en l’an IV, où il se fait remarquer par son intrépidité et sa bravoure chevaleresque. Sa conduite lui vaut le grade de lieutenant le , et celui de capitaine le .
Le , devant Cassano, à la tête de 40 chasseurs de son régiment, il enlève un bataillon autrichien en présence de toute la cavalerie ennemie. Le même jour avec une trentaine de chasseurs, il enfonce une colonne formidable de grenadiers autrichiens qui était déjà parvenue à couper la retraite à la brigade du général Kister qui se trouve à Vaprio, et dans cette affaire il est blessé grièvement de deux coups de feu. Il sert ensuite au corps d’observation de la Gironde pendant les ans IX et X, et il reçoit un sabre d’honneur le .
En l’an XII et en l’an XIII, il est employé à l’armée des côtes de l’Océan, et il est fait officier de la Légion d’honneur le . Affecté à l’armée d’Italie en 1805 et 1806, il se distingue brillamment le , à la bataille de Caldiero, où il est blessé d’un coup de feu à la main gauche.
Le , il est nommé chef d’escadron au de chasseurs à cheval, et il prend part aux opérations de la Grande Armée en Prusse et en Pologne. Le , il devient aide de camp du général de division Bertrand, avec lequel il fait les campagnes de 1808 et 1809, en Espagne et en Allemagne.
Le , il passe major en second, et le suivant, il est nommé colonel du de hussards croates, avec lequel il sert en Italie jusqu’au , époque de la dissolution du régiment.
Le , il est appelé au commandement du de hussards, et au retour de l’Empereur, il est placé à la tête du de chasseurs à cheval le au corps d’observation du Jura, sous les ordres du général Lecourbe. Il fait dans cette courte campagne des prodiges de valeur et s'immortalise surtout dans la journée du , où , commandés par le prince de Colloredo, ont débouché par Bâle, lorsque le général Lecourbe se retire lentement et en bon ordre, disputant avec ses le terrain pied à pied. Il est licencié le .
Il est fait chevalier de Saint-Louis le , et il est rappelé à l’activité le , comme commandant du quartier général du de l’armée des Pyrénées, lors de l’expédition d'Espagne. Il est admis à la retraite le , et il est fait chevalier de Saint Ferdinand de le . Il est fait maréchal de camp honoraire le .
Lors de la révolution de juillet, il est relevé de sa retraite et placé à la tête du de chasseurs à cheval le , commandement qu’il conserve jusqu’au , date de sa réadmission à la retraite.
Il meurt le à Chemillé-sur-Indrois.
Notes et références
Bibliographie
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Liens externes
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