Villar-Saint-Pancrace, officiellement Villard-Saint-Pancrace et localement connu comme Grand Villar ou le Villar (en occitan alpin : lo Vialar [l vjæˈra] ou lo Vialar Sant Brancaci [l vjæˈra sø̃m bʀãˈkaʧi]), est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. C'est l'une des cinq communes formant la banlieue de l'unité urbaine de Briançon.

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Géographie

Le village de Villar-Saint-Pancrace, situé au confluent de la Durance et du torrent des Ayes, est divisé en plusieurs quartiers et hameaux dont le Villar (ou chef-lieu) est le bourg le plus important. Ces différents quartiers sont: l'Église ou la Chapelle, le Cochy, le Mail, le Chabon pour le bourg, et pour les hameaux épars, Saint-Jean, la Jalasse, le Paroir, la Tour, Soubeyran, Saint-Pancrace, les Mourandes, Sachas, le Pâquier, Champrouët. S'y trouvent aussi de nombreuses chapelles : chapelle des Pénitents (jouxtant l'église), Saint-Pancrace, Saint-Laurent, Sainte-Barbe (en ruine), Saint-Nicolas, Saint-Roch, Saint-Jean et Sainte-Élisabeth.

Il existe aussi, en altitude, plusieurs regroupements de chalets d'alpages où les gens montent s'installer en été (en occitan alpin se meirar ou lo meiratge) : le Mélézin (), le Lauzin (), le Clot des Prés (), les Prés du Vallon (), Pied-Sec (), les Ayes (), Vers-le-Col, l'Orceyrette, l'Orcière, la Taure (), l'Alp ou l'Are ().

Le Bois des Ayes constitue l'une des plus belles forêts de pin cembro (arolle ou auvièr en patois ; Pinus Cembra) des Alpes françaises. Il s'agit d'une réserve biologique forestière.

Géologie et relief

Hydrographie

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Alpes du sud, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 850 à , minimale en été. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Voies de communications et transports

Urbanisme Typologie Au , Villar-Saint-Pancrace est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Briançon, une agglomération intra-départementale dont elle est une commune de la banlieue.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Briançon, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols

Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

+Occupation des sols en 2018 Type d’occupation Pourcentage Superficie (en hectares)Tissu urbain discontinu 1,9 %80Prairies et autres surfaces toujours en herbe 5,9 %251Systèmes culturaux et parcellaires complexes 0,1 %5Forêts de feuillus 0,6 %27Forêts de conifères 46,4 %1979Pelouses et pâturages naturels 12,5 %532 Landes et broussailles 0,6 %27Forêt et végétation arbustive en mutation 2,8 %120Roches nues 22,2 %946Végétation clairsemée 7,0 %297Source : Corine Land Cover.

Toponymie vignette|Chapelle Saint-Pancrace.|alt= Le nom de la localité est attesté comme Sanctus Pancratius en 1158, et sous les formes Villarus magnus en 1326Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : Formations dialectales (suite) et françaises, 1998, . puis Villari Sanctus Pancratius en 1343 dans la Charte des libertés briançonnaises.

La commune fut rebaptisée Le Grand Villard sous la Révolution, Ce nom peut encore s'entendre de façon officieuse de nos jours, mais l'usage de l'orthographe « Villar » est officiellement et étymologiquement correct.

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Villar dérive du latin médiéval villarus sur le mot villa qui désigne le « village », la « maison » ou le « hameau » au Haut Moyen Âge. Il est devenu notre « ville ».

Quant à Pancrace, le village prend le nom de l'église dédiée à son saint protecteur.

Les Morandes désigne le nom d'un quartier, situé sous la cure de la chapelle Saint-Pancrace, où les pèlerins qui se rendaient à la chapelle Saint-Pancrace, ainsi que les bergers qui accompagnaient les troupeaux en transhumance, pouvaient trouver refuge.

Histoire vignette|Vue de Villar-Saint-Pancrace dans les années 1960. Les origines du village remonteraient à l'époque pré-romaine, et fut certainement un établissement ligure. Un « trésor » de pièces romaines fut découvert sous un rocher, qui fut dynamité pour construire une maison. Jusqu'à la Révolution, Villar-Saint-Pancrace fut une communauté de l'Escarton de Briançon.

Existence du château de la Tour appartenant au seigneur de Bayle.

Possibilité d'existence d'une fabrique de bière pour la période du Moyen Âge, à proximité de la chapelle Saint-Pancrace. Des tanneries et plusieurs moulins sont également attestés, dont deux moulins à fouler le chanvre ou paroir. Des migrations saisonnières sont attestées aux , de nombreux habitants de Villar-Saint-Pancrace partaient en effet travailler comme peigneurs de chanvre dans la plaine du Pô, jusqu'en Émilie-Romagne et en Vénétie. Il semble qu'après le Traité d'Utrecht, cette activité se soit reconvertie peu à peu pour former des instituteurs ambulants ou régents d'école comme c'est le cas dans plusieurs villages de la région..

