Gérard Larcher, né le à Flers (Orne), est un homme politique français. Membre du RPR, de l'UMP puis de LR, il est président du Sénat de à et depuis .
Maire de Rambouillet de à et sénateur des Yvelines à partir de , il est vice-président du Sénat de à , puis président de la commission des Affaires économiques et du Plan de la chambre haute de à . Il est ensuite, entre et , ministre délégué au Travail dans les gouvernements Raffarin III et Villepin.
En , après avoir battu l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin lors d'une primaire interne à son groupe, il est élu à la présidence du Sénat. Défait par le socialiste Jean-Pierre Bel à la suite de la victoire de la gauche aux élections sénatoriales de 2011, il retrouve trois ans plus tard la présidence de la haute assemblée, à laquelle il est réélu en , et .
Situation personnelle
Origines, famille et études Gérard Philippe René André Larcher est issu d'une famille catholique. Son père, Philippe Larcher, maire de Saint-Michel-des-Andaines dans l'Orne, était propriétaire d'une usine de textile et éleveur de chevaux de selle et de vénerie...
Envoyé en pensionnat chez les Eudistes, Gérard Larcher se convertit plus tard au protestantisme. en épousant en secondes noces Christine Weiss, une amie d'enfance de confession luthérienne, avec laquelle il a trois enfants : Aymeric, Dorothée et Charlotte..
Après avoir obtenu son baccalauréat à l'institution Sainte-Marie de Caen, il s'inscrit dans une classe préparatoire aux écoles nationales vétérinaires ("prépa véto") au lycée Louis-Thuillier à Amiens. Il intègre ensuite l'École nationale vétérinaire de LyonRéforme, 3292, 23-29 octobre 2008., dont il est diplômé en 1973. Passionné par la chasse., il soutient sa thèse d'exercice, intitulée Contribution à l'étude des chiens de grande vénerie : « Le Poitevin ».. Il effectue ensuite son service militaire à la caserne de la garde républicaine à Paris.
Il est souvent présenté comme membre de la franc-maçonnerie, mais il dément cette appartenance..
Carrière professionnelle Gérard Larcher est docteur vétérinaire, et travaille aux soins des chevaux pendant .. Par ailleurs, il atteint un niveau de compétition en saut d'obstacles et concours complet. Il travaille, de 1974 à 1979, au haras national du Pin, en Normandie, au sein de l'équipe de France de sports équestres, qu'il suit lors de sa victoire aux Jeux olympiques d'été de 1976 à Montréal (Canada)Marc André. « Les réseaux de Gérard Larcher », L'Expansion, décembre 2006.. Il arrête cette activité en 1979, après être devenu conseiller municipal de Rambouillet. Il est ensuite correspondant de la Fédération équestre internationale, jusqu'en 1983« La biographie de Gérard Larcher », Le Nouvel Observateur, 18 mars 2009.. Il interrompt sa carrière professionnelle après avoir été élu sénateur.
Passions et hobbies Passionné d'équitation, Gérard Larcher aime également la pêche en mer, notamment à l'Île-de-Batz, où sa famille possède une maison depuis plus de ..
Il est également un passionné de la voiture 4L depuis son enfance, un modèle de voiture qu'il a révélé encore posséder lors du de ce modèle emblématique de Renault, en 2021..
Parcours politique De Rambouillet au Sénat vignette|gauche|alt=|Gérard Larcher avec Jean-René Lecerf . Gérard Larcher s'engage au sein des jeunes gaullistes et à l’Union pour la nouvelle République – Union démocratique du travail (UNR-UDT) dès le lycée« Déclaration de M. Gérard Larcher, président du Sénat, dans Réforme du 27 octobre 2008, sur son attachement au protestantisme et à la laïcité, son engagement dans la vie politique et la conception de son rôle comme président du Sénat », vie-publique.fr, 2008.. Il intègre le RPR lors de sa création, en 1976. Proche de Charles Pasqua, il entre dans les années 1990 au bureau politique, puis au comité politique du parti gaulliste.
