Les relations entre le Canada et les États-Unis constituent probablement un des rapports les plus intimes et les plus approfondis qu’entretiennent deux pays dans le monde. Le caractère particulier de ce lien se manifeste par le nombre étonnant d’échanges bilatéraux entre les deux pays : la valeur quotidienne des biens et des services échangés, ainsi que des revenus de placement qui représentent 1,2 milliard USD ; de même que par les de citoyens américains et canadiens qui franchissent la frontière canado-américaine chaque année. Dans des sphères aussi diversifiées que la coopération pour l’application de la loi, la coopération dans le domaine de l’environnement et du libre-échange, les deux nations travaillent en étroite collaboration à de multiples niveaux, du fédéral au municipal. En plus des solides liens bilatéraux qu’ils entretiennent, le Canada et les États-Unis collaborent de près par le truchement d’instances multilatérales.
Cette bonne relation ne pouvait souffrir que le War Plan Red, écrit dans une logique de défi face à l'Empire britannique dans les années 1920, ne soit pas déclassifié : ce fut chose faite en 1974.
Histoire
vignette|droite|L'Arche de la Paix, entre Blaine et Surrey, commémore la fin de la guerre de 1812. Au début du , les États-Unis cherchent à annexer le Canada mais sont repoussés lors de batailles, telles que celle de Châteauguay.
En , le parlement d’Ottawa vote un crédit de pour l’établissement d’une ambassade du Canada à Washington..
Un sondage réalisé en a montré que l’approbation des Canadiens à l’égard du leadership américain a diminué de plus de 40 points de pourcentage sous la présidence de Donald Trump, conformément aux opinions des résidents de nombreux autres pays alliés et neutres des États-Unis.
En , environ 53 % des Canadiens questionnés sur la relation entre le Canada et les États-Unis répondent qu'elle est bonne, en hausse d'environ 10 % en 2019.
Au début du second mandat de Donald Trump, les relations entre les deux pays se crispent quand Donald Trump parle d'annexer le Canada pour en faire le 51e état des Etats-Unis et d'augmenter les droits de douanes de 25 %.
En , Donald Trump menace d'imposer des taxes au Canada, sans discussions formelles entre les deux pays.
En janvier 2026, The Globe and Mail rapporte, en citant deux hauts responsables, que les Forces armées canadiennes ont modélisé une invasion américaine hypothétique et une réponse canadienne fondée notamment sur des tactiques de guerre asymétrique comparables à celles employées en Afghanistan. Il s’agit, selon le quotidien, de la première modélisation canadienne d’une attaque américaine depuis un siècle.
Les États-Unis accusent durant l'été 2026 le Canada « d’empoisonner son air » en raison des grands incendies qui frappent l'ouest du pays et menacent de nouveaux droits de douane.
Les États-Unis imposent en , des droits de douane de 50 % sur environ 20 milliards de dollars de marchandises canadiennes après l'échec des négociations commerciales. Le Premier ministre canadien, Mark Carney, a annoncé que le Canada imposerait des droits de douane équivalents en représailles.
Relations internationales Le Canada, pays signataire de la charte de l'OTAN, joue un rôle actif dans l'ONU, y compris dans les opérations de maintien de la paix, en plus de participer à l'OSCE. Il est devenu membre de l'OEA en 1990 et a été l'hôte de l'Assemblée générale de l'OEA qui s'est tenue à Windsor en , ainsi que du troisième Sommet des Amériques qui a eu lieu à Québec en . Le Canada souhaite élargir les liens qu'il entretient avec les économies bordant l'océan Pacifique grâce à son adhésion au forum de la APEC, et a accueilli les Jeux olympiques d'hiver de 2010 qui se sont tenus à Vancouver-Whistler, en Colombie-Britannique.
Bien que le Canada estime crucial de maintenir de saines relations avec les États-Unis pour de nombreuses raisons, il applique occasionnellement des politiques indépendantes qui ne correspondent pas à celles de son voisin. En 2003, le Canada n'a pas participé à la coalition militaire dirigée par les États-Unis contre l'Irak (quoiqu'il ait contribué financièrement à la reconstruction de l'Irak). En outre, le leadership du Canada en ce qui concerne son soutien continu apporté à la Cour pénale internationale (CPI), créée par l'ONU pour résoudre des questions relatives aux crimes de guerre - à laquelle les États-Unis s'opposent pour diverses raisons - et son refus, au début de l'année 2005, de contribuer directement au programme de défense antimissile des États-Unis, constituent d'autres exemples de décisions propres au Canada. Les États-Unis et le Canada ont également des opinions divergentes concernant la question des mines terrestres. Le Canada est un sérieux adepte de la Convention d'Ottawa, qui interdit l'emploi de ces mines. Par contre, les États-Unis, bien qu'ils constituent les premiers partisans au monde des initiatives de déminage, ont refusé de signer le traité en raison d'engagements n'ayant pas été respectés concernant la protection de leurs forces armées et de leurs alliés, particulièrement ceux qui servent sur la péninsule coréenne, et en raison du manque d'exemptions relatives aux munitions mixtes. gauche|vignette|Rencontre à Ottawa entre le Canada, les États-Unis et le Mexique à propos de la sécurité et de la défense. Les ententes de défense entre les États-Unis et le Canada sont d'une plus grande portée que celles que les États-Unis ont conclues avec tout autre pays. La Commission permanente mixte de défense, constituée en 1940, prévoit une consultation sur le plan des politiques concernant les questions bilatérales en matière de défense, et les États-Unis, comme le Canada, partagent les engagements de l'OTAN en ce qui a trait à la sécurité mutuelle. De plus, les forces armées des États-Unis et du Canada collaborent depuis 1958 dans le domaine de la défense aérienne continentale, dans le cadre du NORAD. La réaction militaire aux attentats du 11 septembre 2001 a permis à la fois de mettre à l'épreuve et de renforcer la coopération militaire entre ces deux pays. En , les deux pays ont créé un groupe de planification binational afin d'élaborer des plans interarmées pour assurer la défense maritime et terrestre et apporter un soutien militaire aux autorités civiles lors des situations d'urgence. Depuis 2002, le Canada participe à des interventions militaires mixtes en Afghanistan. Les Forces armées canadiennes y ont dirigé la NATO International Stabilization Force (ISAF V) (force internationale de stabilisation de l'OTAN) durant la moitié de l'année 2004, et pendant l'été de l'année 2005, le Canada a déployé une équipe provinciale de reconstruction comptant à Kandahar. Le Canada projette de déployer un groupement tactique formé de au début de l'année 2006. Le pays a également contribué aux efforts de stabilisation en Haïti, notamment en y déployant plus de 500 troupes.
