Brassac-les-Mines est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région d'Auvergne-Rhône-Alpes.

Son suffixe fait référence aux anciennes mines de charbon présentes dans la commune.

Géographie Localisation Brassac-les-Mines est une commune située dans le sud du département du Puy-de-Dôme, limitrophe avec le département de la Haute-Loire par la ville de Sainte-Florine, à environ de Clermont-Ferrand et à égale distance d'environ entre Issoire et Brioude.

Six communes, dont deux dans le département voisin de la Haute-Loire, sont limitrophes de Brassac-les-MinesGéoportail (consulté le 26 janvier 2017). :

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat du Bassin du Sud-Ouest, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à , bien répartie dans l’année.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Fontannes à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme Typologie Au , Brassac-les-Mines est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022..

Elle appartient à l'unité urbaine de Brassac-les-MinesUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération inter-départementale regroupant six communes, dont elle est ville-centreDans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Brassac-les-Mines comprend trois villes-centres (Sainte-Florine, Vergongheon et Brassac-les-Mines) et trois communes de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Issoire, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (44,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (50,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (38,2 %), terres arables (29,1 %), forêts (17,1 %), prairies (13,3 %), zones agricoles hétérogènes (2,3 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Lieux-dits et écarts Bayard, Brassaget, Peilharat, Solignat.

Voies de communication et transports La commune se trouve à proximité de la sortie de Charbonnier sur l’A75.

Une gare SNCF est implantée sur la ligne de Saint-Germain-des-Fossés à Nîmes-Courbessac. Elle est desservie par des TER Auvergne-Rhône-Alpes reliant les gares de Clermont-Ferrand (plus rarement au-delà) et Issoire au nord, Arvant, Brioude, Le Puy-en-Velay, Nîmes ou Aurillac au sud, et une fois par jour et par sens par un Intercités reliant Clermont-Ferrand à Béziers.

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous la forme Braciacus au ..

Il s'agit d'une formation gauloise ou gallo-romane du type *BRACIACU, basé sur un élément d'origine gauloise Brac-, suivi du suffixe gaulois -acon, latinisé en -(i)-acum ou -(i)-acus dans les documents médiévaux. Il est possible d'y voir un anthroponyme gallo-romain Bracius, dérivé du nom d'homme gaulois BracusAlbert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit..

En dérive son nom en langue occitane : Brassac..

En 1886, pour éviter toute confusion avec les autres communes nommées , l'une dans le Tarn, l'autre en Tarn-et-Garonne et la dernière dans l'Ariège, la direction des PTT proposa d'ajouter à la ville de Brassac un « suffixe ». Le de la même année, le conseil municipal décida de choisir le nom de « Brassac-les-Mines » avant que ce choix ne soit entériné par décret présidentiel le .

Une centaine d'années plus tard, toutes les mentions « les-Mines » furent mystérieusement retirées des panneaux d'entrée d'agglomération. Une initiative populaire permit de rétablir le nom de « Brassac-les-Mines ».

Histoire vignette|redresse|alt=Chevalement métallique peint en rouge.|Chevalement du puits Bayard.

Le chevalement du puits Bayard témoigne du passé minier de Brassac. Exploitées depuis le , les mines de charbon ont fermé définitivement en 1978.

Ouvert en 1924, le puits Bayard a été le dernier exploité. Le charbon était transporté par bateau sur l'Allier. L'ouverture du canal de Briare, en 1642, permit de relier l'Allier à la Seine et favorisa le transport jusqu'à Paris. À partir de 1855, avec l'ouverture de la ligne d'Issoire, c'est par le train que le charbon est transporté. Sur la vingtaine de chevalements présents dans le bassin minier (Auzon, Brassac, Charbonnier, Frugères-les-mines), seuls ceux de Bayard et de La Combelle ont été conservés.

Le site abrite aujourd'hui un musée de la mine.

Historique Villa rustica ou Villa urbana? Très tôt, la concentration démographique certainement, pousse les habitants à construire à proximité une extension du centre de l'ancienne villa. Ce processus de dédoublement est toujours inscrit dans le nom d'un des quartiers de Brassac. La formation de ce nouveau toponyme se fixe dans les plus anciennes strates linguistiques du haut Moyen Âge et cette dation précoce suggère déjà qu'aux , ce centre rural avait une certaine importance. Cependant, son étendue et ses composantes ne sont pas données par la documentation ancienne et l’état actuel des connaissances archéologiques ne donne aucune réponse aux nombreuses interrogations.

