vignette|Pavement de Paris. Photographie d'Eugène Atget.

Le réseau viaire de Paris comprend l'ensemble de la voirie de la capitale française.

Historique et typologie

Au , Paris compte , d'après Le Dit des rues de Paris de Guillot de Paris. Sous , elle en compte 789Pierre Germa, Berger Levrault, Dictionnaire des inventions, Paris, 1982.. À la fin du , la capitale comptabilise .

À la fin du , Paris possède , comprenant les rues, passages, avenues, ruelles, impasses, cités, boulevards et places.

Au début du , Paris comprend plus de de tous genres.. En 2012, Paris compte publiques ou privées.. En dehors des bois de Boulogne et Vincennes, du boulevard périphérique et des voies express, la ville totalise publiques et privées ouvertes à la circulation, et privées fermées, totalisant et recouvrant , soit le quart de la superficie de la ville. Le boulevard périphérique et les voies express regroupent et bretelles d'accès. 479 sont des places.

Le nombre total des voies n'est pas fixe et varie au fil du temps..

La forme radioconcentrique du réseau, association de voies rayonnant du centre à la périphérie et de rocades est l'aboutissement de l'histoire de la ville, de l'Antiquité au .

Les voies peuvent être classées en catégories suivant leur origine. Voies de faubourgs, les plus anciennes, d'origine romaine, voire gauloise, médiévales pour la plupart, reliant le centre à la périphérie ou les villages de périphérie entre eux, ensuite englobés dans la ville lors de son expansion ; Voies de lotissement créées du Moyen Âge à nos jours sur des territoires agricoles, sur les domaines d'anciens établissements religieux ou d'hôtels particuliers. Ces lotissements s'établissent pour beaucoup dans les vides entre l'urbanisation en doigts de gant le long des voies de faubourg ; Voies de percement par expropriation dans un tissu urbain existant, les plus nombreuses datant des travaux du Second EmpireFlorence Bourillon : Dé-nommer et re-nommer la rue ou comment accompagner la transformation de Paris à la fin du . ; Voies créées sur la démolition des enceintes successives, de celles du Moyen Âge à l'enceinte de Thiers en 1919, formant des rocades concentriques.

Désignation et numérotation

L'ordonnance du du lieutenant de police René Hérault fait poser une plaque portant le nom de la rue sur chaque première et dernière maison de celle-ci. L'année suivante, l'obligation s'applique aux angles des rues.

Jusqu'en 1793, les maisons n'avaient pas de numéros. On les désignait par le voisinage d'une enseigne ou d'un monument. Le numérotage des rues est institué le () par Nicolas Frochot, préfet de la Seine, qui classe les rues selon leur orientation par rapport à la Seine : si elles sont parallèles à la Seine, les immeubles sont numérotés de l'amont vers l'aval du fleuve ; si elles sont perpendiculaires à la Seine, les immeubles sont numérotés depuis la Seine vers les faubourgs.

En 1844, l'utilisation de plaques émaillées à fond bleu et lettres blanches est prescrite par Claude-Philibert Barthelot de Rambuteau, préfet de la Seine.

Éclairage des voies

La première tentative d'Étienne Boileau, prévôt de Paris, d'imposer en 1258 un éclairage sur chaque façade échoue.

Le premier éclairage urbain remonte à l'initiative de Philippe V qui, pour des raisons de sécurité, fait éclairer (en 1318) par des lanternes les abords du palais du tribunal du Châtelet. Par la suite, Paris connaît l'éclairage à l'huile, puis au gaz.

Après deux expériences ponctuelles en 1841, quai de Conti et en 1844, place de la Concorde, l'exposition universelle de 1878 amène l'éclairage électrique dans Paris : le , la Société Générale Électrique (SGE) installe 32 « foyers » à l'avenue de l'Opéra et la place du Théâtre-Français.

Aujourd'hui, la maîtrise d'ouvrage des éclairages est assurée par la direction de la voirie et des déplacements et son service du patrimoine de voirie. La ville de Paris est propriétaire de ses installations d'éclairage et en gère le budgetÉclairage public à Paris, Ville de Paris..

Statistiques En 2015, les services de la voirie parisienne consacre 60 % de son espace aux chaussées, représentant l'espace de circulation et de stationnement, et 40 % aux trottoirs.. Ces derniers sont partagés avec le mobilier urbain lié à la chaussée, tels que les feux de circulation et leurs armoires de contrôles, les panneaux de signalisation, les potelets limitant l'accès aux véhicules, les parcmètres, les abris de bus et les stations avec leurs bornes, des voitures en libre-service, auxquels il faut rajouter pour certaines voies, le stationnement des deux-roues ainsi que des pistes de circulation..

