Le Message ou Al-Rissala (en arabe : . ; en anglais : The Message) est un film de Moustapha Akkad, sorti en 1976.

Décrivant la vie du prophète de l'islam Mahomet, ce film présente la particularité d'avoir été tourné simultanément en anglais et en arabe, avec des acteurs principaux différents selon les versions. Conformément à l'aniconisme de la tradition islamique, le prophète Mahomet n'est jamais représenté. Sa présence est ou au spectateur, par le procédé de la caméra subjective... Le même traitement est appliqué au compagnon du Prophète : Ali ibn Abi Talib qui est évoqué dans le film.

Synopsis La vie du prophète Mahomet, qui prêcha le Coran de l'âge de 40 ans jusqu'à l'année de sa mort en 632. Parmi les événements évoqués, il y a notamment le serment d'allégeance d'al-Aqaba, l'Hégire, la construction de la mosquée de Quba en 622, la bataille de Badr en 624, celle de Uhud en 625, le traité d'Houdaybiya en 628, la conquête de la Mecque en 630 et le pèlerinage d'adieu en 632.

Fiche technique Titre original : , Al-Rissala Titre anglais : Titre français : Le Message Réalisation : Moustapha Akkad, assisté d'Andrew Marton Scénario : H.A.L. Craig, Jawdat El-Sahhar, Rahman El-Sharkawi, Mohammad Ali Maher, Tawfiq al-Hakim Production : Moustapha Akkad, Harold Buck, Mohammad Sanousi Société de production : Filmco International Productions Distribution : Filmco International Productions Inc. Direction artistique : Norman Dorme, Abdel Moneim Shoukry Photographie : Said Baker, Jack Hildyard, Ibrahim Salem Musique : Maurice Jarre Montage : John Bloom Décors : Maurice Fowler, Tambi Larsen Costumes : Phyllis Dalton Langue : Arabe / Anglais (existe en deux versions) Pays de production : , , , Genre : Biopic, drame, historique, péplum Format : Couleurs - 35 mm - 2,35:1 - Mono Budget : Box-office : Durée : 198 minutes (version originale arabe) - 171 minutes (version anglaise) Dates de sortie : Angleterre : (sortie officielle) - (ressortie au cinéma en version restaurée 4K) États-Unis : (New York seulement) France : Turquie :

Distribution Version anglaise

Anthony Quinn (VF : Henry Djanik) : Hamza Irène Papas : Hind Michael Ansara (VF : Denis Savignat) : Abu Sufyan André Morell (VF : Georges Riquier) : Abû Tâlib Wolfe Morris (VF : Raoul Delfosse) : Abu Lahab Rosalie Crutchley (VF : Janine Freson) : Soumaya (VF : Claude Giraud) : Zayd Johnny Sekka : Bilal Michael Forest (VF : Michel Le Royer) : Khalid ibn al-Walid Garrick Hagon (VF : Pierre Arditi) : Ammar Martin Benson (VF : Jacques Mauclair) : Abu Jahl Robert Brown (VF : André Valmy) : Otba (VF : Albert Médina) : Umaya Neville Jason (VF : Bernard Murat) : Jaafar John Bennett (VF : René Arrieu) : ibn Salûl (VF : Pierre Hatet) : Amr Earl Cameron (VF : Georges Aminel) : al-Najashi George Camiller (VF : Sady Rebbot) : Waleed Nicolas Amer : Suheil Ronald Chenery : Mosaab Michael Godfrey (VF : François Chaumette) : Barra John Humphry : Ubaida Ewen Solon (VF : Louis Arbessier) : Yasser : Héraclius Leonard Trolley : Marchand de la soie Gerard Hely : Sinan Habib Ageli : Hudayfa Peter Madden : l'homme édenté (VF : René Arrieu) : Khosro II Elaine Ives-Cameron : Arwa Mohammad Al-Gaddary (VF : Roger Lumont) : Usurier Ahmed Abdelhalim : Uriqat Mohamed Basri : Marchand Hassan Essakali Salem Gedara : Wahshi Richard Johnson (VF : Roland Ménard) : Le Narrateur