Il est tout d'abord conseiller municipal de Rambouillet à partir de 1979. Après la victoire de la gauche à l'élection présidentielle de 1981, sa femme l'incite à se lancer véritablement en politique. Élu maire de Rambouillet à la suite des élections municipales de 1983 au cours desquelles il a notamment affronté Christine Boutin, il est constamment réélu, recueillant jusqu'à 71 % des voix dès le premier tour des municipales de 2001.. À ce poste, Gérard Larcher poursuit la construction de logements sociaux, lance la création d'une nouvelle zone d'activité intercommunale consacrée à l'industrie cosmétique et d'un village culturel hébergeant des troupes d'artistes. Lorsqu'il abandonne son mandat de maire au profit de son premier adjoint Jean-Frédéric Poisson, lors de sa nomination au gouvernement en 2004, le taux de chômage à Rambouillet est inférieur à 5 %.
De 1985 à 1992, il exerce les fonctions de conseiller régional d'Île-de-France..
Il est élu sénateur dans le département des Yvelines le . Réélu le , il exerce plusieurs fonctions importantes au Sénat : secrétaire de 1989 de 1995, vice-président de 1997 à 2001, président de la commission des Affaires économiques et du Plan de 2001 à 2004. Il est aussi rapporteur de la commission spéciale chargée d'examiner le projet de loi d'orientation pour l'aménagement et le développement du territoire en 1994..
Ministre sous Jacques Chirac Bien qu'ayant préféré Édouard Balladur à Jacques Chirac au moment de l'élection présidentielle de 1995., Gérard Larcher est nommé ministre délégué aux Relations du Travail dans le troisième gouvernement de Jean-Pierre Raffarin (2004-2005), puis ministre délégué à l'Emploi, au Travail et à l'Insertion professionnelle des jeunes dans le gouvernement de Dominique de Villepin (2005-2007). D'après Jean-Christophe Le Duigou, un dirigeant de la CGT, il est .. Il est réputé pour être un homme d'écoute et de consensus, participant longuement aux négociations avec les partenaires sociaux, dont il est proche.
Redevenant maire de Rambouillet en , il conserve ses fonctions après les élections municipales de 2008, lors desquelles sa liste obtient 57,7 % des suffrages au premier tour..
Après avoir décliné l'offre de Nicolas Sarkozy qui souhaitait le nommer ministre de l'Agriculture.., il redevient sénateur le , à la suite de la démission de la sénatrice Adeline Gousseau..
Régulièrement consulté sur les questions sociales par le président Sarkozy, il préside la commission spéciale sur la loi de modernisation de l'économie à partir de .. Le , Gérard Larcher, ancien président de la Fédération hospitalière de France, remet au chef de l'État un rapport sur la réforme hospitalière. Il préconise entre autres le regroupement d'établissements, dans le but de ramener les hôpitaux publics à l'équilibre budgétaire en 2012, alors qu'ils affichent un déficit cumulé de 800 millions d'euros chaque annéeCe rapport préconise plusieurs mesures dont : le regroupement d'hôpitaux pour mutualiser les moyens. Ces regroupements pourraient se faire dans le cadre de communautés hospitalières de territoire (CHT), encouragés par l'allocation prioritaire aux CHT des crédits d'investissement du plan hôpital 2012. Dans ces CHT, les établissements de grande taille assureraient les soins de pointe, et les hôpitaux locaux de petite taille concentreraient leurs activités dans les soins de suite et la gériatrie. 300 CHT seraient ainsi créés, regroupant le millier d'établissements hospitaliers actuels. une gouvernance renforcée exercée par un directeur aux pouvoirs étendus. Le conseil d'administration des établissements hospitaliers serait transformé en conseil de surveillance et le président du conseil de surveillance du CHT ne serait plus systématiquement le maire de la commune. une évolution du statut des praticiens hospitaliers (PH), qui obtiendraient une rémunération supplémentaire en fonction de leur activité. une incitation pour les cliniques privées à participer aux missions de service public (permanence des soins, accueil des démunis)..
