Kano est la deuxième ville du Nigeria par la population. Située dans le nord du pays, elle est la capitale de l'État de Kano. C'est un émirat.
Histoire thumb|left|upright=0.5|Portail du palais de l'émir de Kano. vignette|La colline Dala, où l'histoire raconte que la ville de Kano a commencé. Juin 2022. Située dans une région peuplée depuis le , la ville a été fondée vers l'an 1000 en tant que cité-état haoussa indépendante Britannica, Kano, britannica.com, USA, consulté le 4 août 2019. À la croisée de plusieurs routes caravanières trans-sahariennes, Kano prospéra grâce au commerce d'or, de cuir, d'ivoire, de sel, d'esclaves, etc.
L'islam est introduit au par les marchands et dès le , la première grande mosquée est érigée. La ville connaît son apogée au ..
Au début du , le chef islamique peul Usman dan Fodio dirige un jihad contre Kano, prend la ville et met à sa tête Sulaiman qui fonde la dynastie des émirs de Kano.
D'après l'explorateur allemand Heinrich Barth qui y séjourna en 1851, cité par Edmund Dene Morel dans un de ses écrits journalistiques rapporté par Jules Marchal : E.D Morel contre Léopold II par Jules Marchal (1996), collection Zaïre — Histoire & Société chez L'Harmattan vol 1 p.69..
Le , alors que Alu, le septième émir de Kano, est en voyage à Sokoto, une force armée britannique de 800 hommes s'empare de la ville pour l'intégrer au protectorat du Nigeria du Nord. Kano perd alors son influence politique au profit de Kaduna et ne la retrouve en partie qu'en 1967, quand le gouvernement indépendant crée l’État de Kano.
Kano connaît ensuite, à la fin du et début du , un développement significatif, aidé par la mise en place d'infrastructures routières (qui débouchent quelquefois sur des allées terreuses), la construction de nouveaux lotissements ou «nouvelles villes» et l'essor du commerce et de l'agriculture dans la région.
La Gongony company ltd y a installé un des principaux sites de production du Bint el Sudan.
Enseignement supérieur La Bayero University Kano a été fondée en 1962.
Lieux de culte vignette|Rassemblement dans les rues de Kano pour l'Aïd el-Fitr. Parmi les lieux de culte, il y a principalement des mosquées musulmanes J. Gordon Melton, Martin Baumann, ‘‘Religions of the World: A Comprehensive Encyclopedia of Beliefs and Practices’’, ABC-CLIO, USA, 2010, p. 2107.
Il y a aussi des églises et des temples chrétiens : Église du Nigeria (Communion anglicane), Presbyterian Church of Nigeria (Communion mondiale d'Églises réformées), Convention baptiste nigériane (Alliance baptiste mondiale), Living Faith Church Worldwide, Redeemed Christian Church of God, Assemblées de Dieu, Diocèse de Kano (Église catholique).
Transports Deux routes transafricaines traversent Kano: 18px Route transsaharienne, Alger (Algérie) — Lagos (Nigeria); 18px Route trans-sahélienne, Dakar (Sénégal) — N'Djaména (Tchad). La ville est reliée par le transport aérien avec l’Aéroport international Mallam Aminu Kano.
Personnalités liées à Kano Dorugu (vers 1840-1912), auteur d'une autobiographie qui est le premier texte imprimé en haoussa, a vécu à Kano. Richard Ali (1984-), écrivain, avocat et éditeur nigérian, est né à Kano. Aliko Dangote et Sani Dangote, hommes d'affaires nigérians, nés à Kano et fils de commerçants de cette ville. Rabiu Kwankwaso, né en 1956 à proximité de Kano, fut gouverneur de Kano, à l'origine d'extensions de la ville. Otobong Nkanga, artiste née en 1974 à Kano Balaraba Ramat Yakubu, femme de lettres née en 1959 à Kano. Bilkisu Yusuf, journaliste nigériane active dans le mouvement #Bring Back our Girls a fait ses études secondaires à Kano Ado Bayero, émir de Kano de 1963 à 2014 Sanusi Lamido Sanusi, économiste et homme politique et religieux nigérian, émir de Kano de 2014 à 2020 Abdullahi Umar Ganduje, homme politique et gouverneur de l'État de Kano depuis 2015
Notes et références
Voir aussi Bibliographie Christoph Becker, Kano, eine afrikanische Grossstadt, Deutsches Institut für Afrika-Forschung, Hambourg, 1969, 184 p. Olawale Albert, Women and urban violence in Kano, Nigeria, Spectrum Books Limited, IFRA, Ibadan, 1996, 120 p. Adamu Mohammed Fika, The Kano civil war and British over-rule : 1882-1940, Oxford University Press, Londres, Ibadan, New York, 1978, 307 p. Roy Maconachie, Urban growth and land degradation in developing cities : change and challenges in Kano, Nigeria, Ashgate, Aldershot, 2007, 194 p. D. J. M. Muffett, Concerning brave captains : being a history of the British occupation of Kano and Sokoto and of the last stand of the Fulani forces, A. Deutsch, Londres, 1964, 224 p. Rasheed Olaniyi, Community vigilantes in Metropolitan Kano : 1985-2005, Institut Français de Recherche en Afrique, IFRA-Ibadan, 2005, 86 p. John N. Paden, Religion and political culture in Kano, University of California Press, Berkeley, 1973, 461 p. Steven Pierce, Farmers and the state in colonial Kano : land tenure and the legal imagination, Indiana University Press, Bloomington, Indianapolis, 2005, 262 p. (texte remanié d'une thèse de doctorat) M.G. Smith, Government in Kano, 1350-1950, Westview Press, Boulder, Colo., 1997, 595 p. Ousmane Kane, Les mouvements islamiques et le champ politique au nord du Nigeria : le cas du mouvement Izala à Kano, Université Paris, 1993, (thèse de doctorat de Science politique)
Articles connexes Chronique de Kano Émir de Kano Villes du Nigeria Hisba L'affaire du Trovan (trovafloxacine)
Liens externes
Brief history of Kano (Kano State Government Nigeria)
Catégorie:Fondation au XIe siècle *
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