La Russie est une république fédérale. Le chef de l’État s'appelle le président et est élu au suffrage universel direct pour un mandat de 6 ansDe 4 ans jusqu’à l’élection présidentielle de 2012., renouvelable une seule fois consécutive. Le pouvoir législatif est représenté par l'Assemblée fédérale composée de la Douma () ou, plus précisément, Douma d'État, formée par élus au suffrage universel direct pour et du Conseil de la fédération (), formé de des Sujets de la fédération (collectivités locales).

Le président est Vladimir Poutine depuis le « Cérémonie d'investiture du Président de la fédération de Russie Vladimir Poutine ».. Il brigue un nouveau mandat lors de l'élection présidentielle de 2018, qu'il remporte dès le premier tour, où, comme pour les scrutins précédents, les principaux opposants n'ont pu se présenter et où des fraudes électorales et des irrégularités ont entaché le scrutin, sans que leur ampleur soit facile à évaluer. En 2020, il fait approuver par référendum un changement constitutionnel lui permettant notamment d'effectuer deux autres mandats présidentiels jusqu'en 2036. Le président de la Douma d'État est Viatcheslav Volodine depuis les élections législatives de et le Conseil de la fédération est présidé, depuis , par Valentina Matvienko.

Élections présidentielles AnnéeVainqueurSecondRemarquesNom%Nom%2018 Vladimir Poutine76.69 Pavel Groudinine11.77Résultats 1 tour (tour unique).2012 Vladimir Poutine63.6 Guennadi Ziouganov17.18Résultats 1 tour (tour unique).2008 Dimitri Medvedev70.28 Guennadi Ziouganov17.72Résultats 1 tour (tour unique). Vladimir Poutine ayant présidé la Russie pendant deux mandats, ne peut se représenter à un troisième mandat consécutif.2004 Vladimir Poutine71.2 Nikolaï Kharitonov13.7Résultats 1 tour (tour unique).2000Vladimir Poutine52.94 Guennadi Ziouganov29.21Résultats 1 tour (tour unique).1996Boris Eltsine 53.82 Guennadi Ziouganov40.31Résultats second tour.1991Boris Eltsine 57.30 Nikolaï Ryjkov16.85Résultats 1 tour (tour unique).

Élections législatives AnnéeCompositionRemarques2021sans_cadre Russie unie : 324 sièges Parti communiste de la Fédération de Russie : 57 sièges Russie juste : 27 sièges Parti libéral-démocrate de Russie : 21 sièges Nouvelles personnes : 13 sièges Rodina : 1 siège Parti de la croissance : 1 siège Plateforme civique : 1 siège Indépendants : 5 siègesMajorité absolue pour le président Poutine (Russie unie).2016alt=|sans_cadre Russie unie : 343 sièges Parti communiste de la fédération de Russie : 42 sièges Russie juste : 23 sièges Parti libéral-démocrate de Russie : 39 sièges Autres : 3 siègesMajorité absolue pour Poutine (Russie unie).2011sans_cadre Russie unie : 49.32 % Parti communiste de la fédération de Russie : 19.19 % Russie juste : 14.2 % Parti libéral-démocrate de Russie : 12.4%Majorité absolue pour Medvedev (Russie unie).2007sans_cadre Russie unie : 64,30 % Parti communiste de la fédération de Russie : 11,57 % Parti libéral-démocrate de Russie : 8,14 % Russie juste : 7,74 %Majorité absolue pour Poutine (Russie unie).2003sans_cadre Parti communiste de la fédération de Russie : 51 sièges Rodina : (nationalistes de gauche) : 37 sièges Groupe agraire : 3 sièges Russie unie : 221 sièges Parti du peuple : 16 sièges Parti libéral-démocrate de Russie : 37 sièges Indépendants : 67 sièges Divers : 18 siègesMajorité absolue pour Poutine (Russie unie) et ses alliés.1999sans_cadre Parti communiste russe : 83 sièges ; Groupe agraire : 43 sièges ; Patrie (Otetchestvo) : 61 sièges ; Unité (Edinstvo) : 81 sièges ; Député du peuple (centriste) : 43 sièges ; Régions russes : 47 sièges ; Union des forces de droite (SPS) : 31 sièges ; Iabloko : 17 sièges ; Parti libéral-démocrate de Russie (LDPR) (Vladimir Jirinovski) : 14 sièges ; Indépendants : 16 sièges.1995alt=|sans_cadre Parti communiste de la fédération de Russie (KPRF) : 22 % ; Parti libéral-démocrate de Russie (LDPR) : 10,9 % ; Notre maison la Russie, (NDR, parti de droite entre 1995 et 2000) : 10 % ; Iabloko : 7,1 %.Douma opposée au président Eltsine.1993alt=|sans_cadreà compléterDouma opposée au président Eltsine.