Curtis carolingienne, administration et droit régalien.

Dans les textes du début du Liber de Honoribus, Baudot, p. 132., cette cour est citée parmi les biens d'Acfred, abbé de Brioude et dernier duc d'Aquitaine de la principauté Guilhelmide. À l'image du grand domaine classique appartenant au domaine public, la villa Braciacus disposait certainement, comme de nombreuses cours carolingiennes, d'une résidence aristocratique peut être déjà protégée par une installation close. Ce « palais rural » est directement lié aux exploitations agricoles alentour. Il en est le centre fiscal et administratif par lequel les agents du roi ou les abbés prélèvent l’impôt. Ce statut particulier lui a ainsi permis d’éviter (jusqu’à la féodalisation des structures) les découpages et les transmissions héréditaires.

Ecclesia sancti Petri. En 926, lors de la ratification du testament du duc d'Aquitaine, un sanctuaire dédié à saint Pierre est déjà construit. Il devient, par cette donation, la propriété du chapitre de Brioude. En pleine crise féodale, la terre devenue d'Église est rapidement détournée puis abusivement « concédée », à la descendance même de son usurpateur. Ce phénomène de « privatisation » annonce l'arrivée imminente des temps seigneuriaux.

Castellum féodal.

Ce domaine est ensuite confié en fief à diverses familles de la noblesse locale. Le village médiéval se développa principalement autour du château et l'ancienne chapelle castrale.

Développement du port fluvial

L'expansion de Brassac, bien avant l'exploitation minière, est liée à la présence de l'Allier qui est utilisé pour exporter les productions locales. Le trafic devient de plus en plus important, et la batellerie génère une activité intense à l'origine du développement de Brassaget, en bordure d'Allier. On y trouve alors charpentiers, qui fabriquaient les bateaux, cordiers, passeurs et d'autres corps de métiers participant à l'activité liée au transport par la rivière. On peut encore de nos jours longer les quais d'où partaient les sapinières fabriquées à Brassaget, observer les anneaux sur lesquels s'accrochaient ces bateaux. C'est au niveau du camping actuel qu'on les assemblait. Dans ces ports, les mariniers se plaçaient sous la protection de Saint Nicolas.

Entre eux, les mariniers faisaient courir la légende du Letien, . Le Letien est originaire des bateliers de la Loire, avec qui les Auvergnats étaient en contact une bonne partie de l'année.. Les Letiens étaient au minimum espiègles, voire malfaisants.

L'ouverture de la ligne de chemin de fer va provoquer le déclin, puis la disparition de la batellerie, tandis que la construction de deux ponts suspendus, l'un à Jumeaux, l'autre à Auzat, rendra caduque l'activité des passeurs.

Brassac-les-Mines pendant la Seconde Guerre mondiale

Environnement Qualité de l'eau

L'eau reçue par les habitants de Brassac-les-Mines est captée en grande partie dans la nappe alluviale de l'Allier par des puits filtrants. Une seconde partie de l'eau provient des sources du Cézallier, captée à Anzat-le-Luguet.

Fin 2009, la qualité de l'eau a fait l'objet d'un article dans le journal communal Brassac-tualités. Ces relevés ont été réalisés par le Syndicat du Cézallier qui gère la distribution de l'eau potable dans la ville. Les résultats sont les suivantsBrassac-tualités octobre-novembre-décembre 2009 : Bactériologie. Pourcentage de conformité des 47 valeurs mesurées : 96,6 % - maxi 3 germes/100 ml - Limites de qualité : 0 germes/100ml. Conclusion : Eau de qualité satisfaisante. Minéralisation. 14 valeurs mesurées : mini. : - maxi - moyenne : . Aucune références de qualité. Conclusion : Eau peu calcaire. Fluor. 7 valeurs mesurés : mini. /l - maxi. /l - moyenne : /l. Limite de qualité maximum : /l. Conclusion : Eau peu fluorée. Nitrates. 45 valeurs mesurées : mini : /L - maxi : /L - moyenne : /L. Limites de qualité : mini. aucune ; maxi. /L. Conclusion : Eau présentant une teneur en nitrates conforme à la réglementation européenne. Total pesticides. 4 valeurs mesurées : mini. 0,0 μg/l - maxi. 0,0 μg/l - moyenne. 0,0 μg/l. Limite de qualité (maximum) : 0,5 µg/l. Conclusion : Eau ne présentant pas de pesticides.