L'ouvrage du Galgenberg est un ouvrage fortifié de la ligne Maginot, situé sur la commune de Cattenom, dans le département français de la Moselle en région Grand Est.
C'est un gros ouvrage d'artillerie, comptant huit blocs. Construit à partir de 1931, il a été épargné par les combats de . Il est surnommé « le gardien de la Moselle ».
Position sur la ligne
Faisant partie du sous-secteur d'Elzange dans le secteur fortifié de Thionville, l'ouvrage du Galgenberg, portant l'indicatif A 15, est intégré à la « ligne principale de résistance » entre la casemate d'intervalle de Sonnenberg (C 47) au nord et le petit ouvrage de Sentzich (A 16) au sud, à portée de tir des canons des gros ouvrages de Sœtrich (A 11), du Kobenbusch (A 13) et de Métrich (A 17).
Il est situé à l'extrémité orientale de la forêt de Cattenom, couvrant de ses tirs d'artillerie la vallée de la Moselle.
Description
L'ouvrage est composé en surface de six blocs de combat et de deux blocs d'entrée, avec en souterrain une caserne, une cuisine, des latrines, un poste de secours, des PC, des stocks d'eau, de gazole et de nourriture, des installations de ventilation et de filtrage de l'air, des magasins à munitions (un M 1 et plusieurs M 2) et une usine électrique, le tout relié par des galeries profondément enterrées. Ces galeries sont construites au minimum à de profondeur pour les protéger des bombardements. L'énergie est fournie par quatre groupes électrogènes, composés chacun d'un moteur Diesel GVU 42 (fournissant à 375 tr/min)La SGCM, Société générale de constructions mécaniques, construisait des moteurs de marine à La Courneuve sous licence MAN. Les moteurs SGCM GVU 42 du Galgenberg ont trois cylindres, chacun avec de cylindrée (un alésage à 285 mm et une course de 420 mm). couplé à un alternateur, complétés par un petit groupe auxiliaire (un moteur 1 PJ 65, de à )Le nom du petit moteur Diesel CLM 1 PJ 65 correspond au fabricant (la Compagnie lilloise de moteurs, installée à Fives-Lille), au nombre de cylindre (un seul fonctionnant en deux temps, mais avec deux pistons en opposition), au modèle (PJ pour « type Peugeot fabriqué sous licence Junkers ») et à son alésage ( de diamètre, soit de cylindrée). servant à l'éclairage d'urgence de l'usine et au démarrage pneumatique des gros diesels. Le refroidissement des moteurs se fait par circulation d'eau.
Bloc 1 : casemate d'infanterie flanquant vers l'ouest avec un créneau mixte pour JM/AC 47 (jumelage de mitrailleuses et canon antichar de ), un autre créneau pour JM et une cloche GFM (guetteur fusil mitrailleur). Bloc 2 : casemate d'infanterie flanquant vers l'est avec un créneau mixte JM/AC 47, un autre créneau pour JM et deux cloches GFM. Bloc 3 : bloc d'infanterie avec une tourelle de mitrailleuses et une cloche GFM. Bloc 4 : bloc d'artillerie avec une tourelle de et une cloche GFM. Bloc 5 : bloc observatoire avec une cloche VDP (vue directe et périscopique, indicatif 0 19), une cloche JM et une cloche GFM. Bloc 6 : bloc d'artillerie avec une tourelle de , une cloche LG (lance-grenades) et une cloche GFM. Situation inhabituelle : son poste de commandement est situé dans la galerie principale de l'ouvrage et donc en dehors du bloc. Entrée des munitions : de plain-pied type B, armée avec un créneau mixte pour JM/AC 47 et deux cloches GFM. Le bloc est muni d'un pont effaçable, d'un blockhaus d'entrée et d'une prise adaptée aux ravitaillements par camion citerne. Il est connecté aux réservoirs de gazole de l'usine électrique par un oléoduc. Entrée des hommes : en puits, armée avec un créneau mixte pour JM/AC 47 et deux cloches GFM. Le bloc est équipé d'un aéro-refroidisseur et fait office de prise d'air pour la ventilation principale de l'ouvrage. Il permet également l'évacuation des échappements de l'usine et de l'air vicié
Équipage Les 445 hommes (dont 15 officiers) de l'équipage de l'ouvrage, sous les ordres du capitaine Guillaume de la Teyssoniére, appartenaient aux d'infanterie de forteresse, d'artillerie de position et du du génie. Les soldats sont des spécialistes et ont des tâches bien dévolues, tir, communications, repérages, approvisionnement, maintenance, entretien.
Historique
La fin de la Seconde Guerre mondiale En 1944, entre le 9 et le , la forêt de Cattenom est le point de départ du franchissement de la Moselle par la division d'infanterie américaine Texas-Oklahoma.
L'observatoire (bloc 5) de l'ouvrage du Galgenberg, qui domine le champ de bataille semble avoir été utilisé à la suite d'une reconnaissance effectuée par des officiers du 359th Infrantry regiment (à l'intérieur de l'ouvrage depuis le créneau JM/AC 47 endommagé de l'entrée des munitions)After action report 359th IR, november 1944.. Les derniers occupants allemands avaient en effet procédé au sabotage des canons anti-chars de l'ouvrage. On peut apercevoir des effets de la destruction du canon dans la chambre de tir principale de l'EM.
L'ouvrage aujourd'hui L'ouvrage est visitable, il est maintenu en état depuis 1987 par l'« Association A15 », devenue en 2000 « Ligne Maginot Sites Fortifiés du Bois de Cattenom », puis en 2007 « LMSFBC - Ligne Maginot du Secteur Fortifié du Bois de Cattenom » par regroupement avec d'autres associations. L'association est devenue le la « Ligne Maginot de Cattenom et environs »..
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie . . .
Liens externes Localisation . .
Association .
Descriptions et photos . . sur .
Articles connexes
Catégorie:Ligne Maginot en Moselle GO, GAL Catégorie:Cattenom