La Porte de l'Enfer est une sculpture monumentale () du sculpteur français Auguste Rodin, qui constitua tout au long de sa vie son plus important travail et d'où furent extraites pendant plus de 30 ans ses plus fameuses sculptures individuelles dont le célèbre Penseur.

Historique de l'œuvre En 1879, le secrétaire d'État aux Beaux-Arts Edmond Turquet passa commande à Auguste Rodin pour la porte d'entrée du musée des arts décoratifs qui devait ouvrir en 1882 à l'emplacement du palais d'Orsay, siège du Conseil d'État et de la Cour des comptes, incendié en 1871 au cours de la Commune.. Rodin commença donc la Porte de l'Enfer, réponse à la Porte du Paradis de Lorenzo Ghiberti au baptistère Saint-Jean de Florence, illustrant des scènes de la Divine Comédie de Dante (Ugolin et ses enfants, Paolo et Francesca).. Le plâtre est conservé au musée d'Orsay, qui fut finalement créé là où elle aurait dû s'élever.

Mais le projet de musée prit du retard et fut abandonné en 1889, privant Rodin du financement pour faire fondre un bronze et lui laissant le temps de continuer à y travailler. Lors de l'exposition universelle de 1900, Rodin expose une nouvelle version en plâtre de la Porte de l'Enfer, dépouillée de la plupart de ses éléments figuratifs, dans un pavillon place de l'Alma, remontée ensuite au musée Rodin de Meudon.. Rodin forme alors un projet selon lequel la Porte de l'enfer aurait été la porte de la tour du Travail, qui ne sera jamais réaliséeMusee Rodin Meudon, La tour du travail.

Les épreuves en bronze ont été fondues après la mort de l'artiste, survenue en 1917. Une de ces versions figure au musée Rodin à Paris, d'autres au Kunsthaus de ZurichZürich: Höllentor (allemand), au Rodin Museum de Philadelphie, à l'université Stanford en Californie, au musée national de l'Art occidental de Tokyo, au musée préfectoral d'art de Shizuoka de Shizuoka, au musée Soumaya de Mexico et à la galerie Rodin de Séoul.

En 1957-1958, le photographe Carol-Marc Lavrillier photographie pendant un an, juché sur des échafaudages, La Porte de l'enfer dans les moindres détails, en s'attachant à comprendre l'œuvre et le désir de l'artiste. Ces photographies, qui sont conservées dans les collections du musée national d'Art moderne, ont fait l'objet de nombreuses expositionsCarol-Marc Lavrillier, photographie de la Porte de l'enfer de Rodin, 1958 centrepompidou.fr, consulté en janvier 2014, et ont été publiées en 1988 par les Éditions Pont Royal, à Lausanne, dans un livre intitulé Rodin, « La Porte de l'enfer ».

L'œuvre fait l'objet de films et documentaires : La Porte de l'Enfer d'Auguste Rodin de Philippe Sollers et Laurène L'Allinec (1991), Divino Inferno (Et Rodin créa la Porte de l'Enfer) réalisé par Bruno Aveillan, écrit par l'écrivaine Zoé Balthus Zoé Balthus et Bruno Aveillan. (2017).

Éléments de l'œuvre Les Trois Ombres, trois statues au sommet de la porte Le Penseur, au-dessus de la porte Le Baiser La Danaïde Ugolin et ses fils Masque d'une femme en pleurs L'Homme à genoux

Galerie

Notes et références

Annexes

Bibliographie Carol-Marc Lavrillier, Rodin, « La Porte de l'enfer », textes de Yann Le Pichon, Lausanne, Éditions Pont Royal, ; diffusion Éditions Robert Laffont .

Articles connexes LEnfer, de Dante Alighieri Femme Faune agenouillée La Jeunesse triomphante

Liens externes

Octave Mirbeau, « Auguste Rodin ». Mirbeau décrit La Porte de l'Enfer telle qu'elle était en 1885. La Porte de l'Enfer d'Auguste Rodin. Autour du film de Philippe Sollers et Laurène L'Allinec (1991).

Catégorie:Sculpture en bronze Catégorie:Sculpture d'Auguste Rodin Catégorie:Nu masculin dans la sculpture Catégorie:Sculpture conservée au musée d'Orsay Catégorie:Sculpture inspirée par la Divine Comédie Catégorie:Œuvre d'Auguste Rodin au musée d'Orsay Catégorie:Sculpture conservée au musée Rodin Catégorie:Œuvre d'Auguste Rodin au musée Rodin Catégorie:Sculpture conservée au Rodin Museum Catégorie:Œuvre d'Auguste Rodin au Rodin Museum