Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française, à double héritage, créé sous la Révolution à partir du régiment Royal-Deux-Ponts et du d'infanterie légère créé à partir de la légère de deuxième formation.
Il est dissous en 1997. Son drapeau a été confié au groupement de recrutement et de sélection Sud-Est (GRS SE).
Création et différentes dénominations Le d’infanterie a la particularité, comme tous les régiments d’infanterie portant un numéro entre le et le , d’être l’héritier des traditions de deux régiments : le et le d'infanterie légère.
: tous les régiments prennent un nom composé du nom de leur arme avec un numéro d’ordre donné selon leur ancienneté. Le régiment Royal-Deux-Ponts devient le d'infanterie de ligne ci-devant Royal-Deux-Ponts. 1793 : amalgamé, il prend le nom de de première formation 1796 : création de la de deuxième formation 1803 : le d'infanterie n'est pas formé, le reste vacant. 1854 : création du d'infanterie de ligne 1882 : d'infanterie 1914 : à la mobilisation, il forme le d'infanterie 1927 : devient d'infanterie alpine () : dissolution : recréation : dissolution
1968 : devient d'infanterie 1997 : dissolution : groupement de recrutement et de sélection Sud-Est - d'infanterieLe GRS SE devient le sur le site de l'Armée de terre le . : le groupement de recrutement et de sélection Sud-Est reprend son nom mais conserve la garde des emblèmes du régiment.
Chefs de corps thumb|right|120px|Insigne de béret d'infanterie.
: colonel Louis Amable de Prez Louis Amable de Prez est nommé major au corps le 4 avril 1780 et lieutenant-colonel le 15 avril 1784. : colonel Jean Christophe Wisch (**) ; 1793 : colonel Jean François Leval (**) ; 1793 : chef de brigade Élie Lafont (*) ; 1796 : chef de brigade Pierre Joseph Petit ; De 1803 à 1854, le régiment d'infanterie n'est pas formé. 1855 : Augustin Nicolas Victor Gondallier de Tugny R.I., Les grands engagements, Second Empire 1852-1870 1859 : Edmond Aimable L'Hériller 1863 : Louis Albert Chagrin de Saint-Hilaire ; 1870 : Eugène François Gouzil ; 1878 : Michel Marie Edmond Swiney (**) 1879 : Alfred de Corn 1887 : colonel Blanchet 1888 : François Ernest Malapert (*) 1893 : Plunkett 1898 : Charles Alfred Anglade ; 1905 : Joseph Louis Alphonse Baret ; 1907 : colonel Branlière 1911 : Charles Léon Marie Hamon : lieutenant-colonel Claude Symphorien Jean Baptiste Martinet (tué à l'ennemi le à Schirmeck) Claude Symphorien Jean Baptiste Martinet sur memoiredeshommes : lieutenant-colonel Isidore Auguste Arbey (tué à l'ennemi le à Herleville) Isidore Auguste Arbey sur memoiredeshommes ; : lieutenant-colonel Pierre Joseph Raoul Marty (**) ; : lieutenant-colonel Henri André Marcel Rousselon (grièvement blessé) ; : Jean François Victor Borne ; : Marie Vincent Joseph Émile Ruillier; : Joseph Fortuné Revol (*) 1929 : Jean-Pierre Guiliani 1931 : colonel Masson 1934 : colonel Delafosse 1936 : Henri Charles Alfred Roux 1938 : Albert Lacaze ; Du à le régiment est dissous. : lieutenant-colonel Alphonse Hubert de Sury d'Aspremont. le régiment est dissous. 1967: adjudant-chef Louis Metraux 1977-1978 : colonel Leproust 1978-1980 : colonel Roland Vincent (*) 1980-1982 : colonel Roux 1982-1984 : colonel Jean-Claude Delabit (*)
(*) Officiers étant devenus généraux de brigade par la suite.(**) Officiers étant devenus généraux de division par la suite.
Colonels tués et blessés en commandant le d'infanterie : Colonel Wisch : blessé le .
