Vivant-Jean Brunet-Denon, né le à Givry (Saône-et-Loire) et mort le à Paris, est un général de brigade du Premier Empire et un homme politique français.
Biographie
Des Pyramides aux Cent-Jours
Vivant Jean appartenait à une famille de petite noblesse du Châlonnais. Avec son oncle, le savant Vivant Denon, Vivant-Jean Brunet-Denon part pour l'expédition d'Égypte à bord du vaisseau l'Orient, comme membre de la Commission des sciences et des arts, dont son oncle faisait partie.
Arrivé à Malte, le major général Louis-Alexandre Berthier choisit, pour secrétaire de l'état-major général de l'armée d'Orient, le jeune Brunet, qui reste dès ce jour, attaché à la personne du général Bonaparte, et le suit aux Pyramides, au Caire, à Jaffa, à Saint-Jean d'Acre et à Aboukir.
À la suite des campagnes de l'an VI et l'an VII en Égypte et en Syrie et à la bataille d'Aboukir (1799), Brunet-Denon revient en France avec Bonaparte.
En brumaire an VIII, le jeune Brunet s'enrôle dans le de dragons, et est nommé sous-lieutenant après la bataille de Marengo (4 messidor an VIII).
Il devient successivement lieutenant le 11 thermidor an X, aide de camp de Murat en Italie. Il est désigné par le Premier Consul pour faire partie des officiers employés par le major général des camps formant l'armée des côtes, et peu après nommé membre de la Légion d'honneur.
Par ordre du ministre de la Guerre, daté de Boulogne le 9 fructidor an XIII (), il rejoint son ancienne qualité d'aide de camp le prince Murat à Strasbourg et fait avec lui les campagnes d'Ulm, de Vienne et d'Austerlitz. Après cette dernière bataille, où il a un cheval tué sous lui et reçoit un coup de feu au bras droit, l'aide de camp Brunet, qui a été précédemment cité dans un des bulletins d'Ulm, est nommé capitaine en 1805.
250px|thumb|left|Château de Châtenoy Il fait ensuite les campagnes de Prusse et de Pologne (1806-1807) pendant lesquelles il est nommé chef d'escadron en 1806, et le , à Tilsitt colonel du de chasseurs à cheval.
Après la paix de Tilsitt, le colonel Brunet reste à la tête de son régiment en Allemagne. Créé baron de l'Empire en 1808, il se rend en 1809 à la Grande Armée qu'il rejoint à Vienne (Autriche). Cette même année, Brunet-Denon hérite de ses parents du château de Châtenoy.
Le , son régiment est un des deux régiments de cavalerie légère qui passent les premiers le Danube et qui soutient l'attaque des Autrichiens pendant le passage du reste de l'avant-garde. Le suivant, il se distingue à Essling, où il perd les trois cinquièmes de son régiment, a un cheval tué sous lui et le bras droit emporté par un coup de canon.
L'Empereur lui donne la croix d'officier de la Légion d'honneur et le nomme le commandant en second, directeur des études de l'École militaire spéciale de cavalerie qui va s'organiser à Saint-Germain-en-LayeL'empereur , manquant de cavaliers pour ses campagnes, crée par décret l'École militaire spéciale de cavalerie à Saint-Germain. D'abord simple détachement de l'École de Saint-Cyr, elle adopte en 1810 l'uniforme des Dragons de l'Impératrice. Source : http://fr.topic-topos.com/uniforme,bretagne,89. Il remplit ces fonctions jusqu'en : le colonel Brunet devient alors maréchal de camp, et le , chevalier de Saint-Louis.
Le (Cent-Jours), l'Empereur confirme Brunet dans son grade et le nomme commandant en second des dépôts de cavalerie, réunis en Champagne sous les ordres du général Defrance. Ces dépôts doivent suivre les mouvements de l'armée.
Après le désastre de Waterloo, le général Brunet ramène ses soldats derrière la Loire.
Le général Brunet est mis à la retraite par ordonnance royale du comme officier général amputé. Il est placé dans les cadres de réserve des officiers généraux le .
