thumb|upright|Blason du de Paris. vignette|Logo du de Paris. Le de Paris est l'un des vingt arrondissements de Paris. Situé sur la rive droite de la Seine, il est bordé à l'ouest par le , au nord par le , à l'est par les 9 et 1 arrondissements, et au sud par la Seine et par-delà le .

Le est à la fois un haut lieu touristique et l'un de ceux où réside la haute bourgeoisie. Il accueille de nombreux commerces, hôtels de luxe et sièges de grandes entreprises. C'est également un lieu de pouvoir, puisqu'il comprend le palais de l'Élysée et le ministère de l'Intérieur, ainsi que sept ambassades de pays du G20.

Aux termes de l'article R2512-1 du Code général des collectivités territoriales (partie réglementaire), il porte également le nom d'« arrondissement de l'Élysée »Source : article R. 2512-1 du Code général des collectivités territoriales (partie réglementaire), sur Légifrance., mais cette appellation est rarement employée dans la vie courante.

Historique La Seine était autrefois un vaste fleuve qui recouvrait une large part de l’actuel : tout le boulevard Haussmann, la gare Saint-Lazare et ses abords, la place Saint-Augustin, la rue La Boétie, le rond-point des Champs-Élysées et toute la partie sud de l'arrondissement depuis la place de l'Alma jusqu'à la place de la Concorde étaient alors recouverts par les eaux. Seuls les environs du faubourg Saint-Honoré entre la rue Royale et Saint-Philippe-du-Roule et la partie méridionale des boulevards entre la place de l'Étoile et la place de Clichy étaient émergés. La même situation se reproduisit à peu de chose près lors de la crue de la Seine de 1910..

Le retrait progressif du fleuve transforma une bonne partie du secteur en un vaste marécage, traversé par un petit ruisseau qui descendait de Ménilmontant pour se jeter dans la Seine à la hauteur de l'actuel pont de l'Alma. Ces marécages constituaient une défense pour la population car ils étaient difficiles à franchir par d'éventuels assaillants. Ainsi, en , l'armée gauloise de Camulogène dut contourner ces marais par le nord avant de livrer dans la plaine de Grenelle ou sur les contreforts de Passy la désastreuse bataille de Lutèce contre le lieutenant de Jules César, Labienus.

Dans les premiers temps de la dynastie capétienne, une grande partie du territoire de l’actuel dépendait de la paroisse de Saint-Germain-l'Auxerrois, l'une des plus anciennes et, à l'époque, des plus vastes paroisses de Paris. En 1223, l'acte appelé forma pacis reconnaissait la suzeraineté de ces domaines à l'évêque de Paris, le roi se réservant les droits de justice sur les principales routes qui les traversaient.

Dès la fin du , le nord de l'ancien marécage est alloué aux chanoines de Sainte-Opportune qui se chargent de l'assainir et de le mettre en culture. La zone comprise entre la rue de Chaillot et la rue Montmartre est ainsi transformée en terres céréalières, puis bientôt cultivée de fruits et de légumes verts, cultures plus logiques à proximité d'une ville puisqu'elles ne supportent pas les longs transports. Le devient ainsi, dès le Moyen Âge, une zone de maraîchage fournissant Paris en produits frais.

À la fin du Moyen Âge, on trouve dans cette zone, couverte de bois et de garennes le long de la Seine, des champs et des jardins parsemés de quelques habitations au nord, trois hameaux :

un faubourg le long de la rue Saint-Honoré, appelé la Ville l'Évêque, en référence à la suzeraineté de l'évêque de Paris, desservi par l'église de la Madeleine de la Ville l'Évêque ; le village du Roule, desservi par l'église Saint-Jacques-Saint-Philippe ; le village de Chaillot.

Leurs habitants, essentiellement des membres des couvents de Sainte-Marie-de-Chaillot et des oratoriens, étaient connus pour exploiter des cultures maraîchères. Le ruisseau qui descendait de Ménilmontant s'est transformé en un égout à ciel ouvert, le Grand Égout.

