Sytral Mobilités est l'autorité organisatrice de transports de la métropole de Lyon et de la quasi-totalité du territoire du département du Rhône. Ses membres sont la métropole de Lyon, la Région Auvergne-Rhône-Alpes, les communautés d’agglomération Villefranche Beaujolais Saône et de l'Ouest rhodanien, ainsi que l’ensemble des communautés de communes du Rhône. Le périmètre de l'établissement public inclut en outre la commune de Jassans-Riottier (Ain), les communes de Châtelus, Chevrières, Grammond, Maringes, Saint-Denis-sur-Coise, Viricelles et Virigneux (Loire), mais n'inclut cependant pas la région de Condrieu (qui fait partie de Vienne Condrieu Agglomération et dépend de cette collectivité pour l'organisation des transports). L'autorité couvre un territoire de 262 communes comptant 1,8 million d'habitants..
Sytral Mobilités est la seconde autorité organisatrice de la mobilité (AOM) de France, derrière Île-de-France Mobilités à travers son réseau TCL incluant la liaison Rhônexpress ainsi que le service de transport à la demande pour personnes à mobilité réduite Optibusenviscope.com - Transports en commun: le SYTRAL Autorité Organisatrice de Transports unique au janvier 2015.
Historique Le STCRL À la suite des difficultés financières de la compagnie Omnibus et tramways de Lyon (OTL), le matériel et les installations fixes de cette dernière sont cédés le au syndicat des transports en commun de la région lyonnaise (STCRL) (avec effet rétroactif au ). Ce dernier, placé sous la tutelle de l'État, est présidé par le préfet du Rhône et son comité syndical est constitué de trois représentants de la ville de Lyon et de trois du département du Rhône. L'OTL devient alors la société fermière exploitante du réseau pour une durée de 25 anstecelyon.info - L'Historique du Réseau Bus OTL/TCL.
Ce syndicat, crée à l'initiative de l'État, est remplacé en 1966 à la fin de la période de 25 années par un autre syndicat reprenant le même nom et créé par un arrêté ministériel.
Il est formé entre le département du Rhône et la ville de Lyon un syndicat mixte pour l'exploitation du réseau de transport en commun de la région lyonnaise
La durée du syndicat est fixée à 25 ans ».
Le après redéfinition du périmètre des transports en commun, le STCRL devient l'autorité organisatrice à l'intérieur du périmètre de la Communauté urbaine de Lyon (COURLY), crée en 1969, ce dernier remplace la ville de Lyon au sein du STCRL l'année suivante, dont les services de l'État perçoivent les ressources, les attribuent aux entreprises exploitantes et définissent la politique des transports urbains en raison de sa présidence par le préfet1985-1990, de la création du Sytral à la celle de la mission Déplacements de la Communauté Urbaine : la prise en main locale de la gestion des déplacements dans l’agglomération, sur le site des 40 ans du Grand Lyon, consulté le 25 janvier 2015].
Le , le monopole de la desserte des communes de la COURLY est attribué au STCRL par arrêté ministériel et les lignes des Cars Lafond (TUL) sont rachetées et leur exploitation est confiée à la société TCL (renommée SLTC en 1976), suivie le des lignes des cars Philippe desservant Saint-Priest.
À la suite des lois de décentralisation 82-213 du dite Defferre, d'orientation des transports intérieurs 82-1153 du dite Loti et l'arrêté préfectoral du 11 juillet 1983 portant approbation de nouveaux statuts de syndicat des transports en commun de la région lyonnaise, le préfet du Rhône n'est plus l'exécutif du département et se retire du STCRL, les 18 membres du comité représentant à parité la COURLY et le département du Rhône élisent leur président, le premier étant le Frédéric Dugoujon, ancien maire de Caluire-et-Cuire et élu au STCRL depuis 1954Le Sytral a 30 ans !, sur Mobiles, le magazine d'actualités du Sytral, consulté le ..
En 1984, le STCRL se dote d’une structure autonome, composée de 16 agents, chargée de proposer des orientations et d’analyser et de suivre la mise en œuvre des décisions du comité.
Le Sytral Organisateur des transports lyonnais Le , le STCRL devient officiellement le syndicat mixte des transports pour le Rhône et l'agglomération lyonnaise (SYTRAL). Il est créé pour une durée illimitée. À sa création le comité syndical du Sytral, évolution de la structure autonome du STCRL, était composé de 8 membres de la COURLY et de 6 membres du conseil général du Rhône.
Pendant quelques années (jusqu'à la décentralisation et la loi MOP votée en 1985), le STCRL puis le Sytral sont restés des petites structures. En effet, les études étaient réalisées par la DDE ou encore la société d'études du métro de l'agglomération lyonnaise (SEMALY), société d'économie mixte privatisée en 1994 et que le Sytral a supplanté en se développant, et devenue en 2007 Egis Rail, créée à l'occasion de la réalisation du métro lyonnais.
Enfin, concernant l'exploitation du réseau, elle est assurée par un délégataire de service public, la SLTC, une entreprise héritière de la compagnie des Omnibus et tramways lyonnais (OTL), et qui est devenue « Keolis Lyon » en 2005. Le Sytral et son délégataire sont particulièrement intégrés (par exemple, les locaux sont dans le même immeuble).