Député de Saône-et-Loire
Décidé à se lancer en politique, Brunet-Denon fit une première tentative infructueuse le dans le collège électoral de Saône-et-Loire (Chalon-sur-Saône) où il obtient 203 voix contre 249 accordées au général Bachelu.
Lorsqu'en 1842 M. Brunet-Denon se présente aux suffrages des électeurs, le National, qui lui oppose le général Thiard, publie une diatribe calomnieuse dont quelques traits trahissent la plume de M. Marrast : Il est élu à la Chambre des députésPar 251 voix sur 477 votants et 558 inscrits le , dans la même circonscription contre le député sortant, son ancien concurrent, le général Bachelu.
Jusqu'à la fin de la législature, il vote avec le gouvernement de la monarchie de Juillet, et est promu commandeur de la Légion d'honneur en 1845. Il se représente sans succès aux élections générales du , et n'obtient alors, dans le même collège, que 256 voix contre 344 au général Thiard, candidat de l'opposition élu.
Il reparait au Corps législatif du Second Empire. Candidat bonapartiste le , dans la de Saône-et-Loire, il est éluPar voix sur votants et inscrits contre 319 à M. Darou. contre M. Darou. Il s'associe au rétablissement de l'Empire, fait partie de la majorité dynastique, et obtient sa réélection le Par voix sur votants et inscrits contre à M. Daron., contre M. Daron.
Le Second Empire le promeut grand officier de la Légion d'honneurDossier de Légion d'honneur du général Brunet-Denon. le .
Il meurt à son domicile le et est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (), à Paris. Au moment de son décès, sa richesse est estimée à francs, non compris ses propriétés du Nord et de Chalon-sur-Saône.
État de service
Secrétaire de l'état-major général de l'armée d'Orient (an VI et l'an VII) Dragon au de dragons (24 brumaire an VIII : ) ; Sous-lieutenant (4 messidor an VIII : ) ; Lieutenant (11 thermidor an X : ) ; Aide de camp du maréchal Murat ; Capitaine () ; Chef d'escadron ([) ; Colonel () ; Commandant en second, directeur des études de l'École spéciale militaire de cavalerie de Saint-Germain () ; Mis en non-activité () ; Maréchal de camp honoraire () ; Rappelé aux Cent-Jours ; Général de brigade titulaire () ; Employé au dépôt des remontes à Troyes, sous les ordres du général Defrance () ; Maréchal de camp (confirmé le avec effet rétroactif au ) ; Admis à la retraite pour invalidité () ; Rappelé au service et compris dans le cadre de réserve de l'état-major général () ; Placé dans la section de réserve de l'état-major général (, en vertu de la loi du ) ; Réadmis à la retraite () ; Rappelé en fonction, et attaché sur sa demande à la du cadre de l’état-major général (avec effet au ).
Campagnes
Campagnes en Égypte et en Syrie (an VI-an VII) : Bataille des Pyramides, révolte du Caire, siège de Jaffa, siège de Saint-Jean-d'Acre (1799) et bataille d'Aboukir (1799) ; Campagne d'Italie (1799-1800) à l’Armée de réserve : Bataille de Marengo ; Armée d’observation du Midi (1801-1802) ; Armée des côtes de l'Océan, camp de Boulogne (1803-1804) ; Campagne d'Autriche (1805) : Bataille d'Ulm, prise de Vienne, bataille d'Austerlitz ; Campagne de Prusse (1806) ; Campagne de Pologne (1807) ; À la Grande Armée d'Allemagne (1808) ; Campagne d'Allemagne et d'Autriche (1809) : Bataille d'Essling.
Faits d'armes
Il a un cheval tué sous lui à Austerlitz ; Il perd les trois cinquièmes de son régiment et a un cheval tué sous lui à Essling.
Blessures
250px|thumb|right|La bataille d'Essling par Fernand Cormon. Il est atteint d’un coup de feu au bras droit à la bataille d'Austerlitz ; Il le bras droit arraché par un coup de canon à Essling.
Titres
Baron Brunet-Denon et de l'Empire (décret impérial du et par lettres patentes du ).