Historique des garnisons, campagnes et batailles Ancien régime
Guerres de la Révolution 1792 : armée du Nord : poursuite des Prussiens à la bataille de Valmy bataille de Jemmapes 1793 : armée de Belgique Bataille de Blaton Bataille de Neerwinden 1793 : armée de la Moselle : bataille de Kaiserslautern 1794 : armée de Sambre-et-Meuse : Bataille de Fleurus 1794 - 1795 : armée d'Italie : combat de Ponte-di-Nova : combat de Sotta : combat de la Rochetta : bataille de Loano 1796 : campagne d'Italie : combat de Voltri, batailles de Millesimo, de Dego et de Montenotte, combat de Fombio, bataille de Borghetto 1796 : armée de Sambre-et-Meuse : Campagne d'Allemagne : batailles du Limbourg et d'Altenkirchen et combat de Neubof, siège de Mayence 1798 - 1800 : armée d'Italie (1798-1800) 1799 : batailles de La Trébie, Bassignana, Novi, Fossano et de Mondovi 1800 : batailles du Var et du passage du Mincio.
Historique du
Second Empire Le décret du 24 octobre 1854 réorganise les régiments d'infanterie légère les corps de l'armée française. À cet effet le 24e régiment d'infanterie légère prend le numéro 99 et devient le d'infanterie de ligne.
1855 - 1859 : conquête de l’Algérie. 1859 : rattaché au durant la campagne d'Italie mais ne combat pas.
Garnisons : Saint-Malo, Laval et Saint-Brieuc.
Guerre du Mexique : Siège de Puebla, bataille d'Aculcingo qui lui vaut la légion d’honneur.
Garnison à Vienne (1865-1870)
1870 : guerre franco-prussienne de 1870 : : bataille de Frœschwiller : siège de Sedan Le 24 novembre 1870, 3 compagnies du d'infanterie de ligne qui composaient le régiment de marche furent engagées dans les combats de Chilleurs, Ladon, Boiscommun, Neuville-aux-Bois et Maizières dans le Loiret. Le , 3 compagnies du d'infanterie de ligne qui composaient le de marche furent engagés dans la bataille de Villersexel.
De 1871 à 1914 Garnisons : 1871-1873 : Nîmes 1873 : Gap, Embrun, Briançon 1874 : Montélimar 1875-1885 : Vienne, Lyon 1885-1889 : Lyon, Romans 1889-1893 : Lyon 1893-1896 : Gap, Mont-Dauphin 1896-1902 : Lyon, Bourgoin 1902-1905 : Gap, Mont-Dauphin, Ubaye et Queyras 1905-1914 : Vienne, Lyon
Première Guerre mondiale vignette|Plaque en mémoire du départ du régiment au début de la guerre, au parc Sergent Blandan (ancienne caserne). vignette|Reconstitution de l'uniforme porté par le vers 1917 (à droite). En 1914 casernement : Vienne, brigade d'infanterie ; d'infanterie ; d'armée.
1914 2 - : mobilisation, transport par voie ferrée de Lyon et Vienne le pour atteindre Épinal le . 8 - : concentration, puis mouvement sur la frontière des Vosges avec l'Empire allemandLes Vosges comme frontière de l'Alsace (1871-1914). 13 - : progression du régiment, vers Sainte-Croix-aux-Mines et Sainte-Marie-aux-Mines, villages atteints le . Le , violents combats au col de la Perheux, vers Bellefosse et Belmont, repli vers Fouday. Le combat de Rothau. 21 - : mouvement de repli par Saint-Blaise et Saulxures le en direction de Saales. Poursuite du repli, la frontière est à nouveau franchie, les Allemands entrent en France et occupent Saint-Dié le . Engagé à partir du dans la bataille de la Mortagne. - : le régiment est replié au-delà de la Meurthe et s'arrête à La Bolle. La position est échangée jusqu'au . 12 - : repli allemand, le régiment progresse en direction de Saint-Jean-d'Ormont. À partir du , retrait de la ligne de front, concentration et transport par VF à partir du dans la Somme. 19 - : progression sur la rive droite de la Somme, en direction de Herleville. Engagé dans la bataille de Picardie, nombreuses tentatives de percées vers Foucaucourt-en-Santerre, Dompierre-Becquincourt, Fontaine-lès-Cappy avec de lourdes pertes. - : en ligne dans le secteur de Dompierre-Becquincourt. au cours du mois de mars le dépôt du forme deux compagnies du d'infanterie.
1915 vignette|Soldats du coiffés du nouveau casque Adrian dans une ville de Champagne, octobre 1915. - : retrait du front, repos. - : transport par VF en Champagne, préparatifs d'offensive 25 septembre - 15 octobre : seconde bataille de Champagne, avance et occupation du terrain conquis à partir du . - : retrait du front, repos dans la région de Châlons-en-Champagne puis de Valdoie. - : occupation d'un secteur en Haute-Alsace dans les environs de Burnhaupt-le-Bas.
