L'ouvrage du Coucou, appelé aussi Mont-du-Coucou, est un ouvrage fortifié de la ligne Maginot, situé sur la commune de Kemplich, dans le département de la Moselle.
C'est un petit ouvrage d'infanterie, comptant deux blocs. Construit à partir de 1930, il a été épargné par les combats de
Position sur la ligne Faisant partie du sous-secteur de Hombourg-Budange dans le secteur fortifié de Boulay, l'ouvrage du Coucou, portant l'indicatif A 20, est intégré à la « ligne principale de résistance » entre la casemate CORF d'intervalle de Veckring Sud (C 56) et le blockhaus RFM de Langlangt (Bb 39)Le niveau de protection d'une casemate de la ligne Maginot dépend de son modèle et de sa période de construction. De 1928 à 1935 sont construits les modèles les plus puissamment protégés : les casemates et ouvrages CORF (Commission d'organisation des régions fortifiées), avec des murs et dalles épais jusqu'à de béton). Puis viennent à partir de 1935 les blockhaus MOM (main-d'œuvre militaire), avec de de béton, avec des modèles très variés selon la région : RFM (région fortifiée de Metz), RFL (région fortifiée de la Lauter), , , et RM (région militaire). Les MOM les plus protégés sont appelés FCR (fortification de campagne renforcée). De 1937 à 1940, le STG (Service technique du Génie) standardise les constructions, avec une protection de de béton., à portée de tir des canons des gros ouvrages d'une part du Hackenberg (A 19) plus au nord-ouest et d'autre part du Mont-des-Welches (A 21) et du Michelsberg (A 22) plus au sud-est.
L'ouvrage est placé sur la cote 297, appelée le mont du Coucou, surplombant la vallée de l'Anzeling (Anzelingerbach, un affluent de la Nied).
Description L'ouvrage est composé en surface d'un seul bloc de combat et d'un bloc d'entrée, avec en souterrain un magasin à munitions (M 2), une usine électrique, une caserne, une cuisine, des latrines, un poste de secours, des PC, des stocks d'eau, de gazole et de nourriture, des installations de ventilation et de filtrage de l'air, le tout relié par une galerie profondément enterrée. L'énergie est fournie par deux groupes électrogènes, composés chacun d'un moteur Diesel GVU 33 (fournissant à 750 tr/min)La SGCM, Société générale de constructions mécaniques, construisait des moteurs de marine à La Courneuve sous licence MAN. Les moteurs SGCM GVU 33 du Coucou ont trois cylindres, chacun avec de cylindrée (un alésage à 200 mm et une course de 330 mm). couplé à un alternateur, complétés par un petit groupe auxiliaire (un moteur 1 PJ 65, de à )Le nom du petit moteur Diesel CLM 1 PJ 65 correspond au fabricant (la Compagnie lilloise de moteurs, installée à Fives-Lille), au nombre de cylindre (un seul fonctionnant en deux temps, mais avec deux pistons en opposition), au modèle (PJ pour « type Peugeot fabriqué sous licence Junkers ») et à son alésage ( de diamètre, soit de cylindrée). servant à l'éclairage d'urgence de l'usine et au démarrage pneumatique des gros diesels. Le refroidissement des moteurs se fait par circulation d'eau.
Il a un équipage théorique de 116 hommes et 3 officiers. Le projet de second cycle envisageait la construction d'un observatoire accessible depuis la caserne. En outre, un abri de surface du même nom est relié par galerie à l'ouvrage.
Le bloc 1 est une casemate d'infanterie double, flanquant vers le nord et vers le sud. Elle est armée avec deux créneaux mixtes pour JM/AC 37 (jumelage de mitrailleuses et canon antichar de ), deux autres créneaux pour JM, une tourelle de mitrailleuses et deux cloches GFM (guetteur fusil-mitrailleur).
Le bloc 2 sert d'entrée, il est armé avec un créneau JM/AC 37 et une cloche GFM.
Histoire
L'ouvrage aujourd'hui Revendu par l'armée française et propriété privée, l'ouvrage existe encore aujourd'hui dans son intégralité.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie . . .
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Articles connexes
PO COU