Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'armée de Terre française créé sous la Révolution à partir du régiment d'Orléans, un régiment français d'Ancien Régime.
Surnommé l’« As de pique » (division des As) pendant la guerre de 1914-1918, il sert actuellement de corps support aux personnels militaires affectés à la direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE).
Créations et différentes dénominations
: Tous les régiments prennent un nom composé du nom de leur arme avec un numéro d’ordre donné selon leur ancienneté. Le régiment d'Orléans devient le ci-devant Orléans. 1793 : Amalgamé il prend le nom de de première formation 1796 : Création de la de deuxième formation 1803 : Renommé d'infanterie de ligne 16 juillet 1815 : comme l'ensemble de l'armée napoléonienne, il est licencié à la Seconde Restauration : création de la légion du Doubs 1820 : la légion du Doubs devient le d'infanterie de ligne. 1887 : renommé d'infanterie 1914 : à la mobilisation, il forme le régiment d'infanterie 1923 : dissous 1939 : recréé 1940 : dissous 1987 : le régiment d' infanterie est recréé par changement d'appellation du des services ; il devient le régiment support de la DGSE.
thumb|right|150px|Insigne de béret de l'infanterie
Colonels / chefs de brigade
(*)Officiers ayant atteint par la suite le rang de Général de brigade
Historique des garnisons, combats et batailles Ancien Régime
ci-devant Orléans (1791-1793) L'ordonnance du janvier 1791 fait disparaître les diverses dénominations, et les corps d'infanterie ne sont désormais plus désignés que par le numéro du rang qu'ils occupaient entre eux. Ainsi, sont renommés. Les régiments sont toutefois largement désignés avec le terme ci-devant, comme d'infanterie ci-devant Orléans.
Révolution Française En janvier 1791 il se trouve au Quesnoy et durant son séjour, le régiment fut largement déserté par ses officiers qui émigrèrentHistoire de l'infanterie en France par Belhomme T3 . En même temps, un bataillon temporairement détaché à Maubeuge eut des affrontements sanglants avec le régiment suisse de Rheinach qui partageait avec lui la garnison de Maubeuge.
Guerres de la Révolution En février 1792, le régiment fut envoyé à Arras, puis, en mai, le partit pour Lorient, d’où il s’embarqua le 3 juin pour la Martinique. Ce bataillon avait laissé son dépôt à Quimper et, dès juillet, dut y réprimer de graves troubles provoqués par des membres réfractaires du clergé, troubles qui furent les premiers signes de l'incendie qui allait embraser les provinces de l'Ouest.
Lorsque les Autrichiens envahirent la Flandre, le se réfugia à Lille et participa activement à la défense de la ville puis à la bataille de Valmy. Après la levée du siège, il entra en Belgique, puis, après la déroute de Neerwinden, fut envoyé vers l’armée de la Moselle pour participer à l'expédition de Trèves. Il se trouvait au camp de Hornbach le 13 août 1793 lorsque les Autrichiens attaquèrent ce poste. Malgré la désertion, dès les premiers coups de feu, du colonel du régiment Jean-Joseph Doyen de Félix, le bataillon fit preuve d’un courage héroïque et sauva l’avant-garde de l’armée. Dans son rapport à la Convention, le général de Schauenburg déclara : « du s’est conduit avec autant de bravoure que son chef a montré de lâcheté. »
Passé en 1794 à l’armée des Ardennes sous le commandement du général Jourdan, le bataillon se distingua au siège de Charleroi, où 200 hommes assurèrent avec grand succès le service de sapeurs.
Peu après, le du d'infanterie de ligne (ci-devant Orléans) est amalgamé dans la 87e demi-brigade de première formation, et affecté à l'armée de Sambre-et-Meuse, avec : le de volontaires du Loiret et le de volontaires de la Côte-d'Or
Sous le commandement de Michel Silvestre Brayer, elle intégra, le 23 février 1796, la formation de la 78e demi-brigade de deuxième formation. Elle servit ensuite dans les armées d'Allemagne et d'Italie, participa aux campagnes de Rome et de Naples, défendit Gênes, puis fut incorporée en 1803 au 2e régiment d'infanterie de ligne.
