Pierre Roch Jurien de La Gravière, né le à Gannat (Allier), décédé le à Paris, est un officier de marine français des .
Biographie Origines et famille Pierre Roch Jurien est le quatrième fils de Jean Pierre Jurien des Varennes, d'une famille de magistrats de Riom, lui-même marchand-drapier à Gannat, et de Catherine Procule Delaire. Son père fit de mauvaises affaires ; après la faillite de son commerce (1782), il quitta Gannat avec sa famille et s'installa à Rochefort, où il devint commis principal dans l'administration de la marinePar la suite, il devint inspecteur de la Marine et fut anobli en 1815. ; ses quatre fils entrèrent successivement dans la marine. La Gravière, dont Pierre Roch Jurien prit le nom, était une petite terre, située à quelques kilomètres au nord-est de Riom (commune de Clerlande), que son père avait acquise.
Débuts dans la Marine royale Il est entré au service sous le nom de Jurien Desvarennes, comme novice pilotin sur la corvette La Favorite en , à l'âge de 14 ans. Il est promu aspirant volontaire sur la frégate La Flore, le .
L'expédition de Monsieur d'Entrecasteaux (1791-1793)
Il prend part à l'expédition commandée par Joseph de Bruny d'Entrecasteaux, que Louis XVI et l'Assemblée constituante envoient à la recherche de La Pérouse, et dont les objectifs ne sont pas seulement humanitaires mais aussi scientifiques. Embarqué comme volontaire, il est promu aspirant de et enseigne de vaisseau sur la corvette L'Espérance pendant l'expédition, qui a lieu entre le mois de et .
Officier dans la Marine de l'Empire De retour en France, il est nommé lieutenant de vaisseau le 6 vendémiaire an III, et capitaine de frégate le 24 nivôse an VI.
En l'an XI, il commande La Franchise, à l'affaire de Léogane ; dans son rapport, Rochambeau, général en chef de l'armée de Saint-Domingue, le signala comme un officier distingué par son intelligence et sa bravoure, et demanda pour lui le grade de capitaine de vaisseau, qui lui fut accordé le 13 ventôse de la même année.
Chevalier de l'ordre de la Légion d'Honneur en pluviôse, il est fait officier de l'Ordre le 25 prairial an XII, il se fait encore remarquer en . Il livre en 1809, à hauteur des Sables-d'Olonne, avec trois frégates, un combat acharné à six vaisseaux britanniques, qu'il força à la retraite.
En , nous le trouvons commandant sur le Vétéran (1803) mouillant en rade de Port-Louis.
Le , Lagravière est nommé chevalier de Saint-Louis, et, le de la même année, il reçoit le commandement d'une division qui part de Rochefort pour aller reprendre la possession de l'île Bourbon. Le , il relâche au Cap. Le , le nouveau gouverneur est installé à Bourbon, et, le , il mouille dans la rade de Brest.
Vice-amiral sous la Restauration Promu contre-amiral le , président du collège électoral du Finistère le , commandeur de la Légion d'honneur le , il commandait la même année la station du Brésil.
Fait commandeur de Saint-Louis le , il commandait à cette époque la station des Antilles et du golfe du Mexique, est nommé, le , préfet maritime du , et, le de la même année, président du collège électoral de la Charente.
Vice-amiral et pair de France depuis la révolution de 1830, inspecteur général de la marine pour les et en 1832, grand officier de ordre de la Légion d'Honneur le , grand croix de l'Ordre le , l'amiral Jurien de la Gravière fait par la suite partie de la du cadre de l'état-major général de l'armée navale.
Publication Souvenirs d'un amiral, deux tomes, Paris, Hachette, 1860, 382 et 398 pages (tome 1, tome 2).
Hommages Plusieurs navires de la Marine nationale ont porté son nom et celui de son fils : le croiseur Jurien de la Gravière (1899-1921) et un contre-torpilleur, remis pour dommages de guerre par l'Italie, l'ex-Mitragliere (1948-1954). Le nom de Jurien a été donné à plusieurs lieux de l'hémisphère sud : L', dans l'archipel Palmer (Antarctique). Ce nom lui a été donné par Jules Dumont d'Urville le . Baie Jurien, ville sur la côte de l'Australie-Occidentale, au nord de Perth. Le nom a été donné à cet endroit le par l'expédition de Nicolas BaudinCependant, d'après une source gouvernementale australienne (History of Country Town Names), le nom ferait référence non à l'amiral, mais à son cousin Charles Marie, vicomte Jurien (1763-1836), intendant des armées navales.. L'esplanade qui se trouve devant le château de Gannat, sa ville natale, porte son nom depuis .
Notes et références
Sources
Louis Malleret, Un amiral gannatois : Jurien de La Gravière, Plauzat, 1984. Louis Virlogeux, Si Gannat m'était conté : profils et silhouettes, Nonette, Créer, 2005, (en ligne).
Liens externes
Catégorie:Amiral français du XIXe siècle Catégorie:Préfet maritime de Rochefort Catégorie:Commandeur de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis Catégorie:Grand-croix de la Légion d'honneur Catégorie:Pair de France (monarchie de Juillet) Catégorie:Membre de l'expédition d'Entrecasteaux Catégorie:Vice-amiral français Catégorie:Commandant français de la Marine pendant les guerres napoléoniennes Catégorie:Naissance en novembre 1772 Catégorie:Naissance à Gannat Catégorie:Décès en janvier 1849 Catégorie:Décès dans l'ancien 2e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 76 ans Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière de Montmartre (division 17)