Marie Gillain, née le à Rocourt (Liège) est une actrice belge.
Elle est révélée à 16 ans, en 1991, pour son rôle dans le film Mon père, ce héros, qui lui vaut d’être nommée pour le César du meilleur espoir féminin. En 1995, son rôle dans L’Appât est salué par le public et par la critique. Il lui vaut une nouvelle nomination pour le César du meilleur espoir féminin et le prix Romy-Schneider en 1996.
Elle enchaîne par la suite les projets au cinéma dans des registres aussi variés que la comédie, le drame, l’aventure ou le policier, et sera nommée pour le César de la meilleure actrice pour ses rôles dans Le Bossu (1997) et Toutes nos envies (2011).
Elle se consacre également au théâtre. En 2015, elle remporte le Molière de la comédienne dans un spectacle de théâtre privé pour La Vénus à la fourrure.
Biographie Enfance et débuts Marie Gillain passe son enfance en Belgique au lieu-dit Fêchereux, près du village de Neufchâteau faisant partie de la commune de Dalhem dans le Pays de Herve. Elle fait ses études au collège Saint-Louis de Liège.
Comme elle l'a elle-même souligné, elle a une enfance simple et heureuse au contact de la nature : Guillaume Narduzzi, "Marie Gillain : Ses filles Dune et Véga aussi belles qu'elle, son compagnon Christophe dévoile des photos", Purepeople, publié le 28 décembre 2022, https://tendances.orange.fr/culture-pop/people/article-marie-gillain-ses-filles-dune-et-vega-aussi-belles-qu-elle-son-compagnon-christophe-devoile-des-photos-CNT000001WpBtp.html. Cette simplicité sera pour elle une force, lorsqu'elle sera exposée comme actrice.
Très jeune, elle se passionne pour l’univers du spectacle et participe durant son adolescence à un atelier d’expression théâtrale. C’est en 1989 qu’elle tente sa chance dans le monde du cinéma. Alors âgée de 14 ans, elle passe des essais pour L'Amant, de Jean-Jacques Annaud et n'est finalement pas retenue.
Révélation critique (années 1990) Marie Gillain attend un an avant sa révélation dans Mon père, ce héros, film où elle joue aux côtés de Gérard Depardieu et qui lui vaut sa première nomination aux César. Elle joue en Belgique, sa terre natale, pour son deuxième film, Marie, en 1993. Cette année est marquée par sa rencontre avec Bertrand Tavernier, qui lui propose de tourner dans son film suivant, L'Appât. Ce rôle, qui lui vaut le prix Romy-Schneider et une nouvelle nomination aux César, marque un tournant dans sa carrière cinématographique. Elle devient une actrice à suivre, et sa carrière est bien lancée.
Cette année de reconnaissance cinématographique est pourtant marquée par une première grande expérience au théâtre : elle incarne Anne Frank dans une adaptation signée Frances Goodrich et Albert Hackett.
L'année 1997 voit l'actrice confirmer son nouveau statut au cinéma, elle est dirigée par Paolo et Vittorio Taviani dans la co-production franco-italienne Les Affinités électives. Elle donne la réplique à André Dussollier et Fabrice Luchini pour la comédie dramatique Un air si pur..., écrite et réalisée par Yves Angelo ; et enfin incarne Aurore de Nevers, à nouveau aux côtés de Luchini, et de la star du moment, le Suisse Vincent Perez, pour la grosse production Le Bossu, réalisée par Philippe de Broca.
Elle s'aventure ensuite dans un cinéma moins populaire : d'abord en acceptant un rôle secondaire dans une production italienne, Le Dîner, sorti en 1998, réalisé par Ettore Scola et porté par l'interprétation de Fanny Ardant ; puis en portant elle-même une co-production européenne, Le Dernier Harem, co-écrit et réalisé par le réalisateur turco-italien Ferzan Ozpetek.
Elle revient ensuite à des productions françaises.
Progression discrète (années 2000) vignette|redresse=0.8|Marie Gillain au festival de Cannes 2006.
En 2000, alors âgée de 25 ans, Marie Gillain opère un retour discret dans le cinéma français, en faisant confiance à un inconnu, Emmanuel Mouret, pour son premier long-métrage en tant que scénariste/réalisateur, la comédie romantique décalée, Laissons Lucie faire !. Elle revient vraiment sur le devant de la scène l'année suivante avec la comédie potache Absolument fabuleux, adaptation de la série britannique éponyme par Gabriel Aghion, avec Nathalie Baye et Josiane Balasko dans les rôles principaux. Enfin, elle retrouve Fabrice Luchini pour la comédie de mœurs Barnie et ses petites contrariétés, de Bruno Chiche. Elle y joue Margot, la charmante et légère amante du personnage principal (incarné par Luchini).
