Bourg-la-Reine est une commune française du département des Hauts-de-Seine en région Île-de-France, dans l'arrondissement d'Antony, au sud de Paris.

Elle fait partie de la métropole du Grand Paris créée en 2016.

Géographie Localisation Bourg-la-Reine est située à une dizaine de kilomètres au sud de Paris (Notre-Dame) et cinq kilomètres de la porte d'Orléans. La commune est traversée par la . (anciennement appelée ) qui la traverse sur toute sa longueur, reprenantYvonne Firino, Antony - Cinq siècles de rues et de lieux-dits, APPA, Antony, 1998 . le tracé de la voie romaine via Aurelianensis, qui traversait la Gaule du sud au nord, venant d’Espagne pour aller à la Colonia Claudia Ara Agrippinensium, l’actuelle ville de Cologne.

Hydrographie vignette|x250px|La Bièvre à Bourg-la-Reine, par Maurice Utrillo, 1925 Bourg-la-Reine est traversée d’ouest en est par le cours de l’ancien ru de la Fontaine du Moulin, appelé aussi ru des Blagis ou ru de Fontenay. Avant d'être canalisé, il passait le long de l'ancienne église de Bourg-la-Reine qui était située un peu avant le croisement de la rue de la Bièvre le long de laquelle il coulait et de l'avenue du Général-Leclerc, et qu'il finit par faire tomber en ruine par les remontées d'eau.

Canalisé et mis en souterrain, ce ru est devenu aujourd’hui le collecteur des Blagis, servant au drainage des eaux pluviales. En amont, exutoire de l’étang Colbert du Plessis-Robinson, il traverse Fontenay-aux-Roses (d’où une grande partie de ses eaux est dirigée via des collecteurs secondaires vers Choisy-le-Roi et la Seine), puis son débit allégé alimente le réservoir des Blagis, avant d’atteindre Bourg-la-Reine. L’ex-ru/collecteur se jette enfin à L'Haÿ-les-Roses dans une rivière (elle aussi mise en souterrain sur cette partie de son cours) : la Bièvre. Bourg-la-Reine est situé sur la rive gauche de celle-ci. Mais contrairement à une idée reçue, aucune partie du cours de la Bièvre n’est située sur le territoire communal réginaburgien. Suivant un axe sud-ouest/nord-est dans sa traversée de L'Haÿ-les-Roses , la rivière ne fait que longer Bourg-la-Reine, mais sans y pénétrer.

Communes limitrophes

Lieux-dits Le territoire de la commune comprend de nombreux lieux-dits. Au nord La Faïencerie. Les Hauts-Blagis, au couchant. Mirebeau, à l'est des Hauts-Blagis Le Clos Payen, à l'ouest. Derrière le Clos Saint-Cyr. Le Petit-Bagneux, depuis 1834. Derrière le Jardin du Luxembourg, Tromière, à l'est. Les Blagis, au couchant. Pré Hilduin.

Au sud Clos Marchais, par la suite le Clos Saint-Cyr, au levant. Clos du Luxembourg, au couchant. Pavé de l'Haÿ, du levant au couchant. Les Hauts-Blagis, au couchant. Clos Saint-Jacques. Derrière le Clos Saint-Jacques. Petit-Chambord, depuis 1834.

Géologie et relief La superficie de la commune est de ; l'altitude varie de Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, ..

La commune s'étend sur une couche d'alluvions déposées par la Bièvre au-dessus de la couche de calcaire lutétien.

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ().

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Choisy-le-Roi à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en .

Voies de communication et transports Réseau routier Bourg-la-Reine est traversée par la RD 920 (ancienne RN 20), axe nord-sud venant de Cachan et se prolongeant vers Antony. La route se divise en deux artères entre la place de la Résistance au nord et celle de la Libération au sud : boulevard du Maréchal-Joffre constitue l’axe de circulation nord-sud et passe devant la gare RER de Bourg-la-Reine, tandis que l’avenue du Général-Leclerc, anciennement Grand-rue, assure la circulation sud-nord. Les principaux axes est-ouest sont : au nord : rues Léon-Bloy et du Port-Galand (RD 257) ; au centre : rues de la Bièvres, du 8-Mai-1945 et de Fontenay (RD 74) ; au sud : avenues Galois et Victor-Hugo (RD 60) .

Transports en commun Bourg-la-Reine est desservie par la ligne B du RER via la gare de Bourg-la-Reine. Dix-huit lignes de bus relient la commune à Paris et aux villes voisines : Réseau de bus RATP : 172, 192 et 388 ; Réseau de bus Croix du Sud : 390, 391 et 394 ; Réseau de bus Massy-Juvisy : 197 ; Réseau de bus Vallée Sud Bus : 6 et 7 ; Réseau Noctilien : N14 et N21.