Le du d'infanterie ci-devant Orléans n’est pas revenu des Antilles, mais son dépôt, resté en Bretagne, y a servi avec vigueur. Il est notamment mentionné pour ses actions aux combats de Sablé et de Craon en 1795. Le général Aubert-Dubayet déclara à propos du combat de Craon : . Ce dépôt rejoignit directement, le 17 février 1796, l’armée du Rhin et Moselle au sein de la de deuxième formation.
(1793-1796)
Guerres de la Révolution Lors du premier amalgame, le , la de première formation est formée avec les : du d'infanterie (ci-devant Viennois) de volontaires de la Corrèze de volontaires de Rhône-et-Loire
La demi-brigade fait les campagnes de l'an III et de l'an IV à l'armée du Nord et contribue lors de la seconde conquête de la Belgique et à celle de la Hollande à la bataille de Fleurus
Lors du second amalgame, elle est incorporée dans la de deuxième formation.
(1796-1803) Guerres de la Révolution La de deuxième formation est formée, le , par l'amalgame des : de première formation ( du d'infanterie (ci-devant Bretagne), de volontaires d'Eure-et-Loir et de volontaires de la Haute-Saône) de la de première formation ( du d'infanterie (ci-devant Roi), de volontaires de Rhône-et-Loire et de volontaires du Bas-Rhin) du d'infanterie (ci-devant Orléans) (Non amalgamé et qui devait former le noyau de la de première formation)
En 1796 et 1797, affectée à l'armée de Rhin-et-Moselle la se trouve aux batailles de Neuwied et de Biberach.
En 1798 et 1799, l'unité passe à l'armée d'Helvétie et se trouve engagée à Maienfeld, Martinsbruck, Remus, Sus, Zurich, Glaris, Klonthal, et Schwanden
En 1800 et 1801, la demi-brigade affectée à l'armée d'Italie participe aux batailles de Montebello et de Marengo.
(1803-1815) Guerres de l'Empire
Par décret du , le Premier Consul prescrit une nouvelle réorganisation de l'armée française. Il est essentiel de faire remarquer, pour faire comprendre comment, souvent le même régiment avait en même temps des bataillons en Allemagne, en Espagne et en Portugal, ou dans d'autres pays de l'Europe, que, depuis 1808, quelques régiments comptaient jusqu'à 6 bataillons disséminés, par un ou par deux, dans des garnisons lointaines et dans les diverses armées mises sur pied depuis cette date jusqu'en 1815. Ainsi, le d'infanterie de ligne est formé à 3 bataillons avec la , et de la de deuxième formation.
En 1805, le régiment est affecté à l'armée des côtes de Brest et prend à l'abordage deux corvettes anglaises.
De 1806 à 1808, le régiment fait partie du 7e corps de la Grande Armée et se trouve engagé en 1806 dans campagne de Prusse et de Pologne avec lequel il participe le 14 octobre 1806 à la bataille d'Iéna puis à la bataille de Pułtusk et le 8 février 1807 aux batailles d'Eylau, d'Ostrolenka et de Friedland ainsi qu'au siège de Dantzig.
En 1808, le régiment est envoyé en Espagne et est engagé en 1808 au siège de Saragosse et aux batailles de Lerins et de de Tudela, en 1809 au siège de Saragosse et à la bataille d'Alcañiz, en 1810 au siège de Tortose et en 1811 aux batailles de Sagonte et de Sangüesa et au siège de Valence.
En 1812, le participe à la campagne de Russie et se trouve aux batailles de Smoliani, Galopinski, et de Borisov.
En 1813 le régiment est renvoyé en Espagne et il est présent aux combats de Yecla et du col d'Ordal.
En 1814, une partie du régiment défend Barcelone..
En 1815, durant les Cent-Jours, le régiment est affecté à armée du Nord et, engagé dans la campagne de Belgique, il participe à la bataille de Ligny, puis à la bataille de Rocquencourt (1 bataillon).
Le 16 juillet 1815, comme l'ensemble de l'armée napoléonienne, il est licencié à la Seconde Restauration.
Légion du Gard (1815-1820)
Par ordonnance du , Louis XVIII crée les légions départementales. La légion du Doubs et la légion du Pas-de-Calais, qui deviendront le 44e régiment d'infanterie de ligne est créée en 1820, .
