Les Trois font la paire (également typographié Les 3 font la paire) est un film français coréalisé en 1957 par Sacha Guitry et Clément Duhour.
Synopsis Un acteur de complément (Jean Rigaux) est assassiné à Montmartre lors du tournage d'une comédie réalisée par Henri Valpreux (Darry Cowl), metteur en scène fantasque.
Le commissaire Bernard (Michel Simon), encouragé par son épouse (Pauline Carton) fière de le voir endosser un rôle à la « Maigret », mène l'enquête. Ses investigations se heurtent aux témoignages contradictoires des trois témoins directs : le réalisateur Valpreux (Darry Cowl), le producteur Duval (Gilbert Boka) et le machiniste Dumont (Émile Genevois).
La découverte d'une pellicule ayant enregistré le crime semble apporter la solution… jusqu'à ce que deux suspects apparaissent : des clowns du cirque Médrano (Philippe Nicaud), jumeaux avouant chacun le meurtre pour protéger l'autre.
Une prostituée (Sophie Desmarets), qui a passé la nuit avec l'assassin, est sollicitée pour l'identifier. Mais le véritable coupable, un petit escarpe (également interprété par Philippe Nicaud) sosie des jumeaux, reste introuvable. La pègre, craignant le scandale médiatique, finira par l'éliminer.
Fiche technique Titre : Les Trois font la paire Réalisation : Sacha Guitry et Clément Duhour Scénario, adaptation et dialogues : Sacha Guitry Assistants réalisateurs : Gérard Renateau et Jean-Claude Devernet Décors : Raymond Gabutti, assisté de François de Lamothe Photographie : Philippe Agostini Cadreurs : Jean-Marie Maillols et Raymond Letouzey Montage : Paulette Robert Son : Jean Bertrand Enregistrement : Omnium sonore, procédé Euphonic, studios Decca Musique : Hubert Rostaing Direction musicale : Pierre Spiers (éditions musicales Tour Eiffel) Maquillage : Louis Dor Photographe de plateau : Jean Klissak Script-girl : Colette Thiriet Régisseur : Charles Lahet Répétitrice : Flore Florenne Ensemblier : Roger Bar Affichiste : Clément Hurel Production : Clément Duhour, Alain Poiré pour C.L.M. et S.N.E. Gaumont Directeur de production : Gilbert Bokanowski Distribution : Gaumont Administrateur général : Pierre Aubart Tournage : du au , studios François-I Mobilier : Galeries Barbès Tirage : laboratoire G.T.C. de Joinville Pays de production : Format : Son mono - 35 mm - Noir et blanc - ratio : 1,37:1 Genre : Comédie policière Durée : 85 minutes Date de sortie : France : (Gaumont Palace et Aubert) Visa d'exploitation : 19 057 Affiches : Clément Hurel, Guy-Gérard Noël (France)
Distribution Michel Simon : le commissaire Bernard Sophie Desmarets : Albertine Piédeloup, dite « Titine » Darry Cowl : Henri Valpreux, le réalisateur Jean Rigaux : Marcel Bornier, le cabot Pauline Carton : Éveline Bernard Clément Duhour : M. Jean, le chef Philippe Nicaud : Jojo / Teddy / Partner Jane Marken : Georgette Bornier Robert Dalban : l'inspecteur Walter Gilbert Boka : Duval, le producteur Julien Carette : Léon, le patron du bistrot Christian Méry : Ernest, un gangster André Numès Fils : le secrétaire du commissaire Bernard Yvonne Hébert : madame Walter Jacques Ary : un client du bistrot André Chanu : Agostini, le chef opérateur Emile Genevois : Dumont, le régisseur Henry Djanik : Bébert, un gangster Georges Atlas : un gangster Jacques Famery : le clown Claude Larry : un agent Jean Dunot : un planton Fernand Bellan : l'inspecteur Ravaud Jeff Patnicelli : l'inspecteur Goulot
Sacha Guitry : lui-même, en présentateur-narrateur (prologue et conclusion)
Production Affaibli par la maladie, Sacha Guitry ne participe que partiellement au tournage. La majeure partie des prises de vue est dirigée par Clément Duhour, qui coréalise le film au nom de Guitry.
Guitry apparaît néanmoins à l'écran, ouvrant le film par un prologue sous forme d'appel téléphonique de son ami d'enfance Albert Willemetz, et revenant brièvement en conclusion. Il s'agit de sa dernière apparition au cinéma ; il assiste à la sortie du film avant de mourir quelques semaines plus tard.
Michel Simon accepte d'y tenir un rôle par amitié pour Guitry, malgré un scénario qui ne le convainc pas.
La scène du meurtre est située dans des rues fictives — rue Rachilde et rue Alfred-Jarry — et tournée en réalité à l'angle de la rue des Gardes et de la rue Myrha.
Notes et références
Liens externes
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