Le de transmissions ( RT) est le régiment de « guerre électronique de théâtre » de l'Armée de terre française.
Il est installé à Haguenau en Alsace depuis 1986.
Historique de la guerre électronique
La première unité opérationnelle de guerre électronique, la C.A.E.R. (Compagnie Autonome d'Écoute et de Radiogoniométrie) démontre son efficacité pendant la guerre d'Indochine, ce qui lui vaudra une citation à l'ordre de la division. Cette compagnie était issue du 8e Régiment de transmissions.
À partir de cette unité, dissoute à l'issue de la guerre d'Indochine, sont constituées deux compagnies d'écoutes et de radiogoniométrie qui serviront sous différentes appellations en Algérie et dans les Forces françaises en Allemagne. En Algérie, la C.T., qui disposait entre autres d'une section de radiogoniométrie mobile, fournit au commandement des renseignements permettant le déclenchement d'opérations particulièrement fructueuses.
Devenue Compagnie 5/45 en Algérie, elle est dissoute en 1964 et ses personnels affectés à la C.T. et à la 9/42, compagnie expérimentale. Le , est créé le Bataillon de Guerre électronique à partir des deux compagnies.
L'extension du domaine d'action (radio HF et VHF, faisceaux hertziens, radar) et le niveau d'emploi de la guerre électronique ont imposé la transformation de ce bataillon en régiment. Le , le Régiment de Transmissions est créé à Landau (R.F.A.) et se voit, dès 1977, renforcé d'un groupement d'instruction et d'une compagnie H.F. d'infrastructure.
La montée en puissance de la guerre électronique et en particulier l'arrivée du système de guerre électronique de l'avant (S.G.E.A.) impose dès 1985 de scinder le Régiment de transmissions en deux.
Ce dernier conserve alors les unités à vocation H.F., tandis qu'est créé, le à Haguenau, le Régiment de Transmissions qui regroupe les Compagnies de Renseignement et d'Appui Électronique sous les ordres du C.A.
À partir de 1990, ces deux régiments, devenus éléments organiques d'armée, passent aux ordres de la Armée stationnée à Metz. Depuis le , à la création de la Brigade de Renseignement et de Guerre Électronique (B.R.G.E.), ils passent sous le commandement de celle-ci.
Depuis sa création en 1986, le Régiment de Transmissions n'a cessé d'être présent sur les divers théâtres d'opérations du globe (Tchad, Centrafrique, Arabie saoudite, Irak, Kurdistan, Somalie, Rwanda, Ex-Yougoslavie, Zaïre, Albanie, Macédoine, Kosovo, Liban, Afghanistan).
Historique du RT vignette|Véhicule de l'avant blindé en version SAEC (Système d'Appui Électronique de Contact) Le de transmissions est l’héritier du bataillon du génie créé au Maroc en 1920.
La compagnie du bataillon du génie devient la compagnie de transmissions 88/84 au sein de la division marocaine de montagne le avril 1943. Intégrée au corps expéditionnaire français, elle est engagée en Italie, en Allemagne et en Autriche.
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la CMT 88/84 fusionne avec la compagnie de transmissions 89/94 pour former la compagnie mixte de transmissions 54 du bataillon de transmissions.
Le de transmissions est créé en 1955, il est engagé en Algérie puis est dissous en 1964.
Recréé à Verdun en 1967, il devient le régiment de transmissions en 1969.
En 1976, il est transféré à Essey-lès-Nancy et devient régiment de transmissions du corps d'armée. Il est dissous en 1985.
En 1986, le régiment est recréé à Haguenau à partir des compagnies VHF du de transmissions de Landau (Forces françaises en Allemagne). Il est installé au quartier Thurot à proximité du centre-ville.
Régiment de guerre électronique de la armée, il intègre la brigade de renseignement et de guerre électronique à sa création en 1993.
En 2004, le régiment déménage au quartier Estienne implanté sur le camp militaire d'Oberhoffen, à la périphérie de Haguenau.
Le RT est rattaché au commandement du renseignement de Strasbourg qui succède à la brigade de renseignement en 2016. En 2024, il rejoint la brigade de renseignement et cyber-électronique réactivée.
Lieutenant Arnaud Lefebvre
Le lieutenant Lefebvre était le chef de section de la BROVAB de la Compagnie. Cette section était composés de blindés brouilleurs multiréseaux.
Détaché en ex-Yougoslavie au sein du Bataillon d'Infanterie à Sarajevo, le lieutenant Arnaud Lefebvre est mortellement blessé le lors de la chute de son VAB dans un ravin au cours d'une mission de contrôle aérien avancé dans le massif du mont Igman.
Lors des obsèques du lieutenant Arnaud Lefebvre à Bourges, dans son allocution, le colonel Epis, chef de corps du Régiment de Transmissions de 1993 à 1995, décide que la salle d'honneur du Régiment portera désormais le nom de Salle Lieutenant Arnaud Lefebvre, mort pour la France et pour la paix le .
Le , une plaque commémorative est dévoilée en présence du général Theodoly-Lannes, commandant la Brigade de Renseignement et de Guerre Électronique et de la famille du lieutenant Lefebvre.
La croix de Chevalier de la Légion d'honneur, la croix de la Valeur militaire avec palme et la médaille de la défense nationale du lieutenant Lefebvre sont conservées dans cette salle.
Le lieutenant Lefebvre a par ailleurs été décoré à titre posthume de la par le secrétaire général des Nations unies.
Une rue de Bourges porte son nom.
Missions
Seul régiment tactique de guerre électronique de l'armée de terre appartenant à la brigade de renseignement et cyber-électronique (BRCE), ses missions sont de participer à la recherche du renseignement d’origine électromagnétique et d’assurer l’attaque électronique des réseaux radioélectriques adverses. À ce titre, le régiment est doté des matériels d’interception, de localisation et de brouillage les plus modernes. Sur les théâtres d’opérations, il est engagé au plus près des lignes de contact ou fondu dans les unités de mêlée.
Sa mission est axée sur la recherche du renseignement d’origine électromagnétique et l’attaque électronique des transmissions adverses. Pour cela, il dispose de moyens adaptés…
À l’heure actuelle, le régiment développe une capacité d’intervention légère de guerre électronique apte à être engagée en situation de crise et dans les délais les plus brefs.
En permanence, plus d’une centaine de personnels est engagée en missions extérieures (Bande sahélo-saharienne, Afrique, Levant) et sur le territoire national.
Devise
nihil affirmat quod non probet (nul n'affirme rien qu'il ne prouve)
Insigne vignette|Insigne du régiment de transmissions. Description héraldique : « Aigle d'argent becqué d'or chargé du nombre 54 d'azur soutenant un globe terrestre de turquin aux continents du émail, aux parallèles et méridiens d'or chargé du double profil du dieu Janus surmontant deux barres vivrées, le tout d'or.
Le , cet insigne est officiellement devenu le nouvel insigne du régiment de transmissions en qualité de régiment de guerre électronique.
Drapeau
Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions Décision n°12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, n°27, 9 novembre 2007 : Allemagne 1945 ; AFN 1952. Le , le drapeau du de transmissions a été décoré de la Croix de la Valeur militaire avec étoile de bronze pour son engagement en Afghanistan.
Chant
Galerie photos
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Liste des régiments français Liste des grades dans l'armée française Régiment du génie français Régiment de transmissions français Liste des régiments français en activité
Liens externes
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Page du régiment sur le site de l'Armée de terre
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