Joseph Nicolas Noël Brice, né le à Lorquin (Meurthe), et, mort le à NancyArchives de Meurthe-et-Moselle, commune de Nancy, acte de décès , année 1851 (consulté le 23 septembre 2014), est un général français.

Biographie Fils d'un instituteur et élevé par son père. Soldat volontaire, le , dans le de chasseurs à cheval, il est déjà maréchal-des-logis-chef, le . Après la campagne d'Italie, il est appelé dans les chasseurs à cheval de la garde, comme simple chasseur, et cependant, dès 1809, il est lieutenant en second et décoré. Deux fois il a été blessé grièvement, à Eylau et à Wagram. C'est d'ailleurs à la suite de la bataille d'Eylau que Napoléon le décore lui même de la Légion d'Honneur au mois d'. Ils ont ensemble l'échange suivant :

- De quel pays est-tu, lui dit l'Empereur ? - Du pays des braves ! - Tu es donc Lorrain ? - Oui, sire!

M. Brice fait les campagnes d'Autriche et de Russie en qualité de lieutenant en premier et de porte-étendard. Celles de 1814 et 1815, en qualité d'adjudant-major, de capitaine et de chef d'escadron.

Maintenu dans son grade après la rentrée des Bourbons, et placé sous les ordres de Lefebvre-Desnouettes, ex-général des chasseurs de la garde, il est sur le point d'être arrêté, après le débarquement de , et doit se placer sous la protection de son régiment.

Placé par l'Empereur à la tête du des chasseurs volontaires de la Moselle, il fait à l'ennemi un mal incalculable, et est mis hors la loi par un ordre du feld-maréchal prince de Wrède. Un jour, le colonel Brice est sur le point d'enlever les empereurs de Russie et d'Autriche, et le roi de Prusse, à Sarrebourg.

Le , il signe une capitulation devenue indispensable avec le général Orlov.

Cette capitulation ne l'empêche pas d'être condamné à mort. Il se réfugie à Bruxelles, puis en Allemagne ; en 1819, M. Brice revint en France, et purge sa double contumace. On l'admet au traitement de réforme comme chef d'escadron seulement.

Le , le maréchal Gérard lui confie le commandement du de cuirassiers qui se trouvait à Lille. En 1833, le vient à Paris pour assister à l'inauguration de la statue de Napoléon sur la grande colonne.

« Prince, dit-il alors au jeune duc d'Orléans, si j'avais connu la position de la statue, j'aurais commandé le salut militaire à mon régiment. — Vous auriez bien fait, colonel, répliqua le prince. »

Le colonel tient garnison à Haguenau lorsque éclate la tentative de Strasbourg. Il avait connu à Baden le prince Louis-Napoléon Bonaparte. Il en reçoit une lettre d'appel ; mais il ne croit pas devoir y répondre. Cependant, peu de jours après, il est, sans enquête préalable, enlevé à son régiment et mis en retrait d'emploi.

Il est remis en activité en , et envoyé en Afrique comme commandant de place à Bone. Bientôt, ne pouvant obtenir la conservation de son titre de colonel de cavalerie, il demande et obtient son retour en France, mais en non-activité par retraite d'emploi.

Le , le colonel Brice est promu au grade de général de brigade par le gouvernement provisoire.

Il est par la suite , et commande la de la militaire.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie

Liens externes

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