En 2002, elle revient au théâtre pour un projet attendu : elle est dirigée par John Malkovich dans la pièce Hystéria, de Terry Johnson, au théâtre Marigny.
À la suite du flop critique de Ab Fab, elle revient vers le drame pour ses projets suivants : en 2002, c'est Bertrand Tavernier qu'elle retrouve, en tenant l'un des rôles principaux de son ambitieux drame historique Laissez-passer, qui raconte le quotidien du tournage de films durant l'Occupation. En 2003, c'est Cédric Klapisch , tout juste sorti du succès de L'Auberge espagnole, qui la dirige, face à Vincent Elbaz, dans Ni pour ni contre (bien au contraire). En 2004, elle joue le premier rôle de la comédie dramatique Tout le plaisir est pour moi, première réalisation d'Isabelle Broué. En 2005, elle seconde Emmanuelle Béart et Karin Viard dans L'Enfer, premier essai français du réalisateur d'origine bosniaque Danis Tanović.
L'année 2007 est très prolifique : elle revient d'abord à la comédie en partageant, avec celui qui est alors un quasi-inconnu, Gilles Lellouche, l'affiche de la comédie décalée Ma vie n'est pas une comédie romantique, co-écrite et réalisée par Marc Gibaja ; puis elle fait partie de la distribution chorale de la comédie dramatique Fragile(s), de Martin Valente, notamment menée par Jacques Gamblin et François Berléand ; elle s'aventure ensuite dans un registre noir en étant dirigée par Régis Wargnier dans son thriller Pars vite et reviens tard, avec un José Garcia à contre-emploi ; elle tient enfin le premier rôle féminin, face à Guillaume Canet, dans le polar La Clef, de Guillaume Nicloux.
En 2008, elle remplace au débotté Laura Smet en rejoignant le casting féminin « quatre étoiles » réuni par Jean-Paul Salomé pour son film historique Les Femmes de l'ombre, une grosse production qui ne convainc pas la critique. Puis elle donne la réplique au musicien Cali dans son premier rôle au cinéma, avec la comédie dramatique Magique, de Philippe Muyl. Elle fait ensuite partie de la bande formée par Pierre Jolivet pour sa fausse suite La Très Très Grande Entreprise.
En 2009, elle prête ses traits à Adrienne Chanel, la sœur de Coco Chanel, incarnée par Audrey Tautou pour le biopic Coco avant Chanel, co-écrit et réalisé par Anne Fontaine. Si Tautou est la star du film, Gillain prépare son retour au premier plan avec son projet suivant.
Reconnaissance sur les planches (années 2010) vignette|redresse=0.8|Marie Gillain au déjeuner des nommés des César 2012.
En 2011, Marie Gillain incarne Claire, l'héroïne du film de Philippe Lioret Toutes nos envies aux côtés de Vincent Lindon, ce qui lui vaut une nouvelle nomination pour le César de la meilleure actrice. Elle enchaîne avec le premier film de François-Xavier Vives, Landes, avec pour partenaires Jalil Lespert et Miou-Miou. En décembre de la même année, elle est membre du jury des courts métrages au Festival de Marrakech, présidé par Sigourney Weaver.
En 2014, elle participe à la comédie de mœurs Valentin Valentin, de Pascal Thomas.
Entre 2014 et 2015, elle se consacre au théâtre : elle joue d'abord Lapin blanc, lapin rouge, de Nassim Soleimanpour, au théâtre Le Public, de Bruxelles. Puis elle incarne surtout l'héroïne de La Vénus à la fourrure, une pièce de David Ives, mise en scène par Jérémie Lippmann, et présentée au théâtre Tristan-Bernard, à Paris. Sa couverture du magazine Lui , où elle pose seins nus, en et d'excellentes critiques attirent les regards sur la pièce. Le , à l'âge de 40 ans, elle obtient le Molière de la comédienne.
C'est au théâtre qu'elle persiste : en 2016, elle est à l'affiche de Constellations de Nick Payne, mise en scène par Marc Paquien, et jouée au théâtre du Petit Saint-Martin. La même année, le long-métrage dont elle est la tête d'affiche, Mirage d’amour avec fanfare, d'Hubert Toint, passe inaperçu.
