Juan del Encina, né à Encina de San Silvestre (Salamanque) le et mort en , est un poète, musicien, compositeur et dramaturge espagnol ayant vécu à l'époque des Rois catholiques.

Biographie

Fils d'un cordonnier, son véritable nom était Juan de Fermoselle.

Il appartient, avec Juan de Anchieta entre autres, à la première époque de ce que l'on appelle l'école polyphonique castillane, une des plus importantes d'Espagne, et qui représente le meilleur de la tradition polyphonique de ce pays; il est considéré comme un des pères du théâtre espagnol. Il atteint des sommets dans ses gloses et villancicos.

Son lieu de naissance n'est pas bien connu. Certains auteurs le situent à Salamanque et d'autres dans un des villages de cette province qui contiennent le mot Encina dans leur nom comme Encina de San Silvestre ou La Encina.

Il étudie à l'Université de Salamanque, avec Nebrija. En 1492, il entre au service du second duc d'Albe don Fadrique de Toledo, à la cour duquel il est chargé d'organiser des fêtes et d'écrire des comédies et de la musique. En 1492 est représentée, pour la première fois, une de ses églogues au château de Alba de Tormes, la nuit de Noël.

Ne pouvant obtenir un poste de cantor à Salamanque, il part à Rome, où il réussit à être nommé cantor par le Pape Léon X. Il fait de nombreux voyages entre Rome et l'Espagne entre 1510 et 1519; vers 1518, il reçoit les ordres.

En 1519, il part en pèlerinage à Jérusalem où il chante sa première messe. Finalement, il se fixe à León pour être prieur de la cathédrale.

Il serait mort vers 1533 à Salamanque.

Œuvres

En 1492, il donne une pièce dramatique Triunfo de la fama qui commémore la chute de Grenade. En 1496, il publie son Cancionero, une collection de poèmes dramatiques et lyriques.

Son Cancionero est précédé par un traité en prose (Arte de trobar) sur la condition de l'art poétique en Espagne. Ses quatorze pièces dramatiques marquent une transition entre les drames religieux et les pièces purement profanes. L' Aucto del Repelón et l' Égloga de Fileno dramatisent les aventures de bergers ; cette dernière pièce, de même que Plácida y Vitoriano, est très influencée par la Célestine.

Villancicos

Hermitaño quiero ser No quiero tener quererMusique anonyme attribuée à Enzina. No quiero que me consienta Partístesos, mis amores Todos los bienes del mundo Pues que ya nunca nos veis El que tal señora tiene Pues que mi triste penar Caldero y llave, madona Más quiero morir por veros Partir, coraçón, partir Revelóse mi cuidado No tienen vado mis males Tan buen ganadico Ay, triste, que vengo O, castillo de Montanges ¡Cucú, cucú, cucucú! Ya no quiero tener fe Congoxa más que crüel Razón que fuerça no quiere Serviros i bien amaros Fata la parte Pues no te duele mi muerte Pues amas, triste amador No se puede llamar fe Si abrá en este baldrés Ya no quiero ser vaquero Paguen mis ojos, pues vieron Para verme con ventura Ya no spero qu'en mi vida Ya cerradas son las puertas Amor con fortuna Vuestros amores é, señora

Romances Yo me estava reposando Señora de hermosura Una sañosa porfía

Romance a diálogo (Romance dialoguée) Pésame de vos, el conde

Canciones (Chansons) Pues que jamás olvidaros Es la causa bien amar Los sospiros no sosiegan Mortal tristura me dieron Más vale trocar (placer por dolores, que estar sin amores) [« mieux vaut échanger le plaisir pour les douleurs que de vivre sans amours »] : Cancionero Musical de Palacio alias Cancionero de Barbieri (Madrid, Biblioteca Real Voir les informations et le texte complet joints à cette version : . Une autre belle version avec des instruments andins de cette canción ou cantata: .. Cette pièce, une de ses plus célèbres et des plus jouées est parfois nommée canción, parfois classée comme « cantate ».)

Vegadas Ya soy desposado Una amiga tengo, hermano Antonilla es desposada Quédate, carillo, adiós

Villancicos a diálogo Romerico, tú que vienes Dezidme, pues sospirastes Pedro, bien te quiero Remediad, señora mía Pelayo, ten buen esfuerço

Dezir y cantar Despierta, despierta tus fuerças, Pegaso Triste España sin ventura A tal pérdida tan triste

Cantates ¿Qu'es de tí, desconsolado? Levanta, Pascual, levanta ¿A quién devo yo llamar? Por vnos puertos arribaMusique de Antonio Ribera. ¿Quién te traxo, cavallero? Mi libertad en sossiego Si amor pone las escalas Soy contento, vos servida Más vale trocar (voir aussi : « Canciones (Chansons) ») Aye triste que vengo ¡O, Reyes Magos benditos! Por muy dichoso se tenga Pues que tú, Reyna del cielo El que rige y el regido

Villancicos bipartidos Nuevas te trayo, carillo Dacá, baylemos, carillo

Villancicos de Églogas Ninguno cierre las puertas Gran gasajo siento yo Gasagémonos de huzia Oy comamos y bevamos

Notes et références Notes

Références

Annexes Bibliographie . . . .

Articles connexes Cancionero d'Uppsala Musique de la Renaissance

Liens externes

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