Le village connut jusqu'en 1987 diverses mines d'exploitation de charbon. La majorité de celles-ci (en occitan alpin local las charbourièras) étaient tenues par des paysans, à l'exception de celle du lieu-dit la Tour, industrialisée et reliée à la gare de Briançon.

Patois Le parler de Villar-Saint-Pancrace, communément appelé patois ou viaran, est moribond puisqu'il ne compte plus qu'une poignée de locuteurs âgés.

Il s'agit d'une variété d'occitan de type vivaro-alpin et qui fait partie du subdialecte briançonnais occidental.

Ce parler se caractérise par de fortes tendances innovatrices telles que par exemple, la chute de nombreuses consonnes finales, les consonnes -n- et -l- qui deviennent un -r- roulé entre deux voyelles (luro, lune ; laro, laine), la simplification des diphtongues ai, au et ei respectivement en è, o et i ; mais également, par une série de phénomènes morphologiques tels que, le pluriel des adjectifs masculins en -ou, l'utilisation systématique du pronom personnel devant le verbe (a parlou, je parle), ou l'article défini le (souvent élidé) au lieu du traditionnel lo (lou). Ces traits sont partagés avec les parlers des alentours, notamment avec le parler de Cervières, avec les parlers des Puy, avec ceux des vallées de la Clarée, de la Guisane ou encore avec les parlers de la vallée d'Oulx (Bardonnèche, Salbertrand…), du Cluson en Italie, et même, avec ceux des hautes vallées de l'Oisans pourtant isolées derrière les Écrins.

Les parlers de Prelles et de Vallouise sont relativement proches et mêlent des caractéristiques briançonnaises et embrunaises, ce qui les font différer un peu mais l'intercompréhension reste totale.

Noms des quartiers du village en patois : l' Chaboun, le Pâquiè, Chamrouï, Soubiran, Sën-Pancrac

En patois, les habitants du Villard s'appellent les « cachis », diminutif de « Villard san Brincachi ».

Toponymie

Le Chabon : bout du village, quand on vient du nord-ouest et que l'on prend la direction sud-est. Gachelou : lieu de guet à l'autre extrémité du village. La Potasse : (latin : Puteus) lieu humide . Le Soubeyrand : ancien lieu surélevé en bordure d'un lac, aujourd'hui disparu (Villard sous berges) Le Cochy. La Jallasse : comme son l'indique, endroit le plus froid du village en zone d'habitat permanent. La Vie close : est une rue étroite.

Politique et administration Tendances politiques et résultats

Élections municipales et communautaires Élections de 2026 Le conseil municipal de Villar-Saint-Pancrace est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire. sièges sont à pourvoir au conseil municipal et 3 au conseil communautaire.

Deux listes sont en présence lors du premier tour qui se tient le 15 mars 2022. Elles sont menées, par ordre décroissant de résultats, par Sébastien Fine (56,43 %), maire sortant., et Patrice Arduin (43,57 %). Sébastien Fine est réélu maire le lors de la première séance de conseil municipal.La liste officielle des maires du département des Hautes-Alpes en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Commons.. Liste des maires

Jumelages

Politique environnementale

Population et société Démographie

Enseignement Villar-Saint-Pancrace dépend de l'académie d'Aix-Marseille. Les élèves de la commune commencent leur scolarité à l'école primaire du village, qui regroupe école primaire.

Santé

Cultes

Économie

Culture locale et patrimoine Héraldique

Lieux et monuments vignette|Lac de l'Orceyrette.|alt=

L'église Saint-Pancrace. Les différentes chapelles de la commune : Saint-Pancrace, Saint-Laurent, Saint-Jean, Sainte-Barbe (détruite), Saint-Roch, Saint-Nicolas, Notre-Dame du Lauzin, chapelle des Pénitents jouxtant l'église… Le vallon des Ayes, avec ses chalets d'alpage, la chapelle Sainte-Élisabeth (), le site du Lac de l'Orceyrette et le plan du Peyron, la Fònt-que-bulh (la fontaine qui bout), les restes rocheux de glaciations du vallon de l'Orceyrette dont le rocher appelé Garigate ou Galigate (une sorcière légendaire pour effrayer les enfants). Les anciens forts d'altitude de la Croix de Bretagne () et de la Grande Maye (), appartenant au déploiement des fortifications de Briançon. De nombreuses fontaines sont présentes, comme au chef-lieu, au Chabon, au Paroir, au Pâquier... Il existe également des fours communaux qui résistent malgré tout. Le Rocher des Aymards, à la sortie du chef-lieu en direction du hameau du Villaret, avec sa pierre à glissade, véritable toboggan sculpté à même la roche (la mémoire se perd quant à son origine).