En 1616, la régente Marie de Médicis décide de faire aménager une longue allée bordée d'arbres en alignement avec le jardin des Tuileries, sur l'axe qu'empruntaient à cheval les premiers rois Capétiens à partir du Louvre pour aller chasser dans la forêt de Saint-Germain-en-Laye : le cours la Reine.

En 1667, le paysagiste André Le Nôtre, à la demande du jeune roi Louis XIV, prolonge cette coulée verte que l'on nommera Champs-Élysées à la fin du règne en 1709.

Jusqu'au milieu du , l'« esplanade du Pont-Tournant », en référence à un pont de bois qui enjambait alors le fossé entre la terrasse des Tuileries et l'esplanade, reste encore un bourbier avant son aménagement à partir de 1755 sous le règne de Louis XV.

L'esplanade sera d'ailleurs renommée « place Louis XV » en 1772, puis « place de la Révolution » en 1792, avant que Louis XVI et autres personnes y soient guillotinées lors de la Révolution française. Avec la fin de la Terreur, le gouvernement décide de rebaptiser la place de la Révolution en place de la Concorde en 1795. La même année, la ville de Paris est divisée en douze arrondissements, la plupart du actuel se situait alors dans l’Arrondissement I de l’époque.

L’ouest parisien devint au un lieu d'extension de la ville et de formidable spéculation immobilière, les financiers et la haute bourgeoisie se disputaient les hôtels particuliers du parc Monceau, du Faubourg Saint-Honoré et des Champs-Élysées, rejoints par les membres des milieux politiques, puis l'aristocratie qui désertait le Marais. On peut citer comme exemples le duc et surtout son épouse la duchesse d'Alençon, membres des familles royales de France et de Bavière, sœur de l'impératrice d'Autriche ("Sissi") et proche des dominicains de la rue du Faubourg-Saint-Honoré, laquelle périt en 1897 lors de l'incendie du Bazar de la Charité qui se tenait rue Jean Goujon. Le couple demeurait alors Avenue de Friedland tandis qu'à la même époque le futur bienheureux Charles-Eugène de Foucauld de Pontbriand, avant de devenir l'ermite du Sahara, était paroissien de l'église Saint-Augustin et demeurait avec sa famille rue de Miromesnil.

Avec l'annexion des faubourgs situés à l'extérieur de la ligne de fortifications en 1860 par la loi du , Paris passa de 12 à 20 arrondissements, divisés chacun en quatre quartiers. C’est le début du actuel reprenant une large moitié de l'ancien , avec les quartiers des Champs-Élysées, du Faubourg-du-Roule, de La Madeleine et de l’Europe.

Économie Aujourd’hui, le abrite non seulement des lieux parmi les plus prestigieux voire emblématiques de la capitale française comme l'avenue des Champs-Élysées, l’Arc de Triomphe, le palais de l’Élysée ou bien l’église de la Madeleine, mais il est également le moteur économique de la capitale en concentrant plus de provenant essentiellement des activités financières, de service et de tourisme. C'est aussi un carrefour stratégique pour les transports en commun avec la gare Saint-Lazare, véritable hub pour l'ensemble des communes de l'ouest francilien.

Si l’arrondissement représente plus de 11 % des emplois parisiens, il n’accueille en revanche que 1,8 % de ses habitants. Avec hab./km en 2005, c’est l’arrondissement le moins densément peuplé de la capitale après le ( hab./km en 2005).

Voici quelques faits et chiffres pour illustrer la réputation du comme un haut lieu du chic, du luxe et de la bourgeoisie : 5 des 11 palaces parisiens reconnus se situent dans l’arrondissement : Le Bristol, Crillon, George V et Plaza Athénée, La Réserve Paris. 5 des 9 restaurants parisiens qui ont 3 étoiles sur le guide Michelin en 2026 se situent dans l’arrondissement :Yannick Alléno, (Pavillon Ledoyen), Christian Le Squer,( Le Cinq), Arnaud Faye,(Épicure), Pierre Gagnaire, Jérôme Banctel, (Le Gabriel-La Réserve), Les boutiques de luxe et de haute couture s'étendent le long des voies comme la rue du Faubourg-Saint-Honoré, l'avenue Montaigne, ou bien les Champs-Élysées. Il y avait 3,2 % de logements sociaux dans le en 2016. Ce chiffre est à comparer avec les 6,22 % de Neuilly-sur-Seine qui ont fait l’objet de polémiques.