Mandats de Vladimir Poutine

Réformes politiques sous Vladimir Poutine Dans le domaine politique les réformes ont été centrées sur la création d'une « verticale du pouvoir » afin de rendre le dernier plus concentré et efficace (ce processus fut accéléré à la suite de la tragédie de Beslan le ) : réforme de la division territoriale avec la création de sept Districts fédéraux par le décret présidentiel du Chronologie internationale : Russie et CEI - La Documentation française. ; réforme du Conseil de la fédération de Russie (2000 − 2002), et arrêt des élections des gouverneurs des sujets de la fédération qui seront dorénavant désignés par le président avec entérinement ultérieur par la législation locale ()Le conseiller de V. Poutine répond aux critiques sur la réforme politique. ; création d'organes consultatifs : un Conseil d'État (GosSoviet), constitué des gouverneurs et une Chambre de la société (Obschestvennaïa Palata), constituée des personnalités influentes et connues ; mise en place de mesures assurant une meilleure cohésion entre les ministères de l'ordre public dits siloviki (Intérieur, Armée, FSB) et le ministère des Situations d'urgence.

Critiques du pouvoir de Vladimir Poutine

Un manque de démocratie

Outre les accusations de fraudes électorales lors des élections de 2000Résumé de l’enquête du The Moscow Times dans L'élection de M. Poutine entachée de fraude, lemonde.fr, . The Moscow Times affirme « la conclusion inévitable est que M. Poutine, sans avoir triché, n'aurait pas gagné dès le premier tour » et Le Monde commente « La liste des fraudes est interminable »., de 2008AFP et RTL.be, Coup de sang au Parlement russe contre des fraudes électorales , , consulté le , de 2011Les fraudes électorales en Russie dévoilées par des vidéos amateur, France 24, de 2012Cyrille Louis et Pierre Avril, Russie : des anomalies et des soupçons de fraudes signalés, Le Figaro, , consulté le , de 2016Aude Massiot, En Russie, un journaliste infiltré dans un système de fraude électorale pro-Poutine arrêté, Libération, , consulté le , certains analystes considèrent qu'il existe une dérive autoritaire du pouvoir de Vladimir Poutine. En , Marie Mendras, chercheuse au CERI et enseignante à l'Institut d'études politiques de Paris connue pour son opposition à Vladimir Poutine, jugeait qu'en Russie, « il n'y a plus ni Parlement ni Cour constitutionnelle dignes de ce nom, le gouvernement est court-circuité par l'administration présidentielle, les juges sont soumis au pouvoir politique dès qu'une affaire devient délicate. Cela nous ramène au problème de la violence et de l'impunité [...]. Désinstitutionnalisation du régime, opacité des décisions, montée de l'arbitraire et des méthodes expéditives : tout cela traduit une agitation croissante des cercles dirigeants »Jean Piel, Le Monde du cité par La Russie en pleine dérive autoritaire, RFI, ..

