Madeleine Colin, née le , à Paris et morte le à Valence-d'Agen, est une militante de la Fédération CGT des PTT. Lors du Congrès de la CGT, tenu en , elle est élue membre du Bureau confédéral de la CGT. Elle quitte cette instance en 1969. Elle a dirigé, de 1955 à 1975, le mensuel féminin syndical Antoinette.
Biographie Issue d'un milieu « petit-bourgeois » parisien, écrit-elle dans son livre autobiographiqueTraces d'une vie, auto édité, Paris, 1989. Le livre a été réédité par les éditions de la Vie ouvrière, CGT, Madeleine Colin commence à travailler aux PTT en 1925 : reçue au concours des , elle est affectée au Central téléphonique parisien Gutemberg-Louvre, puis au central Daumesnil à Vincennes. En 1928, elle se marie et donne naissance à une fille deux ans plus tardSlava Liszek, Marie Guillot, de l’émancipation des femmes à celle du syndicalisme, L’Harmattan, 1994. À la suite des événements de , elle s'inscrit dans le courant qui porte au pouvoir le Front populaire. Lectrice de la presse de gauche, elle adhère une première fois à la CGT. Durant l'Occupation allemande elle effectue quelques actes de résistanceSelon Madeleine Colin dans ses mémoires. Militante modeste, il semble qu'elle minimise son rôle dans la Résistance. Voir sa notice biographique dans : Dictionnaire biographique Mouvement ouvrier, Mouvement social, tome 3, éditions de l'atelier, Paris, 2007. individuelle mais non sans danger. À la Libération, d'un même mouvement, elle réadhère à la CGT et s'engage au Parti communiste français. À la suite de sa participation active aux grèves de l'automne 1947, elle est sanctionnée par un déplacement administratif. En 1950, elle accède au bureau fédéral de la Fédération des PTT. Le rôle de premier plan qu'elle tient lors du vaste mouvement gréviste d'août 1953, intervenant notamment dans les services où la main d'œuvre féminine est nombreuse, tel celui des Chèques postaux, la fait remarquer par les dirigeants de la Confédération. Elle entre à la CA (Commission administrative) de la CGT en 1953.
Lors du du syndicat, en , elle est élue secrétaire confédérale au Bureau confédéral de la CGT. Elle est responsable de la politique syndicale vers les femmes. Elle crée, dès sa prise de fonction, Antoinette, un organe mensuel syndical destinée aux femmes. Cette revue devient, au fil des années, un organe largement diffusé au sein des entreprises, abordant sous des angles novateurs, les questions féminines. Madeleine Colin quitte le bureau confédéral en , mais reste directrice d'Antoinette, jusqu'en 1975 : le magazine féminin de la CGT se trouve, au seuil des années 1970, en adéquation avec les revendications du mouvement des femmes. En ce domaine, il devance une évolution plus lente de l'ensemble de la CGT. Christiane Gilles succède à Madeleine Colin, et continue l'impulsion donnée par elle au journal et au secteur féminin de la Centrale syndicale.
Madeleine Colin a été membre du comité central du Parti communiste français de 1956 à 1959.
Publications Ce n'est pas d'aujourd'hui, femmes, syndicats, luttes de classe : éditions sociales, Paris, 1975. Traces d'une vie dans la mouvance du siècle, Paris, auto-édition, 1990.
Notes et références
Voir aussi
Articles connexes
Rose Étienne Simone Troisgros Marcelle Dehareng Germaine Guillé Olga Tournade
Bibliographie Articles parus dans le Relais, bulletin de l'Institut CGT-PTT d'Histoire sociale, numéros 9 et 10, 2001. Les Cahiers de l'IHS-CGT, , : "Madeleine Colin, une grande dame". Le Maitron, Dictionnaire biographique, mouvement ouvrier, mouvement social, Les éditions de l'atelier, Paris, 2007.
Liens externes Notice « Madeleine Colin (née Marie Madeleine Maurice) », par Slava Liszek, Le Maitron en ligne
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