De plus, les deux pays travaillent en étroite collaboration pour résoudre des questions environnementales transfrontalières, un domaine qui revêt de plus en plus d'importance dans la relation bilatérale qu'ils entretiennent. La Commission mixte internationale (CMI), instaurée dans le cadre du Traité des eaux limitrophes signé en 1909 en vue de résoudre les différends concernant les eaux limitrophes et d'encourager la coopération internationale dans ce domaine, constitue l'un des principaux instruments de cette coopération. L'Accord de 1972 relatif à la qualité de l'eau des Grands Lacs représente un autre exemple de coopération mixte entre les deux nations dans l'intention d'enrayer la pollution des eaux limitrophes. De même, les membres des deux gouvernements confèrent tous les six mois à propos de la pollution transfrontalière. Conformément à l'Accord Canada-États-Unis sur la qualité de l'air de 1991, les deux pays ont réalisé d'importants progrès relativement à la coordination et à la mise en œuvre de leurs programmes de lutte contre les pluies acides et ont signé une annexe concernant l'ozone troposphérique en 2000. En , ils ont annoncé qu'ils avaient signé une nouvelle initiative se rapportant à la qualité de l'air transfrontalier, élaborée en vue de consolider la coopération visant à lutter contre la pollution atmosphérique transfrontalière, y compris les substances particulaires. Trois projets régionaux ont été sélectionnés en vue d'être mis en œuvre à titre d'intervention commune initiale.
Le Canada a ratifié le Protocole de Kyoto à la fin de l'année 2002, malgré les groupes d'entreprises - entre autres - qui s'inquiétaient du fait que la conformité puisse désavantager l'économie canadienne de façon permanente par rapport à celle des États-Unis. Le gouvernement fédéral canadien a investi une somme d'environ d'USD sur sept ans pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, en plus de fonds supplémentaires modestes pour la recherche et le développement technologique à long terme. De plus, le Canada participe au International Carbon Sequestration Leadership Forum (forum international sur le leadership de la séquestration du carbone), dirigé par les États-Unis, dont le but consiste à trouver des moyens efficaces pour capturer et entreposer le dioxyde de carbone. Il fait même partie des membres fondateurs du International Partnership for the Hydrogen Economy (Partenariat international pour l'économie de l'hydrogène) et du Global Earth Observation System of Systems (Système mondial des systèmes d'observation de la Terre), créés pour traiter la question des changements climatiques et soutenus par les États-Unis. Au début de l'année 2005, le Canada est devenu membre de l'initiative Methane to Markets, dirigée par les États-Unis et essentiellement axée sur l'implantation de la technologie dans les pays en développement afin de pouvoir capturer et utiliser le méthane provenant des pipelines, des sites d'enfouissement et d'autres sources. À la fin de l'année 2005, le Canada a accueilli la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, qui s'est tenue à Montréal.
Même si les deux pays entretenaient déjà d'excellents liens de coopération et de coordination pour l'application de la loi avant les attentats du 11 septembre 2001 contre les États-Unis, ils se sont rapprochés grâce à des mécanismes tels que le Forum sur la criminalité transfrontalière. Le Canada, comme son voisin, a renforcé ses lois et regroupé ses ressources pour combattre le terrorisme. La coopération bilatérale et multilatérale des deux nations relativement à cette lutte s'avère exemplaire. Pour les États-Unis, le Canada constitue un important fournisseur de marijuana, de produits chimiques précurseurs et de médicaments en vente libre utilisés pour produire des drogues synthétiques illicites. La mise en œuvre et le renforcement de la réglementation canadienne de 2003 et une meilleure coopération canado-américaine pour l'application de la loi ont permis de réduire considérablement le trafic de produits chimiques précurseurs et de drogues synthétiques, mais la culture du cannabis, en raison de sa rentabilité et du risque de sanction relativement faible qu'elle entraîne, demeure une industrie prospère.
Important fournisseur d'aide, le Canada injecte annuellement une somme de près de trois milliards CAD dans des secteurs prioritaires tels que la saine gestion publique, la santé (y compris le VIH/sida), l'éducation de base, le développement du secteur privé et la durabilité de l'environnement.