vignette|La « Marche du désaccord » à Saint-Pétersbourg le . vignette|gauche|190px|Manifestation contre l'intervention russe en Crimée à Moscou, le . Depuis 2005, une partie de l'opposition s'est regroupée à plusieurs reprises pour organiser des manifestations, telles que La Marche du désaccord, Stratégie-31, Poutine doit partir, auxquelles cependant les partis les plus importants de l'opposition à la Douma (Parti Communiste, Rodina, LDPR), ne participent pas. Ce mouvement regroupe des courants politiques hétéroclites, dont des libéraux, L'Autre Russie ou jusque 2006 le Parti national-bolchevique. Parmi ses chefs de file, on retrouve le champion d'échecs Garry Kasparov, le dissident Édouard Limonov, l'ancien premier-ministre Mikhaïl Kassianov, l'avocat Alexeï Navalny, le militant Sergueï Oudaltsov ou l'homme d'état Boris Nemtsov. Ces manifestations sont souvent interdites pour diverses raisons par les autorités, les militants sont arrêtés, emprisonnés ou subissent des pressionsReuters, Deux opposants à Poutine condamnés à 4 ans de prison, Le Monde, , le chapeau indique Sergueï Oudaltsov et Leonid Razvojaev avaient organisé les grandes manifestations de mai 2012, à la veille de l'investiture de Vladimir Poutine, consulté le AFP, L'opposant Garry Kasparov arrêté lors d'une manifestation à Moscou, La Dépêche, , consulté le Jean-Pierre Mercier, Kasparov physiquement agressé à Moscou, Libération, , consulté le , Russie : la police fait irruption dans les bureaux de l’opposant anti-corruption Navalny, SudOuest.fr avec AFP, publié le 28/01/2018, consulté le , http://www.sudouest.fr/2018/01/28/russie-la-police-fait-irruption-dans-les-bureaux-de-l-opposant-anti-corruption-navalny-4150366-4803.php. La candidature de ces opposants est fréquemment rejetée pour des motifs diversRussie: Alexeï Navalny interdit de candidature à la présidentielle 2018, RFI, , consulté le . Certains militants anti-Poutine notables ont été assassinés, comme Iouri Tchervotchkine ou Boris NemtsovEmmanuel Grynszpan, Mort suspecte d'un activiste anti-Poutine, Libération, , consulté le , d'autres ont subi des tentatives d'assassinat, comme Vladimir Vladimirovitch Kara-Murza"Condition of opposition journalist Kara-Murza remains ‘critical’", The Interpreter, ..

Contrôle des médias Depuis 2002-2004, le Kremlin a resserré son emprise sur les chaînes de télévision ou journaux privés tels que NTV à travers une prise de contrôle par le géant gazier para-étatique Gazprom. Après la prise d'otages de Beslan en 2004, le quotidien Izvestia avait publié plusieurs photographies de la tragédie, à la suite de quoi le rédacteur en chef avait été renvoyé.

Il existe quelques titres de la presse indépendants, tels que Novaïa Gazeta. De nombreux journalistes critiques du régime et de son président ont été assassinés, sans que leur assassinat soit clairement élucidé, tels que Paul Klebnikov, Anna Politkovskaïa, Stanislav Markelov ou Natalia Estemirova. Enfin, plusieurs médias indépendants créés dans les années 1990, tels que ceux de Vladimir Goussinski et Boris Berezovsky, sont sanctionnés, jusqu'à devoir être cédés au pouvoir ou fermer., tendance qui perdure..

Selon une étude publiée par l'université d'Oxford, 45 % des de comptes Twitter russes ayant posté plus de 10 tweets en rapport avec la politique russe, de à sont des bots informatiques...

Obligation d'enregistrement des ONG À la suite d'une loi promulguée en 2006, les ONG étrangères doivent elles aussi enregistrer leurs statuts auprès du . Cette procédure exige de chaque association qu'elle fournisse une liste de documents (notamment la comptabilité, les sources de financement, ). Les ONG qui ne peuvent répondre à ses formalités « Les ONG étrangères doivent s'enregistrer ou partir », dans Courrier international du 18/10/2006, . Le WWF a déjà fait savoir qu'il quitte le pays pour ne pas se soumettre au contrôle de l'État.

Le président du comité de la Douma Konstantin Kossatchev a quant à lui rappelé que la loi russe sur les ONG a été adoptée compte tenu des recommandations du Conseil de l'Europe et que son élaboration a été menée compte tenu de l'avis des experts de cette organisation. , a souligné le députéLes règles d'enregistrement des ONG occidentales sont raisonnables. Agence de presse RIA Novosti. Le 19/10/2006.

Lacunes de la justice