Circulations douces La commune dispose de pistes cyclables, notamment sur certaines voies départementales comme la rue de Fontenay à proximité du collège Évariste-Galois et la RD 920, dont le tronçon nord a été rénové en . La rue René-Roeckel, unique zone piétonne du centre-ville, est interdite aux cyclistes. Certaines voies communales sont à circulation partagée, limitée à .

Urbanisme Typologie Au , Bourg-la-Reine est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de ParisUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Paris comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...

Morphologie urbaine vignette|redresse|La rue piétonne, en centre-ville, en . +Occupation des sols en 2003 Type d'occupation Pourcentage Superficie (en hectares)Espace urbain construit92,54 %137,21Espace urbain non construit7,46 %13,97Espace rural0,00 %0,00Source : IaurifFiche communale d'occupation des sols sur le site de l'Iaurif. Consulté le 8 septembre 2009

L’Insee découpe la commune en huit îlots regroupés pour l'information statistique soit les Bas-Coquarts - les Blagis, le Port-Galant, le Clos du Luxembourg – Centre-ville, Mirebeau, la Faïencerie – le Clos Saint-Cyr, le Pavé de l’Haÿ, le Petit Chambord..

Habitat et logement Le sud et l'est de la ville sont majoritairement pavillonnaires. Les immeubles d’appartements et résidences sont principalement érigés dans le centre et le long de la (anciennement ), le nord-ouest et le sud de la ville. Une minorité des immeubles sont des HLM, soit isolés dans la ville, comme près du gymnase de la Faïencerie, ou concentrés au nord-ouest (Bas-Coquarts), à proximité de Bagneux.

En 2019, le nombre total de logements dans la commune était de , alors qu'il était de en 2014 et de en 2009.

La commune ne respecte pas les prescriptions qui lui sont faites par l'article 55 dse la Loi SRU de 2000 de disposer d'au moins de 25 % de logements sociaux : Elle est passée de 18,41 % de logements sociaux par rapport à son parc de résidences principales en 2015 à 18,41 % en 2018.. Elle envisage d'atteindre le minimum requis en 2025 .

Parmi ces logements, 91,5 % étaient des résidences principales, 2,1 % des résidences secondaires et 6,4 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 19 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 80,4 % des appartements..

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Bourg-la-Reine en 2019 en comparaison avec celle des Hauts-de-Seine et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (2,1 %) inférieure à celle du département (3,8 %) mais supérieure à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 50,2 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (50,6 % en 2014), contre 42,6 % pour les Hauts-de-Seine et 57,5 pour la France entière..

+ Le logement à Bourg-la-Reine en 2019. Typologie Bourg-la-Reine. Hauts-de-Seine. France entière. Résidences principales (en %)91,589,782,1 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)2,13,89,7 Logements vacants (en %)6,46,58,2

Aménagements récents La rue René-Roeckel (Bourg-la-Reine) entre la gare de Bourg-la-Reine et la mairie a été aménagée en rue piétonne, seulement accessible aux véhicules d’urgence ou exceptionnellement autorisés.

Toponymie Les noms de Burgum Reginæ et Burgus Reginæ sont attestés depuis le début du . En 1230, on trouve juxta Burgum Reginæ in censiva dicts Abbatis et en 1247, Burgo Reginæ.

De nombreuses hypothèses ont été échafaudées quant à la reine dont il s'agit. On a parlé de Blanche de Castille, la mère de mais celle-ci ayant régné au , ce n'est pas possible. Cependant diverses traditions anciennes mentionnent la présence ou le passage d'une reine ; le nom de Bourg-la-Reine se serait fixé finalement en référence à la reine Adélaïde de Savoie, épouse de . De fait, le couple royal fonde en ce lieu en 1134 un établissement pour l'abbaye des Dames de Montmartre au lieu-dit Vert PréUn monastère d'hommes existait déjà du côté des Blagis..

La commune est renommée « Bourg de l’Égalité » en 1793, puis « Bourg-Égalité » en 1801, puis de nouveau « Bourg-la-Reine », officiellement en 1812, mais auparavant dans l'usageLe retour officiel à l'ancien nom « Bourg-la-Reine » fait l'objet du décret 8348 daté du 7 octobre 1812 publié dans le Bulletin des lois. Mais le registre des actes de naissance reprend le nom de Bourg-la-Reine dès 1811. Dans les actes de naissance, le maire Jean-Baptiste Lavisé reprend le titre de maire de Bourg-la-Reine dès 1807 ()..

Histoire

Préhistoire Des silex et une hache en pierre trouvés dans le quartier de la Fontaine Grelot à Bourg-la-Reine, ainsi que des haches en bronze, témoignent de la présence humaine durant la période préhistoriqueAndré Joly, Images de Bourg-la-Reine, éd. SAEP Ingersheim, 1975, ..

Moyen Âge