Cependant, cette loi a imposé une clarification des relations entre les collectivités et leurs délégataires. L'obligation de faire jouer la concurrence par le biais d'appels d'offres a nécessité la création de nombreux postes. De même, la décentralisation a permis une reprise en main par les élus locaux. Par ailleurs, le poids des transports à travers la question de la congestion et des pollutions s'est considérablement accru. Ces différents critères ont amené le Sytral vers un effectif de plus de 80 postes en 2010.
Initialement, la communauté urbaine, et le conseil général étaient membres à égalité du Sytral. Cependant, en 2003, une modification des statuts du syndicat modifient la répartition du financement. La communauté urbaine contribue à hauteur de 108,9 millions d'euros et une garantie des emprunts de 65 %. Le conseil général contribue désormais à hauteur de 15,2 millions d'euros et possède les 35 % des garanties d'emprunts restantes. La parité au comité syndical, composé de 26 membres, est abandonnée : la communauté urbaine dispose de 16 sièges tandis que le conseil général dispose de 10 sièges.
Évolutions du périmètre Le , et à la suite de l'entrée des communes de Givors et Grigny dans la communauté urbaine de Lyon, le Sytral absorbe le Syndicat mixte des transports urbains de l'agglomération givordine (SYTUAG) et étend pour la première fois son périmètre de transport urbain qui passe de 55 à 57 communes. Le , c'est au tour de Lissieu d'intégrer la communauté urbaine de Lyon et le Sytral, portant le périmètre à 58 communes.
Depuis sa création, le périmètre de transport urbain (PTU) du Sytral était exactement celui de la communauté urbaine de Lyon, mais en raison de l'existence d'accords spécifiques historiques et remontant au temps du STCRL ou récents avec sept autres communes limitrophes, le Sytral étendait ses compétences et services au-delà de son périmètreComment le Sytral va sauver sa peau. Lyon Capitale. 5 avril 2012Recueil des actes administratifs de la préfecture du Rhône du 5 juillet 2012. Arrêté préfectoral du 8 juin 2012 - Constatation de la création du Périmètre de Transports Urbains du syndicat mixte des transports pour le Rhône et l'agglomération lyonnaise..
Au , le réseau desservait les 65 communes suivantes : les 58 communes de la communauté urbaine de Lyon, les communes de Brindas, Grézieu-la-Varenne, Vaugneray, Pollionnay et Sainte-Consorce (de la communauté de communes des Vallons du Lyonnais), la commune de Genas (de la communauté de communes de l'Est lyonnais), la commune de Chasselay (de la communauté de communes des Monts d'Or Azergues).
Dans son rapport du , la chambre régionale des comptes s'interrogeait sur la présence du Conseil général du Rhône dans le Sytral alors que « les limites du périmètre de transport urbain lyonnais se confondent avec celles de la Courly » et que, en désignant les sept communes non-membres, « la contribution de ces communes ne compense pas le surcoût lié à leur desserte, intégrée dans la participation statutaire du conseil général au Sytral » et précise que ces communes non-adhérentes représentent « un manque à gagner de l’ordre de plusieurs millions d’euros »Le Sytral contraint d’arrêter les dessertes en bus de sept communes lyonnaises, sur lagazettedescommunes.com, consulté le .. Georges Barriol, vice-président du Sytral, pointe quant à lui que « les communes versent ensemble moins de par an, alors que deux lignes du seul canton de Vaugneray représentent un coût d’exploitation de par an ». À la suite de ce rapport, le département menaça de quitter le Sytral, ce qui l'aurait alors condamné, la communauté urbaine se retrouvant alors seule membre reprendrait alors ses compétences en matière de transports, sauf si de nouvelles communes adhéraient au syndicat.
Par la suite, plusieurs communes ont intégré le syndicat, ce qui assurera sa survie : Brindas (déjà desservie à la suite d'un accord spécifique), Chaponost, Messimy, et Thurins, demande validée par le comité syndical du 5 avril 2012Synthèse du comité syndical du Sytral du 5 avril 2012 ; Grézieu-la-Varenne (déjà desservie à la suite d'un accord spécifique), demande validée par le comité syndical du 20 septembre 2012 après un souhait à l'été 2012Compte-rendu du comité syndical du Sytral du 20 septembre 2012. ;
Ces adhésions se font à compter du , par arrêté préfectoral du 27 septembre 2012Recueil des actes administratifs spécial de la préfecture du Rhône du 28 septembre 2012. Arrêté préfectoral du 27 septembre 2012 - Extension du Périmètre de Transports Urbains sur le territoire du syndicat mixte des transports pour le Rhône et l'agglomération lyonnaise (SYTRAL)., sauf pour Grézieu-la-Varenne où l'adhésion se fait à compter du , par arrêté préfectoral du 17 janvier 2013...
La commune de Sainte-Consorce (déjà desservie à la suite d'un accord spécifique), intègre à son tour le Sytral le , par arrêté préfectoral du 18 juin 2013...
Au , le Sytral dessert au total 68 communes, dont 64 adhérentes au PTU.
Cependant, à compter du 8 juillet 2013, les communes desservies par le réseau TCL à la suite des accords spécifiques et qui n'ont pas intégré le Sytral et son PTU, c'est-à-dire Chasselay, Genas, Pollionnay et Vaugneray ont perdu cette desserte à l'exception de Chasselay., qui a alors été remplacée par des lignes gérées par le Syndicat mixte des transports du Rhône.
Au , le Sytral dessert au total 65 communes, toutes adhérentes, à l'exception de Chasselay. Le , la commune de Quincieux rejoint la communauté urbaine de Lyon et donc le PTU du Sytral avec une desserte effective au . Le réseau dessert au total 66 communes.