Suzanne Buisson, née Lévy, est une femme politique socialiste et une résistante française, née le dans le et morte en déportation à Auschwitz (Reich allemand, actuelle Pologne) le .

Biographie

Militantisme Née en 1883Archives de Paris en ligne, naissances arrt, Acte du 22/09/1883 avec mention marginale du décès (vue 22/31). au rue Marie-Éléonore-de-Bellefond à ParisDossin, 2018, p. 62-78., Suzanne Lévy passe son enfance à Dijon dans une famille modeste.. Elle revient à Paris à l'âge de , en 1899, pour travailler et subvenir aux besoins de sa famille. Là, elle fréquente l'université populaire Le Réveil située dans le et arrondissements, rue Marie-Stuart. En 1905, elle rejoint la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO), où elle continue de militer par la suite. Elle fait partie de la délégation de la SFIO lors du congrès de l'Internationale ouvrière socialiste à Vienne en 1931.

Veuve de guerre, en premières noces, de Charles Gibault, tué en 1914, elle se remarie en 1926 avec Georges Buisson, un des dirigeants de la CGT.

Elle est longtemps secrétaire du Comité national des femmes socialistes et rédactrice de la page des femmes dans l’hebdomadaire Le Populaire. Elle s'intéresse particulièrement à la place de la femme à l'époque, éternelle mineure, et considère qu'il faut .

Résistance Lors de l'exode de 1940, Suzanne Buisson quitte Paris avec son époux, Georges Buisson et se réfugie à Lyon. Après avoir rencontré Léon Blum, elle décide de renouer les contacts avec ses anciennes connaissances socialistes pour tenir tête à Philippe Pétain. Elle rejoint Libération-Sud et entre en contact avec L'Insurgé, un mouvement de résistance clandestin de la région lyonnaise. En 1941, elle cofonde le Comité d'action socialiste, dont elle est une des dirigeantes. En 1943, elle devient agent de liaison entre la zone occupée et la zone libre pour le compte du Parti socialiste clandestin, ainsi que chargée des relations avec le Parti communiste français.

Elle est arrêtée le à Lyon. Sa dernière adresse à Lyon est au 25 rue Marc BernardVoir, Klarsfeld, 2012.. On perd sa trace mais, grâce à une lettre de Marie-Louise Eymard, on sait qu'elle est enfermée à la prison Montluc. Selon cette dernière, Suzanne Buisson ne livre aucun secret lors de ses interrogatoires. Elle quitte la prison direction Fresnes le après avoir été torturée. Elle arrive finalement à Drancy le .

Juive et résistante, elle est déportée par le convoi , en date du vers Auschwitz. Personne ne sait ce qu'il lui est arrivée à son arrivée à Auschwitz mais elle n'est pas rentrée de déportation. thumb|Plaque en mémoire de Suzanne Buisson, érigée dans le square qui porte son nom ().

Hommages

Léon Blum lui a rendu hommage dans Le Populaire du : Le Populaire, 2 février 1946. Un square porte son nom dans le arrondissement de Paris.. Une école maternelle porte son nom à Châtenay-Malabry., Tremblay-en-France., Kremlin-Bicêtre. , Wahagnies. et à Narbonne Une résidence, dans le quartier de la Noue Caillet, porte son nom à Bondy.. Un espace naturel. à deux pas de la ville d'Issoudun aménagé pour la détente. Un jardin porte son nom dans le arrondissement de Lyon.. Une rue porte son nom à Vienne dans l'Isère

Notes et références

Voir aussi Bibliographie Nouvelle édition, mise à jour, avec une liste alphabétique des noms.FFDJF (Fils et Filles des Déportés Juifs de France), 2012.

Liens externes

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