(1820-1882) En 1820 une ordonnance royale de Louis XVIII réorganise les corps de l'armée française en transformant les légions départementales régiments d'infanterie de ligne. Ainsi le d'infanterie de ligne est formé avec les bataillons de la légion du Doubs () et de la du Pas-de-Calais ( bis).
1820 à 1852
Une ordonnance du 1830 créé le et porte le régiment, complet, à .
De 1844 à 1849, le d'infanterie de ligne est envoyé en Algérie et il participe aux combats contre les Beni Ouragh.
Second Empire En 1859, durant la campagne d'Italie, le régiment est engagé dans la bataille de Solférino.
Durant la guerre franco-prussienne le régiment est à la du de l'armée du Rhin. Il combat le à Borny, le à Rezonville, et le à Saint Privat. Après la capitulation de Metz. Le dépôt du régiment est également bloqué dans Metz et la garnison est capturée le et fait prisonnier de guerre. Deux compagnies du sont à Thionville, également assiégée et capitulent le tandis que les deux autres compagnies du à Longwy le ..
Une partie du régiment, qui n'avait pas été fait prisonnier, participe le 23 septembre 1870 à l'affaire de Chieulles.
Reformé en tant que 44e régiment de marche, à Bourges le , à trois bataillons de six compagnies, il est affecté à la de la du d'armée, au sein de l'armée de la Loire, le régiment de marche est engagé le dans le combat de Ladon. La compagnie qui occupait le village est entièrement capturée.
De 1871 à 1914 Le dépôt est recréé à Angoulême le . Renforcé le 16 par du de ligne, il forme en et en des détachements envoyés aux , et régiments de marche. Le dépôt fusionne fin mars avec le de marche.
Le , le , dont fait partie le de marche, est transféré à l’armée de l'Est sous les ordres du général Bourbaki. Le il se trouve à la bataille de Villersexel, puis du 15 au à la bataille de la Lisaine et enfin le au combat de La Cluse, obligé de retraité, il entre en Suisse, ou il est interné.. En , le de marche devient le d'infanterie de ligne.
Lors de la réorganisation des corps d'infanterie de 1887, le forme le 151e régiment d'infanterie.
Première Guerre mondiale En 1914 : casernement Lons-le-Saunier, Montbéliard, d'infanterie, d’infanterie, d'armée. à la d’infanterie d' à , puis à la d’infanterie jusqu'en . 1914 : Bataille de Dornach. Le , le franchit la frontière d'Alsace et prend la commune Altkirch. Le , la prise de Mulhouse, le est engagé et prend la commune de Dornachhttp://tableaudhonneur.free.fr/44eRI.pdf. : Le est engagé vers Morcourt et Proyart, et repousse un ennemi sans cesse renforcé. : la retraite vers le sud commence. Première bataille de la Marne , les régiments se trouvent sous la protection des canons de Paris. , le régiment se bat vers Bouillancy. Le , le des arrière-gardes qui couvrent le passage de l'Aisne, les force à reculer et franchit la rivière à Vic-sur-Aisne, toute la division s'installe sur la rive droite. : au petit jour, les Allemands surprennent les unités en pleine relève ; un instant débordé, le régiment réussit à reprendre pied sur le plateau de Sainte-Léocade où il s'établit solidement suivant les ordres reçus.
1915 vignette|Carte postale adressée le 15/08/1915 par un caporal du 44e régiment, après avoir relevé des unités fortement éprouvées, le régiment passe sur la rive droite de l'Aisne, sur un terrain détrempé et bouleversé par l'artillerie. Dans la bataille de Crouy, les et escaladent les pentes abruptes du plateau de Crouy et enlèvent une partie des organisations allemandes, faisant de nombreux prisonniers. L'ennemi contre-attaque sans relâche avec des effectifs sans cesse renouvelés. Le est engagé vers le soir pour couvrir la droite du régiment un instant menacée. Mais, dans la nuit, ordre est donné d'occuper une ligne de repli et de repasser l'Aisne. Seconde bataille de Champagne. , le prend position vers Jonchery-sur-Suippe, et travail à l'organisation du terrain.