Étienne Martin de Beurnonville, né le à Laferté-sur-Aube (Haute-Marne), et mort le au château de La Chapelle à Labbeville, est un militaire et homme politique français.
Biographie D'abord destiné à la marine, puis admis à l'École militaire de Fontainebleau le , en sort le , avec le grade de sous-lieutenant au d'infanterie légère, division Villatte, , sous les ordres de Bernadotte, et fait la campagne de Prusse.
En 1808, le , commandé alors par Victor, passe en Espagne. M. de Beurnonville assiste avec le léger, aux combats de Durango, de Balmaseda, et à la bataille d'Espinosa ; Lieutenant le suivant, il assiste à la bataille de Somosierra, à la prise de Madrid, aux batailles d'Uclès et de Medellin. Aide de camp de Macdonald en 1810 et 1811, c'est lui qui porte à Paris les drapeaux de la garnison de Figuières. Il est capitaine aide-de-camp depuis le . Il est avec Macdonald à la campagne de Russie, au siège de Rīga.
Chef de bataillon le , il assiste à l'attaque de Mersebourg, aux batailles de Lützen et de Bautzen et à tous les combats livrés par le . Il prend part, toujours avec Macdonald, aux opérations de l'armée de Silésie, aux batailles des 16 et devant Leipzig. Le 19, il couvre la retraite avec les débris des et , et faillit périr avec Poniatowski en traversant la Pleiße. Le , à Hanau, il prend le commandement du léger, dont le colonel vient d'être tué. Il n'est réellement nommé que le suivant. Le , il combat avec un courage héroïque contre Bulow, et une balle lui traverse la poitrine.
Après le départ de pour l'île d'Elbe, Beurnonville s'attache sincèrement aux Bourbons, est fait chevalier de Saint-Louis le , et baron le suivant. Il a été nommé colonel du léger le .
Le , plusieurs régiments de la garnison de Paris concentrés à Ris ont quitté la cocarde blanche et se sont dirigées sur Fontainebleau au-devant de Napoléon ; le léger, commandé par Beurnouville demeure calme et immobile. Le colonel Beurnouville est mis à la retraite le . Au retour de Louis XVIII, il est nommé colonel du d'infanterie de la garde royale et le , il est fait maréchal-de-camp, sans perdre son régiment, et commandeur de la Légion d'honneur le .
Après la mort du maréchal Pierre Riel de Beurnonville le , son neveu est élevé à la dignité de pair de France. Le , il suit le duc d'Angoulême en Espagne, en qualité d'aide de camp, reçoit la croix de de l'ordre de Saint-Ferdinand d'Espagne, et deux ans après, est nommé grand officier de la Légion d'honneur.
Absent de Paris pendant les journées de juillet, il rejoint le duc d’Angoulême à Saint-Lô, et l'accompagne jusqu'à Cherbourg.
Pair de France, il s’inscrit contre la proposition Baude, relative à l'expulsion des Bourbons de la branche aînée, et, lors de la discussion de l'article 23 de la Charte qui prononce l'abolition de l'hérédité de la pairie, il ne veut pas participer à ce qu'il croyait un suicide politique et donne sa démission.
Notes et références
Bibliographie
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Catégorie:Général français du XIXe siècle Catégorie:Naissance en juillet 1782 Catégorie:Naissance dans la province de Champagne Catégorie:Décès en juillet 1876 Catégorie:Décès en Seine-et-Oise Catégorie:Baron français du XIXe siècle Catégorie:Grand officier de la Légion d'honneur Catégorie:Chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis Catégorie:Membre de la Chambre des pairs à titre héréditaire Catégorie:Pair de France (Restauration) Catégorie:Pair de France (monarchie de Juillet) Catégorie:Élève de l'École spéciale militaire de Fontainebleau Catégorie:Décès à 94 ans