Liste des évêques et archevêques de Dol
La tradition donne saint Samson comme étant le fondateur de l'évêché de Dol (), mais en fait Samson était un évêque missionnaire, itinérant, fondateur de l'abbaye de DolLéon Levillain, « Les réformes ecclésiastiques de Noménoé (847-848). Étude sur les sources narratives », in Le Moyen âge, Paris 1902, p. 226-227..
En marge de l'empire carolingien, la (Petite) Bretagne manifeste son désir d'indépendance lorsque les successeurs de Charlemagne s'affaiblissent : le comte puis duc Nominoë, ayant réussi à obtenir son autonomie politique (845)., épure l'épiscopat breton. pour y placer des fidèles : en 849, lors du synode de Coitlouh., il dépose et remplace les évêques d'Aleth, Vannes, Quimper et Léon et érige à Dol un siège épiscopalLéon Levillain, « Les réformes ecclésiastiques de Noménoé (847-848). Étude sur les sources narratives », in Le Moyen âge, Paris 1902, p. 232.« Le schisme breton. L’Église de Dol au milieu du IXe siècle, d'après les sources », Annales de Bretagne 30/3 (1914), p. 424-468.. Ce coup d'état ecclésiastique avait pour but de détruire les dernières racines de l'influence des Francs en BretagneA. Guillotin de Corson, Pouillé historique de l'archevêché de Rennes, I, Rennes 1880, p. 380.. Il n’est pas question de métropole et encore moins de primatie. Après l'extinction du schisme grâce aux négociations (862-866) avec le pape Nicolas ., le particularisme breton se manifeste tout au long des IXème-Xème siècles : les rois bretons, successeurs de Nominoë, qui ne veulent pas dépendre de l’archevêque franc de Tours., tentent d'obtenir de Rome la création d’une métropole. Une demande en bonne et due forme de pallium pour Dol est cependant rejetée dès 866.. Néanmoins la métropole de Dol, « usurpation politique »., tenta d'exister : Henri Waquet parlait d’une suprématie, à la fois féodale et religieuse, que l'archevêque Wicohen [c.960/970] exerça sur une grande partie de la Bretagne du NordHenri Waquet, « Dol », DHGE, XIV, Paris 1960, p. 569.. Jean XIII (965-972) condamne de nouveau les prétentions métropolitaines de DolBulle Quia vice beati : cf. Jaffé–Loewenfeld, Regesta, I, p. 476, n°3756.. Dol obtint le pallium, et donc une semi-autonomie (1076-1144), sous Grégoire VIIBulle Non ignorare vos (27 septembre 1076) : cf. ., Urbain IIBulle Expetendi pallei (1093) : cf. ., Pascal IIBulle Sicut a quibusdam (1109) : cf. ., jusqu'au refus de Lucius IIBulle Quæ iudicii (15 mai 1144) : cf. ., mais la question reste toujours pendante. (bulle Licet primum, 1er juin 1199) tranche une fois pour toutes : Dol est un diocèse suffragant de Tours, avec interdiction de se dire archevêque ou de porter le palliumBullarum diplomatum et privilegiorum sanctorum romanorum Pontificum (Taurinensis editio), III, Torino 1858, p. 143-151.. Le diocèse de Dol garde une « position exceptionnelle parmi les prélats bretons », due à sa puissance seigneuriale, qui « lui donnait une importance incontestable »A. Guillotin de Corson, Pouillé historique de l'archevêché de Rennes, I, Rennes 1880, p. 438. et, jusqu'en 1664, une préséance sur les autres évêques bretons aux États de BretagneHenri Waquet, « Dol », DHGE, XIV, Paris 1960, p. 570.. Jamais les archevêques de Dol n'ont été "primats de Bretagne" ni n'en ont porté le titre.
Le , l'évêché fut supprimé. Le territoire du diocèse fut rattaché aux diocèses de Saint-Brieuc et de Rennes.
Les abbés (de 557 à 848) thumb|270px|Verrière axiale de la chapelle absidale de la cathédrale Saint-Samson figurant quatre des premiers évêques de Dol. saint SamsonNom donné par le Trésor de Chronologie. (vers 557 - † vers 565) saint Magloire ou Maglorius († entre 575 et 605) saint Budoc ou Budocus () saint Leucher (ou Leucherus) Figerinomalus''' Rostaldus (vers 640)Date donnée par le Trésor de Chronologie avec un point d'interrogation. (saint Restold) saint Armælus saint Jumahel (ou Junemeus) saint ThurianLe Trésor de Chronologie donne, d'une part un évêque Thurianus, mort vers 749 (son nom est mis entre parenthèses), et d'autre part un évêque Turianus, siégeant vers 749. Rien ne permet de considérer, à la lecture de cette source, qu'il s'agit de deux évêques distincts. ou Thurianus, ou Turianus († vers 749) GenevusNom donné par le Trésor de Chronologie, qui le place entre Thurianus (entre parenthèses) et Turianus, probablement le même évêque (voir note précédente). Cette source indique que Genevus est mort un 29 juillet, sans préciser d'année. (vers 750) Rectovaldus Junemenus JuthinaleusLe Trésor de Chronologie indique, après Rectovaldus et Junemenus, 2 alii, en mettant entre parenthèses Juthinaleus. Cette rédaction suggère-t-elle que deux évêques portant le même nom, Juthinaleus, se sont succédé sur le siège épiscopal ?