Participation à des festivals En 2020 elle est membre du jury du Festival international du film de Saint-Jean-de-Luz, sous la présidence de Xavier Legrand.
En 2014, elle est membre du jury du Festival international du film policier de Beaune.
En , elle est membre du jury du Festival du film francophone d'Angoulême présidé par Jean-Hugues Anglade.
En , elle fait partie du jury de Benoît Jacquot lors du Festival du cinéma américain de Deauville.
En , elle préside le jury du Festival de la fiction TV de La Rochelle.
Elle est membre du jury lors du Festival Biarritz Amérique latine 2018, sous la présidence de Laurent Cantet.
En 2019, elle est membre du jury du Festival international du film fantastique de Gérardmer.
En 2024, elle est membre du jury de la compétition international lors du Festival du film de Pauillac, sous la présidence de Michele Laroque.
Engagements Marie Gillain signe un contrat avec la maison Lancôme en 1998, puis en 2005 avec la marque de joaillerie Piaget pendant plusieurs années.
Depuis 2008, elle est ambassadrice bénévole de l'organisation non gouvernementale Plan International Belgique qui milite en faveur des enfants dans les pays en développement« Marie Gillain », planbelgique.be (consulté le 20 février 2018)..
Vie privée Marie Gillain a deux enfants : Dune, née en 2004 d'une union avec le musicien Martin Gamet« Marie Gillain maman d'une petite Dune », Olivier Pirard, La Dernière Heure.be, 16 avril 2004., et Vega, née en 2009 de son union avec l'acteur franco-italien Christophe d'Esposti.
Filmographie Cinéma 1991 : Mon père, ce héros de Gérard Lauzier : Véronique « Véro » Arnel 1993 : Marie de Marian Handwerker : Marie 1995 : L'Appât de Bertrand Tavernier : Nathalie 1996 : Les Affinités électives (Le affinità elettive) de Paolo et Vittorio Taviani : Ottilia 1997 : Un air si pur... d'Yves Angelo : Julie d'Espard 1997 : Le Bossu de Philippe de Broca : Aurore 1998 : Le Dîner (La cena) d'Ettore Scola : Allieva 1999 : Le Dernier Harem (Harem suare) de Ferzan Özpetek : Safiye 2000 : Laissons Lucie faire ! d'Emmanuel Mouret : Lucie 2001 : Absolument fabuleux de Gabriel Aghion : Safrane 2001 : Barnie et ses petites contrariétés de Bruno Chiche : Margot 2002 : Laissez-passer de Bertrand Tavernier : Olga 2003 : Ni pour ni contre (bien au contraire) de Cédric Klapisch : Caty 2004 : Tout le plaisir est pour moi d'Isabelle Broué : Louise 2005 : L'Enfer de Danis Tanović : Anne 2007 : Ma vie n'est pas une comédie romantique de Marc Gibaja : Florence Baron 2007 : Fragile(s) de Martin Valente : Nina 2007 : Pars vite et reviens tard de Régis Wargnier : Marie 2007 : La Clef de Guillaume Nicloux : Audrey 2008 : Les Femmes de l'ombre de Jean-Paul Salomé : Suzy 2008 : Magique de Philippe Muyl : Betty 2008 : La Très Très Grande Entreprise de Pierre Jolivet : Mélanie 2009 : Coco avant Chanel de Anne Fontaine : Adrienne Chanel 2011 : Toutes nos envies de Philippe Lioret : Claire Conti 2012 : Landes de François-Xavier Vives : Liena 2014 : Valentin Valentin de Pascal Thomas : Claudia Livorno 2016 : Mirage d’amour avec fanfare d'Hubert Toint : Hirondelle 2021 : Mystère de Denis Imbert : Anna 2022 : Goliath de Frédéric Tellier : Audrey 2022 : Les Cadors de Julien Guetta : Alexandra 2023 : Les Choses simples d'Éric Besnard : Camille 2023 : Quand tu seras grand d'Andréa Bescond et Éric Métayer : Elisa 2023 : Le Petit Blond de la Casbah d'Alexandre Arcady : Dinah 2024 : Maria de Jessica Palud : Marie-Christine 2025 : Une place pour Pierrot d'Hélène Médigue : Camille 2026 : Les Héros du Louvre d'Élie Chouraqui : Lucie
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