L'unification italienne fait apparaître un phénomène nouveau, la consultation par plébiscite de la population sur la question de son avenir. C'est une rupture importante avec les pratiques antérieures où les gouvernants, la plupart du temps non élus, disposaient des territoires et des populations comme ils l'entendaient.

Histoire En Italie, le mouvement d'unification est surtout le fait des élites intellectuelles (universitaires, bourgeoisie, professions libérales) porteuses de l'idée d'une Italie « phare de la civilisation », comme dans l'Antiquité ou la Renaissance et déplorant l'affaiblissement du pays, par ses divisions territoriales, laissant le champ libre à l'intervention des puissances voisines (France, Autriche et Espagne). Les « risorgimentistes » se recrutent aussi parmi la bourgeoisie industrielle et commerciale, voire les grands propriétaires terriens, vivant en ville selon la tradition des pays latifundiaires. Ceux-là réclament un marché, une monnaie, une législation uniques pour permettre le développement de leurs affaires. La population italienne majoritairement rurale, très peu instruite et profondément religieuse ne participe pas aux débats d'idées et assez peu aux luttes militaires. Cette population est même quelques fois contre-révolutionnaire comme en Sicile.

Cependant la Révolution française a développé l'idée du « droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. » Napoléon III souhaite donc que les populations soient consultées sur leur réunion au royaume de Sardaigne. Aussi Cavour fit-il organiser des plébiscites qui, dans le feu et l'enthousiasme de la victoire, sans compter les pressions que les notables locaux peuvent avoir sur des électeurs sans traditions politiques, sont majoritairement favorables à l'unification.

Résultats 11-, Émilie : oui sur votants 11-, Toscane : oui sur votants , Naples : oui et non , Sicile : oui et 667 non 4-, Ombrie : oui et 380 non 4-, Marches : oui et non 21-, Vénétie : oui et 69 non , Rome et Lazio : oui et non

Ainsi, l'unification italienne peut alors apparaître comme le résultat de la volonté de tout un peuple combattant pour sa liberté. Cependant, compte tenu des résultats, la régularité des plébiscites est contestée.

Il en est de même pour le rattachement de la Savoie et du comté de Nice à la France, prévue dans le traité de Turin (1860) : , Nice : oui et 160 non 22-, Savoie : oui et 235 non.

Notes et références

Articles connexes Risorgimento Révisionnisme sur le Risorgimento

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