Générac est une commune française située dans le sud-est du département du Gard, en région Occitanie.

Le village se situe au sud de la ville de Nîmes, dans la région naturelle des Costières. Il s'est développé dans un espace géographique fréquenté par l'homme depuis de nombreux siècles. Marqué par l'influence des comtes de Toulouse et par le passage de grands ordres militaires médiévaux, Générac a également connu la Réforme protestante au et les conflits religieux qui l'ont suivie. Au , l'essor du vignoble des Costières a assuré au village une certaine prospérité.

Aujourd'hui encore, Générac se trouve au cœur du terroir viticole des Costières de Nîmes. L'activité essentiellement agricole de la commune est aussi soutenue par l'arboriculture fruitière, bien que les services tendent à y occuper une place toujours plus importante.

La commune comptait en , après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1962. Elle constitue une unité urbaine et fait partie de l'aire d'attraction de Nîmes. Elle fait partie de la communauté d'agglomération Nîmes Métropole. Ses habitants sont les Généracois et Généracoises et ils sont surnommés Li racanels dans le langage des sobriquets collectifs. parce qu'ils étaient considérés comme des râleurs.

Géographie Localisation et communes limitrophes

La commune de Générac se situe à au sud de Nîmes, au centre d'un triangle formé par les villes de Nîmes, Vauvert et Saint-Gilles. Elle se trouve en plein cœur de la région naturelle et agricole des Costières et aux portes de la Petite Camargue.

Hydrographie et relief vignette|Grès des Costières.

La commune n'est traversée par aucune rivière. Seuls quelques ruisseaux s'échappent des collines. Les plus notables sont le Grand Campagnolle et le Rieu, tous deux affluents du Vistre. Les nappes de la Vistrenque et des Costières constituent quant à elles un réservoir d'eau important pour tout le sud du département du Gard..

Situé sur la rive droite du Rhône, le plateau des Costières contre lequel se niche Générac s'est principalement formé par l'action tumultueuse du fleuve vers la fin de l'ère tertiaire, au Pliocène. Durant cette période, l'écorce terrestre se soulève sensiblement par la forte pression des sédiments maritimes. Parallèlement à ce phénomène, le climat se radoucit et entraine la fonte des glaciers. Des masses d'alluvions fluviatiles suivent le lit du Rhône afin de rejoindre la mer. Les plus volumineuses de ces masses rocheuses s'échouent en amont et les plus petites se déposent en aval, en bordure de l'actuelle basse vallée du Rhône. Dans la partie sud du plateau des Costières, ces dépôts fluviatiles peuvent également avoir une origine durancienne..

Les galets patinés des Costières, localement appelés grès, sont principalement composés de silice. Ces cailloutis villafranchiens, qui ont mis plusieurs millions d'années à s'accumuler pour former le paysage connu aujourd'hui, possèdent une très bonne faculté drainante. En profondeur, le sous-sol des Costières présente des strates d'argile rouge, localement appelées gapans, des marnes, ainsi que des sables marins. Ces dernières formations affleurent parfois sur les hauteurs de Générac.

L'altitude moyenne du village est de au sein de l'aire urbaineCarte topographique de randonnée IGN n°2943 O - St-Gilles/Vauvert. Cette altitude diminue doucement en direction du nord. En revanche, au sud, le village est immédiatement entouré de petites collines d'une centaine de mètres environ, les puechs, formés par la puissante érosion hydro-éolienne du plateau. Le plus haut d'entre eux, le puech de Dardaillon, culmine à .. S'il est couramment fait référence aux « sept collines de Générac », les puechs sont en réalité plus nombreux. Au moins huit d'entre eux se distinguent :

Puech Altitude en mètres Puech de Dardaillon 146 Puech du Moulin à Vent 141 Puech Cocon 139 Puech Lachet 136 Puech Roussin 135 Puech de Casseport 133 Puech de la Savatte 127 Puech du Cade 110

Paysages naturels Un vaste panorama peut être aperçu du sommet des puechs généracois, sur les plaines environnantes et au-delà.