Décorations
Légion d'honneur : Légionnaire (décret du Premier Consul du ), puis, Officier (décret impérial du ), puis, Commandeur (décret du ), puis, Grand officier de la Légion d'honneur (décret impérial du ) ; Ordre royal et militaire de Saint-Louis : Chevalier de Saint-Louis (ordonnance royale du ) ; Chevalier de l’Ordre royal des Deux-Siciles. Titulaire de la Médaille militaire de Sainte-Hélène (1857).
Autres fonctions
Conseiller général de Saône-et-Loire (1842-1848) ; Député de Saône-et-Loire : À la Chambre des députés (monarchie de Juillet) ( - ) ; Au Corps législatif (Second Empire) (, réélu le - 1863).
Hommage, honneurs, mentions…
Brunet-Denon fut cité dans un des bulletins d'Ulm.
Pensions, rentes, etc.
Le baron Brunet-Denon est bénéficiaire de francs de rente annuelle sur des bien réservé en Westphalie (), puis de francs de rente annuelle sur des biens réservé en Hanovre () ; Il est admis à une solde de retraite de francs pour invalidité le avec jouissance au , puis, il est compris dans le tableau des pensions inscrites au Trésor public à la date du , pour la retraite de maréchal de camp après 16 ans de service ; Réadmis à la retraite le , on lui accorde un traitement de pension de francs ; Vivant-Jean a en héritage de son oncle Vivant Denon, le château de Lans (Saône-et-Loire)Source : pagesperso-orange.fr/mairie.lans et l'ensemble des terres attenantes. À sa mort, en 1868, une de ses filles, la Comtesse de Duranti, aidée des conseils de Viollet-le-Duc, fait reconstruire presque entièrement le château, tel qu'il est aujourd'hui.
Vie familiale
Fils aîné du légitime mariage (1777) de Louis-Charles Brunet, écuyer, résidant à Chalon-sur-Saône, et de Marie Catherine Denon (sœur de Dominique Vivant Denon), Vivant Jean épousa Elise Rosalie Lefebvre ( ✝ 1847 - Paris).
Ensemble, ils ont : Vivantine Elise Marie Angélique Louise (née le ), mariée en 1833 avec Guillaume ( - Paris ✝ - Château de Blancafort, Cher), comte de Duranti-Concressault, chef d'escadron (1817), maire de Blancafort, conseiller général du Cher, député du Cher (1852-1856), officier de la Légion d'honneur, dont postérité ; Angélique Vivantine Elise ( ✝ ), mariée avec Jean Joseph de La Roche Nully La Carelle ( - château de Julienas ✝ - Sassangy), baron de La Roche-Nully, propriétaire, rentier, écrivain, dont postérité ; Thomas Charles (1817 ✝ - Paris), baron Brunet-Denon, secrétaire de légation, chevalier de la Légion d'honneur, sans union ni postérité.
Armoiries
Figure Blasonnement Armes du baron Brunet-Denon et de l'Empire
D'or, à la fasce d'azur chargée de trois coquilles du champ, surmontée d'une étoile d'azur et accompagnée en pointe d'un cheval galopant de sable ; au canton des Barons militaires de l'Empire brochant.Armorial de J.B. RIETSTAP - et ses ComplémentsSource : lesapn.forumactif.fr, Les Amis du Patrimoine Napoléonien
Notes et références
Voir aussi Bibliographie
, passages BRUAT_BRUNET-DENON et BRUNET-DENON_BUJAULT ; Gustave Louis Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du , Évreux, impr. de C. Hérissey, 1903-1929, Tome 7 page 280 ; Eric Anceau, Dictionnaire des députés du Second Empire, Presses universitaires de Rennes, Rennes, 1999 ;
Articles connexes Liste des généraux de la Révolution et du Premier Empire ; Liste de personnalités enterrées au cimetière du Père-Lachaise ; de dragons (France) ; de chasseurs à cheval ; Liste des députés de Saône-et-Loire Politique en Saône-et-Loire
Liens externes
Biographie sur lesapn.forumactif.fr : Les Amis du Patrimoine Napoléonien ; Dossier de la Légion d'honneur : côte : LH/384/11 ; Service Historique de l’Armée de Terre – Fort de Vincennes – Dossier S.H.A.T. Côte : 8 Yd 1 866. www.chatenoyenbresse.reseaudescommunes.fr.
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