Revenus de la population et fiscalité En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de , ce qui place le 8e arrondissement au premier rang parmi les 20 arrondissements de Paris..

Selon l'Observatoire des inégalités, le arrondissement de Paris est l'une des communes abritant la population aux plus hauts revenus de France. Le arrondissement de Paris se classe au rang des communes de plus de en France où avec un niveau de vie annuel (revenus après impôts pour une personne seule) minimum des 10 % les plus riches de en 2019.

Administration Les personnalités exerçant une fonction élective dont le mandat est en cours et en lien direct avec le territoire du de Paris sont les suivantes : Élection Territoire Titre Nom Tendance politique - Début de mandat Fin de mandat Municipales arr. de Paris Maire du arr. Catherine Lécuyer LR mars 2026 mars 2032 Municipales Ville de Paris (3 conseillers de Paris élus du arr.) Maire de Paris Emmanuel Grégoire PS mars 2026 mars 2032 Législatives Député Sylvain MaillardRE

Élus municipaux Le dispose de 13 élus municipaux, dont 3 conseillers de Paris Composition du conseil municipal du de Paris..

De 1983 à 2014, le maire du fut François Lebel (RPR, UMP puis CNIP), réélu à la suite de chaque élection municipale (1983, 1989, 1995, 2001 et 2008).

Lors des élections municipales des 9 et 16 mars 2008, François Lebel, candidat de droite dissident et maire du , est arrivé en tête au premier tour (avec 35,51 % des suffrages exprimés). Il est réélu au second tour avec 48,55 % des voix face à Pierre Lellouche (31,82 %), candidat officiellement investi par l'UMP, et à la candidate socialiste Heidi Rancon-Cavenel (19,63 %) Résultats des élections municipales de 2008 dans le de Paris sur le site officiel du ministère de l'Intérieur.. À la suite de ces élections, le maire François Lebel a été réélu maire de l'arrondissement.

Lors des élections municipales des 23 et 30 mars 2014, Jeanne d'Hauteserre, candidate officiellement investie par l'UMP pour le , est arrivée en tête au premier tour (avec 46,61 % des suffrages exprimés). Elle est élue au second tour avec 56,44 % des voix face à Charles Beigbeder, candidat de droite dissident (24,20 %), et à la candidate socialiste Corine Barlis (19,35 %). Lors du premier conseil d'arrondissement le 13 avril 2014, Jeanne d'Hauteserre est élue officiellement maire du de Paris..

Lors des élections municipales des 15 mars et 28 juin 2020, Jeanne d'Hauteserre, candidate officiellement investie par Les Républicains pour le , est arrivée en tête au premier tour (avec des suffrages exprimés). Elle est élue au second tour avec des voix dans une quadrangulaire face à Athénaïs Michel (Paris en Commun, ), Sophie Segond (Ensemble pour Paris avec Agnès Buzyn, ) et Catherine Lécuyer, candidate de droite dissidente (). Lors du premier conseil d'arrondissement, le 21 juillet 2020, Jeanne d'Hauteserre est réélue officiellement maire du de Paris.

À l'issue des élections municipales de 2026 à Paris, Catherine Lécuyer est élue maire.

Conseillers de Paris au titre du

Depuis juin 2020, les trois conseillers de Paris pour l'arrondissement sont Jeanne d'Hauteserre (Les Républicains, anciennement UMP), Vincent Baladi (Les Républicains) et Delphine Malachard des Reyssiers.

Représentation politique

Élus nationaux Autrefois terre d'élection de Maurice Couve de Murville, le député de la quatrième circonscription de Paris, dans laquelle est intégrée la totalité du , est Pierre Lellouche (UMP) depuis 1997.

Sylvain Maillard est élu député en juin 2017 et réélu en juin 2022 et juillet 2024.

Liste des maires du