Les archevêques (de 866 à 1199) [vers 848: SalaconForme nominale donnée par La Grande Encyclopédie et le Trésor de Chronologie.Le Trésor de Chronologie indique que Salacon était encore vivant en 866, soit après le début de l'épiscopat de Fastarius. (ou SalomonForme nominale donnée par le Trésor de Chronologie.), déposé par Nominoë en 849. En fait, évêque d'Aleth]Léon Levillain, « Les réformes ecclésiastiques de Noménoé (847-848). Étude sur les sources narratives », in Le Moyen âge, Paris 1902, p. 218-223.. entre 849 et 859Une lettre du concile de Soissons d'août 866 signale deux évêques de Dol successifs depuis la déposition de Salacon en 849.. vers 859-869Date donnée par le Trésor de Chronologie.: Festinianus (ou FastariusForme nominale donnée par La Grande Encyclopédie., ou Fastrarius) vers 878 : Main I (ou Mahenus) vers 888-† 895 : Jean I (ou Joannes) vers 930 : Nom donné par La Grande Encyclopédie. (ou Agano) † 944: ? (Anonyme ou Guiomar)Le Trésor de Chronologie indique le nom Guiomarus avec un point d'interrogation, tout en précisant que cet évêque fut tué par les Normands. (ou Guiomarus) vers 950-952Date donnée par La Grande Encyclopédie.: Wicohen/Jutohen (ou Gingoneus, ou Juthoven) vers 967: Gisloenus vers 990: Main II (ou Mainus, ou Mahenus) † vers 1004: Roland INom donné par le Trésor de Chronologie, avec un point d'interrogation. (ou Rollandus) 1008-1032 : Junguenée ou Jungoneus (ou Junkeneus) avant 1040-vers 1076 : Juhel (ou Johoneus, ou Juhellus, ou Juthaël) ; marié, et coupable de simonie, il fut frappé d'anathème par le concile de Reims en 1049. vers 1075 ou 1076-† 27 janvier 1078: Gelduin (ou Gilduinus) 1076 ou 1078-† 26 septembre ou 17 novembre 1081: cardinal Yves (ou Ivon, ou Evenus) 1082-† vers 1088 ou 1092: cardinal Jean II de Dol (ou Joannes) vers 1093-vers 1106 ou † vers 1107: Rolland II (ou Rollandus) vers 1106 : Jean III de Dol vers 1107 : Ulgrin (ou Vilgrinus) 24 novembre 1107-† 5 ou 6 janvier 1130: Baudri (ou Baudrius, ou Baldricus) 1130-vers 1146: Geoffroi I Le Roux (ou Godefredus) vers 1147-† 1153 ou 1154: Olivier (ou Oliverius) 13 février 1154-1160 ou 1161: Hugues Le Roux (ou Hugo Rufus, ou Hugo Rubeus) 1162-† 1163 : Roger du Homet (ou de Humez) 1163-† 27 janvier 1177: Jean IV (ou Joannes) 1177-1185 ou † 4 mars 1187: cardinal (vers 1184) Roland III (ou Rolandus) vers 1186 ou 1187-† vers 1187 ou 1188: Henri Nom donné par La Grande Encyclopédie et le Trésor de Chronologie. Cette dernière source met cependant un point d'interrogation. (ou Henricus) 1188 ou 1189-1190 ou † vers 1192: Jean V de Vaunoise (ou Joannes) 1190 ou 1194-† après le juin 1199: Jean VI de La Mouche (ou Joannes Meschin)
Les évêques (de 1199 à 1801) thumb|260px|Thibaud de Pouancé et Jean du Bosc (Vitrail de la cathédrale Saint-Samson datant du XIVe (les armes ont été ajoutées au XIXe). vers 1200 ou 1205-1209 : Jean VII de Lizaunet (ou Joannes de Lisanet) 1205-† 13 novembre 1231 : Jean VII de Lizaunet (ou Joannes de Lisanet) 1231 ou 1232-1241 ou 1242: Clément de Coëtquen (ou Clemens de Vitré, ou de Coëtquin) 1242 ou 1243-16 ou † 17 novembre 1265: Étienne I (ou Stephanus) janvier 1266-13 mai 1279 ou † 13 mai 1280: Jean VIII Mahé (ou Joannes de Mahé) juillet 1280-† 30 mars 1301: Thibaud de Pouancé (ou Theobaldus de Pouancé) 1301-† janvier 1312 : Thibaud II de Moréac (ou Theobaldus) 