Au nord, en direction de l'agglomération nîmoise, se développe la plaine du Vistre où se côtoient vergers et cultures maraîchères. Au loin se dessinent les montagnes des Cévennes. Vers le sud, le plateau caillouteux des Costières est depuis longtemps propice à la viticulture ; de là, le paysage embrasse les étangs de Camargue gardoise et la plaine camarguaise. Par beau temps, la mer Méditerranée peut également être aperçue. À l'ouest, les Costières s'étendent jusqu'aux communes de Beauvoisin et Vauvert. Le pic Saint-Loup se dessine à l'horizon. À l'est, le mont Ventoux est tout aussi aisément repérable. En revanche, en direction de la vallée du Rhône, les plus hauts sommets des Alpes ne peuvent être aperçus que par un temps parfaitement clair.

La nature à la fois caillouteuse et sablonneuse du sous-sol des Costières a favorisé la présence d'une végétation basse, méditerranéenne, de type garrigue. De nombreuses essences caractéristiques de ce milieu recouvrent les collines généracoises : pin parasol, chêne vert, chêne kermès, amandier, genêt, genévrier cade, ciste, thym..

Cette végétation sèche et soumise aux vents connait un fort risque d'incendie en période estivale. À titre d'exemple, plus de 600 hectares de végétation ont brûlé à Générac lors des incendies des et ... La lutte contre ces feux a mobilisé jusqu'à 500 pompiers, 140 véhicules et a causé le décès d'un pilote lors du crash de son avion Tracker S-2FT..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen. et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (), un été chaud (), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > ) et peu de brouillards.. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Gilles à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Voies de communication et transports Axes routiers Quatre routes départementales permettent l'accès à la commune, les principales étant la D13 depuis Nîmes, la D14 depuis Saint-Gilles et la D139 depuis Beauvoisin. La D197, plus étroite et moins fréquentée, permet quant à elle de rejoindre la commune depuis Franquevaux. Générac se trouve à de la sortie 25 Nîmes-ouest de l'autoroute A9. Une distance similaire sépare la commune de la sortie 1 Nîmes-centre de l'autoroute A54.

Transports en commun Transports routiers Les transports de l'agglomération nîmoise TANGO desservent le village par trois lignes de bus : la ligne 43, qui relie Générac à Nîmes (station Costières-Parnasse), les lignes scolaires Tempo 221, qui relie Saint-Gilles à Milhaud (lycée) et Tempo 222, qui relie Générac à Saint-Gilles (collège)...

Les transports régionaux liO desservent, quant à eux, le village par les lignes 132 -qui relie La Grande-Motte à Nîmes- et 134, laquelle relie Nîmes à Vauvert..

Transports ferroviaires La commune est traversée par la ligne ferroviaire de Saint-Césaire au Grau-du-Roi, sur laquelle est située la gare de Générac. Le village est ainsi desservi par des trains TER Occitanie qui effectuent des missions entre les gares de Nîmes-Centre et du Grau-du-Roi.

Transports aériens L'aéroport de Nîmes-Garons, ouvert au trafic international vers la Belgique, l'Angleterre et le Maroc, se trouve à de Générac..

Urbanisme Typologie Au , Générac est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de GénéracUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nîmes, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (81,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (83,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (74,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (7 %), zones urbanisées (6,2 %), terres arables (4,5 %), forêts (4,3 %), zones agricoles hétérogènes (2,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Morphologie urbaine Générac possède un habitat essentiellement groupé, dont le cœur urbain est la place de l'hôtel de ville. À proximité de cette place se trouvent d'ailleurs les zones où le bâti est le plus ancien (circulade du fort, quartier du château).

Plusieurs extensions s'articulent autour de ce cœur de ville : les premières ont été aménagées au , avec l'arrivée du chemin de fer et l'extension du vignoble des Costières, tandis que les plus récentes datent des dernières décennies, avec l'explosion de la demande en habitat individuel. Dès la fin des années 1970, de nombreux lotissements sont ainsi créés. On peut citer le quartier des Molières, à l'est de la commune, le lotissement des Chenevières, au nord, ou encore celui des 7 collines, à l’ouest. Durant les années 1980], la zone d'activité de Générac est également aménagée à l’extérieur de la commune, en direction de Nîmes. Si la création de nouveaux lotissements a perduré à un rythme soutenu jusqu’au début des années 2000 avec, par exemple, l’aménagement de la ZAC du Château et de sa controversée résidence « sénior », la tendance est aujourd’hui à un très net ralentissement.