Premier mandat de président du Sénat vignette|redresse|gauche|alt=|Gérard Larcher , durant son premier mandat à la présidence du Sénat.
Dès son départ du gouvernement, les médias prêtent à l'ancien ministre l'intention de briguer la présidence du Sénat.. Il est le premier à déclarer publiquement sa candidature à la succession de Christian Poncelet, le ..
Lors d'une primaire interne organisée par le groupe UMP le , Gérard Larcher est largement désigné candidat représentant du groupe UMP à la présidence du Sénat, contre l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin et le maire de Compiègne, Philippe Marini.. Il est élu président du Sénat le suivant, avec 173 voix, contre 134 à Jean-Pierre Bel (SOC), 19 à René Garrec (UMP) et 2 à Jean-Pierre Raffarin (UMP).. Dans le discours qu'il prononce à la suite de sa victoire, le nouveau président de la chambre haute enjoint à ses collègues de « faire de [leur] institution la maison des élus locaux et des collectivités territoriales », tout en déplorant le fait que celle-ci soit critiquée « à partir de caricatures ou d'informations tronquées » ; dans un souci d'exemplarité, Gérard Larcher « [s]'engage à la transparence » « Séance du 1er octobre 2008 (compte rendu intégral des débats) », site officiel du Sénat..
Le , il annonce la baisse de 30 % de ses indemnités, ainsi que celle des trois questeurs du Sénat.. Selon L'Express, le cabinet de Gérard Larcher a réduit ses dépenses de 44,45 % au cours de l'année 2009« Rigueur sénatoriale », L'Express, 13 septembre 2009.. Durant son mandat, il mène la plus importante réorganisation du Sénat depuis 1958, en réformant notamment les systèmes de rémunérations, retraites et privilèges des sénateurs (fin des grosses retraites et des prêts immobiliers à 0 %, réduction du parc automobile, suppression du deuxième appartement de fonction du président du Sénat). En , il se félicite d’être le premier président de la haute assemblée à ne pas avoir demandé à l'État d'augmenter le budget du Sénat.
Comme prévu, les élections sénatoriales de septembre 2011 sont favorables à la gauche, qui obtient 177 sièges contre 171 à la droite et au centre-droit« L'UMP explique sa défaite au Sénat par ses divisions », Le Monde, 26 septembre 2011.. C'est la première fois, sous la République, qu'une alternance se produit à la chambre haute.. Soucieux de défendre son bilan, Gérard Larcher annonce rapidement être candidat à un nouveau mandat malgré la défaite de son camp.. Le suivant, il obtient 134 voix contre 179 pour Jean-Pierre Bel, qui devient ainsi le premier président socialiste de l'histoire du Sénat..
Sur les bancs de l'opposition sénatoriale Après avoir perdu le du Sénat, Gérard Larcher intègre la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées de la chambre haute, présidée par le socialiste Jean-Louis Carrère.
Le , il entre au conseil d'administration du domaine national du château de Chambord à la suite d'un arrêté gouvernemental publié au Journal officiel.. Sa nomination comme président de ce conseil est approuvée dès le lendemain par le Conseil des ministres..
Lors du congrès de l'UMP de novembre 2012, il soutient la candidature de l'ancien Premier ministre François Fillon pour la présidence du parti face à celle du secrétaire général sortant, Jean-François Copé....
Après avoir renoncé à briguer un nouveau mandat de maire à Rambouillet lors des élections municipales de , Gérard Larcher annonce très tôt son intention de retrouver la présidence du Sénat à l'issue des élections sénatoriales du mois de suivant.. Il nourrit cette ambition dès sa défaite face à Jean-Pierre Bel, en ..
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