1312-† 25 janvier 1324 : Jean IX du Bosc (ou Joannes Dubois) 24 avril 1324-† 15 mars 1328 : Guillaume Méchin (ou Guilielmgmus Méchin) 27 avril 1328-† 8 mai 1340 : Jean X d'Avaugour (ou Joannes) 30 mais 1340-† mars 1348 ou vers 1350: Henri II Dubois (ou Henricus) vers 1350 ou 1352-1 avril 1357 : Simon Le Maire avril 1357 ou 1358-16 mars ou † 17 avril 1366 : NicolasLa Grande Encyclopédie donne Nicolas siégeant de 1358 à 1366, puis Jean des Pas et Geoffroi de Coëtmoisan. Le Trésor de Chronologie donne Geoffroi de Coëtmoisan à la place de Nicolas, évêque inconnu pour cette source, puis Jean de Pas, et enfin un autre Geoffroi, entre 1374 et 1379. 1366 ou 1367Autre date donnée par La Grande Encyclopédie.-1373 Jean XI des Pas (ou Joannes de Pas) 1373 ou 1374-vers 1377 ou 1379: Geoffroy II de Coëtmoisan (ou Geofridus) vers 1378-1381 : PierreLa Grande Encyclopédie donne Pierre (1378-1381), puis Guy (1381-1382). Le Trésor de Chronologie donne d'abord Guy, de 1379 à 1382, puis Pierre, de juin au 24 décembre 1382. (ou Petrus) 1381-1382 : Guy de Roye 1382 ou 1384-1386 : Évrard de Trémagon (ou Evrardus de Tremigon) 27 août 1386-2 février 1390 ou † 2 février 1391 : Guillaume II de Brie (ou Guilielmus Melchini ou Bris) 1390 ou 1391-20 ou † 26 mai 1405 : Richard de Lesmenez décembre 1405-† 6 décembre 1429 : Etienne II Cœuret (ou Stephanus) octobre 1430 ou 8 janvier 1431-† 22 mai 1437: Jean XII de Bruc (ou Joannes) 11 décembre 1437-24 août 1444 : Alain I de Lespervez 25 décembre 1444-† 16 avril 1456 : Raoul de La Moussaye 17 juin 1456-† 22 juillet 1474: cardinal Alain II de Coëtivy 1474-14 janvier 1478 : Christophe de Penmarc'h, originaire de la famille de Penmarc'h en Saint-Frégant (actuel Finistère) 1478-29 mars 1482 : Michel Guibé 28 ou 29 mars 1482-† 5 avril 1504 : Thomas I James, parmi les religieux de la cathédrale : le chanoine François Vitron, prieur commendataire de l'Abbaye Saint-Magloire de Léhon en 1498 12 juin 1504-† 10 décembre 1521 : Mathurin de Plédran thumb|250px|Armes de de Bouschet de Sourches (Vitrail de la cathédrale Saint-Samson de Dol-de-Bretagne). 1522-1524 : Thomas II Le Roy 30 juin 1524 ou 1528La Grande Encyclopédie donne le 30 juin 1524 tandis que le Trésor de Chronologie donne l'année 1528 s'agissant du début de l'épiscopat de François de Laval. Il est probable que la date de 1524 corresponde à sa nomination, tandis que l'année 1528 corresponde à son sacre, le droit canon exigeant que l'évêque ait trente ans pour être sacré, sachant que précisément François de Laval est né en 1498.-† 2 juillet 1554Date donnée par le Trésor de Chronologie, qui met aussi entre parenthèses et avec un point d'interrogation l'année 1556. Cependant, cette dernière hypothèse est contradictoire avec l'inscription qui suit: sedes vacat 4 annos. ou † 2 juillet 1556: François I de Laval 25 septembre 1556 ou 25 septembre 1557-12 septembre ou † 22 octobre 1557: Jean XIII de Matthefélon (ou Jean du Mas de Matheflon) janvier 1558-† 12 septembre 1591 : Charles d'Espinay (ou Carolus) 12 septembre 1591-vers 1598 : siège vacantLe Trésor de Chronologie indique sedes vacat 7 annos à partir de la mort de Charles d'Espinay en 1591, ce qui porte le début de l'épiscopat d'Edmond Révol logiquement en 1598. Cette source ne donne pourtant aucune date concernant le début de cet épiscopat. 1598-1603: Edmond Révol