La est une ancienne ligne ferroviaire française à voie unique et à écartement standard non électrifiée sur le territoire des départements de Meurthe-et-Moselle et des Vosges, dans la région Grand Est. Elle desservait la vallée de la Mortagne et reliait Mont-sur-Meurthe à Bruyères en passant par Rambervillers.

Elle constitue la ligne Journal officiel de la république française du 17 novembre 1993 page 15854. du réseau ferré national. Historiquement, elle constituait la ligne 23 dans l'ancienne numérotation SNCF des lignes de la région Est après avoir été la ligne 35 à l'époque de la Compagnie des chemins de fer de l'Est.

Historique La première section de cette ligne à être concédée est celle de « Lunéville à Gerbéviller » le , par une convention, signée entre le département de Meurthe-et-Moselle et M. Parent-Pécher, banquier à Tournai en Belgique. La convention est approuvée par un décret le qui déclare la ligne d'utilité publique, à titre d'intérêt local..

M. Parent-Pécher n'est pas en mesure de commencer les travaux dans le délai imparti par l'administration. Après la mort de son fondateur, l'entreprise créée par M. Parent-Pécher pour la concession de ces lignes se voit déchue de ses droits en 1880. La ligne de Lunéville à Gerbérviller est classée ligne d'intérêt général par une loi le .. Cette même loi autorise l'État à construire la ligne. Il en confie l'exploitation à la compagnie des chemins de fer de l'Est.

La loi du (dite plan Freycinet) portant classement de 181 lignes de chemin de fer dans le réseau des chemins de fer d’intérêt général retient en , une ligne de « Gerbéviller (Meurthe-et-Moselle) à Bruyères (Vosges) »..

La section entre Gerbéviller et Bruyères est déclarée d'utilité publique par une loi le . Elle est concédée à titre définitif par l'État à la Compagnie des chemins de fer de l'Est par une convention signée entre le ministre des Travaux publics et la compagnie le . Cette convention est approuvée par une loi le suivant.. Par cette même convention l'État cède à la compagnie la ligne entre Lunéville et Gerbéviller.

En 2023, sous l'impulsion d'industriels locaux ainsi que de la Communauté de Communes, un projet de régénération et réouverture de voie entre Rambervillers et Bruyères, à destination du fret uniquement, est envisagé pour un coût estimé entre 30 et 40 millions d'euros (20 km). Si les financements sont trouvés, cette réouverture est prévue à l'horizon 2030.

Chronologie Le , concession de ligne d'intérêt local de Lunéville à Gerbéviller à l'Entreprise Parent-Pécher et Cie ; le , déclaration d'utilité publique de la ligne de Lunéville à Gerbéviller ; le , la ligne de Gerbéviller à Bruyères est classée d'intérêt général ; le , décès de M. Parent-Pécher ; les travaux n'ont pas commencé ; le , rachat de la concession par le département de Meurthe-et-Moselle ; le , la ligne de Lunéville à Gerbéviller est classée d'intérêt général ; le , déclaration d'utilité publique de la ligne de Gerbéviller à Bruyères ; le , exploitation du tronçon Lunéville – Gerbéviller confiée provisoirement à la Compagnie des chemins de fer de l'Est ; le , mise en service du tronçon Mont-sur-Meurthe – Gerbéviller ; le , concession du tronçon Gerbéviller – Bruyères à la Compagnie des chemins de fer de l'Est ; le , mise en service du tronçon Rambervillers – Bruyères ; le , mise en service du tronçon Gerbéviller – Rambervillers ; le , l'exploitation est affermée à la Compagnie de chemins de fer secondaires (CFS). le , la CFS fusionne avec la Compagnie des chemins de fer secondaires du Nord-Est (CFS-NE) et forme la Compagnie des chemins de fer secondaires et transports automobiles (CFSTA) ; le , la CFSTA est absorbée par la Société générale des Chemins de fer et transport automobile (CFTA) ; le , fin du service voyageurs ; le , l'exploitation est reprise par la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) ; le , fin du service marchandises ; le , création d'une exploitation touristique de draisines à pédales entre Deinvillers et Xermaménil - Lamath ; le , déclassement du tronçon Mont-sur-Meurthe – Rambervillers ; le , fermeture du tronçon Rambervillers – Bruyères ; le , fermeture du tronçon Rambervillers – Bruyères (la raison pour laquelle la décision de fermeture a dû être renouvelée n'est pas explicitée).

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie André Gibert, José Banaudo, Trains oubliés - Volume 1 : L'Alsace-Lorraine, l'Est. Cabri, 1981, pp. 70-73. André Schontz, Arsène Felten, Marcel Goublot, Le Chemin de fer en Lorraine, Serpenoise, 1999, pp. 135-137. Didier Leroy, Le Temps des Omnibus. Cabri, 2005, pp. 218 sqq. et passim.

Articles connexes Liste des lignes de chemin de fer de France Lignes ferroviaires françaises désaffectées ou disparues Numérotation des lignes de chemin de fer de la région Est (France)

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