Version arabe

: Hamza ibn Abd al-Muttalib Muna Wassef : Hind bint 'Utba Hamdi Gaith : Abu Sufyan ibn Harb Ali Ahmed Salem : Bilal ibn Rabah Mahmud Sa'eed : Khalid ibn al-Walid Ahmed Marey : Zayd ibn Harithah Mohammed Al-Arabi : Ammar Hassan Jundi : Abu Jahl Sanaa Gamil : Sumayyah bint Khayyat Abdu al Wareth : Yasir ibn Amir Monir Ma'acery : Djafar ibn Abi Talib Abd Ar Raheem El Zarkany : Abû Tâlib Abd Al Badee'a Al Araby : Utbah ibn Rabi'ah Abd Al 'Atheem Ab al Hak : Ashama ibn Abjar Ahmed Abatha : Abu Lahab Martin Benson : Khosro Ier : Héraclius Salem Jadara : Wahshi ibn Harb Mohammed Sabeeh : Sorakat, le guide Tayeb Saddiki : Walid : Le jeune Chrétien Mahmoud Yassine : Le Narrateur.

Production

Akkad rencontre la réticence des studios d'Hollywood à produire un film sur les origines de l'Islam et a dû tourner son film avec des financements koweïtiens, marocains et libyens. Le film a été tourné au Maroc et en grande partie en Libye. Akkad a pris conseil auprès de savants musulmans dans le but de respecter les croyances musulmanes, en particulier en ce qui concerne la représentation de Mahomet, en faisant approuver son film par l'université al-Azhar. Il voulait réaliser un film qui soit un « pont » entre la civilisation musulmane et l'occidentale. J'ai fait ce film car il représente un enjeu personnel. En outre, sa production est intéressante, il y a une histoire, une intrigue, une force dramatique. En tant que musulman vivant en Occident, je considère que c'est mon devoir de dire la vérité sur l'islam. C'est une religion qui comporte 700 millions de fidèles, et pourtant, on en sait si peu à son propos que c'en est surprenant. J'ai pensé que raconter cette histoire pouvait créer un pont avec l'Occident..

Réception

Lors de la sortie du Message aux États-Unis, le , un groupe armé de douze militants afro-américains se proclamant et revendiquant notamment la destruction du film qu'ils considèrent comme , prend en otages dans trois bâtiments à Washington. La prise d'otages dure et fait un (ou deux) morts et douze blessés..

Le film a été projeté en prime time sur Antenne 2, lors d'un numéro de l'émission Les Dossiers de l'écran consacré à l'islam, en 1979 et sur la chaine Arte en prime time de la soirée du Trois bonnes raisons de voir "Le Message". Arte. (consulté, le 24 juillet 2017).

Nominations Le compositeur français Maurice Jarre a été nommé pour l'Oscar de la meilleure musique en 1978, mais a perdu face à John Williams dans Star Wars, épisode IV : Un nouvel espoir.

Autour du film Le film a été doublé en 12 langues. Il a fallu 4 mois et demi pour construire une réplique de la cité de La Mecque. Le casting regroupa plus de 28 nationalités. Mohamed Ali fut intéressé par le rôle de Bilal ibn Rabah mais le réalisateur refusa de crainte que sa notoriété fasse de l'ombre au film. C'est la dernière apparition de l'acteur britannique Peter Madden. En 2015, d'après The Guardian relayé par Libération, sa projection a été annulée à Glasgow (Écosse) à la suite d'une pétition provenant de . Le problème qui se posait serait qu'Anthony Quinn y danse et

Références

Liens externes

Erik Sofge, « Of Prophets and Profit: Mohammed in the Movies » : les différentes représentations cinématographiques de Mahomet.

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