En 2018, le quotidien Le Figaro publie une analyse sur la toponymie des rues de la ville. Il est identifié en liens avec la capitale, dont les personnes nées avant 1700 représentent 15 % des figures historiques. Pour la période de 1700 à 1850, les figures historiques sont présentes à hauteur de 56 % sur les plaques bleues et vertes. Le linguiste Jean-Marie Cassagne précise : . Parmi les personnalités présentes dans la ville, 29 % sont nées entre 1850 et 2017. Les personnalités féminines sont présentes à hauteur de 6 % et la mairie de Paris a décidé lors des commissions de dénominations de proposer 75 % de noms de femmes.

Particularités Selon la mairie de Paris : La rue la plus longue de Paris serait la rue de Vaugirard (6 et 15), qui mesure . Cependant, le boulevard périphérique mesure ., la voie Georges-Pompidou . et l'avenue Daumesnil . (dont une grande partie à la limite entre le bois de Vincennes et la commune de Saint-Mandé et dans le bois de Vincennes) ; La rue la plus courte est la rue des Degrés (2), ; L'avenue la plus courte est l'avenue Georges-Risler (16), avec . ; La voie la plus large de Paris est l'avenue Foch (16) avec ; La rue la plus étroite serait la rue du Chat-qui-Pêche (5) avec une largeur maximale de . Toutefois, la nomenclature officielle des voies de Paris mentionne de nombreuses voies moins larges. En particulier, le sentier des Merisiers, dans le 12, mesure moins d'un mètre avec un minimum attesté à Histoire et mémoire du nom des rues de Paris, Alfred Fierro, éditions Parigramme, 1999, , p.365. et le passage de la Duée dans le 20, bien que sa partie droite soit aujourd'hui détruite et réaménagée, mesurait de largeurNomenclature des voies de Paris. ; La plus pentue est la rue Gasnier-Guy (20) avec 17,4 % de pente ; Le personnage le plus ancien mentionné est le roi Léonidas de Sparte, né en , représenté par la rue Léonidas située dans le quartier de Plaisance (14) ; Pendant de nombreuses années, les rues se sont distinguées des avenues et des boulevards par l'absence d'arbres. Il y a de nombreuses exceptions, par exemple la ceinture des arrondissements extérieurs, formée en particulier par la rue Ordener, la rue des Pyrénées, la rue de Tolbiac, la rue d'Alésia et la rue de la Convention, mais elles sont de plus en plus nombreuses avec la politique d'extension des espaces verts dans Paris depuis 1981. À l'inverse, l'avenue de l'Opéra n'est pas plantée d'arbresLe saviez vous ? Avenue de l’Opéra. ; Les villas sont en principe des voies privées.

Listes Par arrondissements Les articles suivants énumèrent les voies par arrondissements :

Bois Le bois de Boulogne et le bois de Vincennes sont traversés par plusieurs voies de circulation : Liste des voies du bois de Boulogne Liste des voies du bois de Vincennes

Voies provisoirement dénommées

Certaines voies ne possèdent aucune dénomination traditionnelle, mais une dénomination systématique qui se veut provisoireNomenclature officielle des voies publiques et privées [de Paris], édité par la Mairie de Paris, , mars 1997, XXIV pages + 670 pages, préface de Jean Tiberi, maire de Paris : les Voies provisoirement dénommées sont répertoriées à part, de la page 533 à la page 559.. Il s'agit principalement de bretelles d'accès au boulevard périphérique.

Rues disparues

Thématique Listes

Types de voies

Notes et références

Voir aussi Bibliographie

(Liste non exhaustive, classée par années de parutions). . . Paul Léon (1874-1962), Paris, Histoire de la rue, Paris, 1947. , lire en ligne et [détail des éditions]. Nomenclature des voies publiques et privées [de Paris], édité par la Ville de Paris sous l'administration de Jean Verdier, préfet de Paris, sous la direction d'André Herzog et d'André Roussilhe et par les soins de Maurice Dauphin, , , XI-. . Nomenclature officielle des voies publiques et privées [de Paris], édité par la Mairie de Paris, , , XXIV-, préface de Jean Tiberi, maire de Paris . Alfred Fierro, Histoire et mémoire du nom des rues de Paris, , , éditeur : Parigramme, 1999 . Le sujet est abordé sous trois angles : historique : la nomenclature actuelle est héritière de 1000 ans d'histoire ; thématique : analyse des rues aux noms de métiers, campagne, armée, lettres et arts… ; géographique : la répartition arrondissement par arrondissement. . Miguel Ruiz, Mon Paris insolite, Éditions BoD, , . Miguel S. Ruiz, Dictionnaire des rues de Paris, Éditions BoD, , .

Articles connexes

Liens externes

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