1916 - : mouvement vers le camp d'Arches, instruction. - : engagé dans la bataille de Verdun dans la plaine de Woëvre vers Châtillon-sous-les-Côtes et Ronvaux. 15 - : retrait du front, repos. - : engagé dans la bataille de Verdun, dans le secteur de la ferme de Thiaumont sur les pentes du ravin de la Dame ou ravin de la Mort. Attaques allemandes repoussées les et . - : retrait du front, repos et reconstitution dans la région de Bar-le-Duc. - : occupation d'un secteur dans la Woëvre vers Moulainville. Le régiment est transféré dans le secteur de La Lauffée et défend l'entrée du tunnel de Tavannes devant une attaque allemande le . À partir du mois de septembre, le régiment occupe un secteur vers Eix. - : retrait du front, repos et instruction dans la région de Mauvages, puis dans le camp de Gondrecourt.
1917 - : transport par VF dans la Somme, occupation et organisation d'un secteur vers Marquivillers. À partir du , poursuite des troupes allemandes lors de leur repli stratégique (opération Alberich) en direction de Saint-Quentin contact avec les troupes allemandes à Happencourt, combats violents et prises des villages de Seraucourt-le-Grand, Fontaine-lès-Clercs, Castres et Contescourt. À partir du , occupation et organisation des positions conquises. 2 - : retrait du front, repos dans la région de Guiscard, travaux dans les environs d'Artemps. - : mouvement vers le front, occupation d'un secteur du front vers Cerny-en-Laonnois, puis à partir du vers Contescourt et à La Bovelle. violents combats le 20 - , attaques allemandes repoussées au prix de pertes importantes. juin : occupation d'un secteur vers Cerny-en-Laonnois. - : retrait du front, repos dans la région de Lassigny. - : mouvement vers le front, occupation d'un secteur le long de l'Oise face à La Fère. 13 - : retrait du front, repos. - : mouvement vers Chavigny, préparatifs d'offensive. En ligne à partir du , vers Laffaux. Du 23 au , engagé dans la bataille de la Malmaison dans les environs d'Allemant, puis progression jusqu'aux berges de l'Ailette. - : retrait du front. Remise de la fourragère au drapeau à Soissons le , à la suite de la seconde citation du régiment. Repos dans la région de Saint-Pierre-Aigle. - : mouvement, repos et instruction à Mailly-le-Camp.
1918 - : transport en Haute Alsace, occupation d'un secteur du front vers Fulleren, secteur calme ponctué de tirs de provoquant des pertes sensibles. 10 - : transport par VF dans les Flandres, engagée dans la bataille de la Lys, occupation d'un secteur sur les pentes du mont Kemmel où le régiment est en première ligne. 24 - : le régiment est en seconde ligne et subit l'attaque du avec une préparation d'artillerie plus violente qu'à Verdun et combiné avec de nombreux obus aux gaz. Repli devant la pression allemande et défense sur La Clytte et le mont Aigu. - : retrait du front, transport par voie ferrée vers la région de Châlons-en-Champagne, La Cheppe, repos et reconstitution avec des hommes issus de régiments dissous. - : mouvement dans la montagne de Reims, dans la bataille de l'Aisne dans le secteur de Clairdet et de la cote 240. Le du régiment repousse plusieurs attaques allemandes. - : retrait du front, repos puis occupation d'un secteur du front en Lorraine vers Emberménil. - : mouvement vers le front de Champagne, engagé dans la bataille de Champagne et d'Argonne. Placé en réserve de corps d'armée ; le le régiment attaque Sainte-Marie-à-Py frontalement puis par contournement avec de lourdes pertes. Du 2 au , retrait du front et repos en seconde ligne. Du 5 au , le régiment monte en ligne pour suivre le retrait allemand, progression en direction du village de Selles. 7 - : retrait du front, repos. - : engagé dans la bataille de la Serre dans le secteur de Gomont, progression et prise d'une partie de la Hunding stellung. 3 - : retrait du front, repos dans la région d'Épernay.
Entre-deux guerres vignette|Soldats du en pause lors des manœuvres de Haute-Maurienne le .
Après la guerre le régiment rejoint ses casernes de Lyon et Sathonay-Camp.
d'infanterie alpine Entre-deux guerres