Le de chasseurs alpins () est une unité militaire dissoute de l'infanterie alpine française (chasseurs alpins) qui participa notamment aux deux conflits mondiaux.

Création et différentes dénominations 1854 : création du de chasseurs à pied (), 1916 : devient de chasseurs alpin (), 19xx : redevient BCP ? 1922 : redevient BCA à Teschen dans les Sudètes et prend garnison à Barcelonnette. 1940 : dissolution du BCA, 1944 : nouvelle création dans la Résistance à partir de la "compagnie Stéphane" et des bataillons "Belledonne" et "Grésivaudan" des FFI. 1946 : nouvelle dissolution du BCA en avril, 1948 : recréé en Autriche à Lochau le , 1953 : dissolution à Mourmelon du , 1954 : nouvelle création à Vienne (Autriche) du BCA, 1955 : dissolution à Uriage 1955 : nouvelle création du BCA en Algérie par changement de dénomination du du d’infanterie (), 1961 : forme à Modane le C.I. (centre d'instruction) du (il comprend: une section d'éclaireurs skieurs, une section EOR et une section européenne composée de soldats et de son encadrement anglais). Le C.I. est placé sous les ordres du commandant : van Heems. 1963 : dissolution à Chambéry du qui devient le BCA 1964 : forme le centre d'entraînement de commandos du le , à Modane 1969 : nouvelle dissolution, 1982 : recréation du BCA par changement d'appellation du RIA (régiment de réserve), régiment frontière des Alpes-de-Haute-Provence et des Hautes-Alpes, soutenu par les (Barcelonnette), (Briançon) et (Gap). 1994 : " bataillon de réserve de Savoie " regroupant le 53 et le BCA, formé de 5 compagnies dont 3 de Haute-Savoie et 2 de Savoie. 1998 : dissolution en juin (disparition des régiments frontière des Alpes)

Historique des garnisons, campagnes et batailles Révolution et Empire « Ancêtre » du , mais n'étant un bataillon de chasseurs à proprement parler, le de chasseurs est créé à Bastia le à partir des 2, 3 et de volontaires de la Corse qui avaient été licenciés le .

Le , le de chasseurs est amalgamé avec les de volontaires des Bouches-du-Rhône, de volontaires de Vaucluse et de volontaires du district de Lille et devient la légère de première formation. Avec cet amalgame, le de chasseurs disparaît.

Second Empire 1854 : création du de chasseurs à pied à Grenoble

1859 : participe à la campagne d’Italie (Novare et Solférino en particulier)

1870 - 1871 : participe à la guerre franco-allemande (avec l'Armée de Metz, puis avec l'Armée de l'Est) vignette|Casernes du bataillon de chasseurs à pied à Remiremont.

De 1871 à 1914 1875 - 1880 : garnison en Algérie

1884 - 1914 : garnison à Brienne-le-Château et Remiremont, et appartient alors au d'armée.

Première Guerre mondiale Rattachements successifs Casernement en 1914 : Remiremont ; d'infanterie; d’infanterie ; d’armée vignette|centre|upright=2|En août 1913, manœuvres au sommet du Hohneck face au allemand. Affectations : d’infanterie d’août à d’infanterie de à d’infanterie de à

1914 Alsace : Août : traverse Urbès, Wesserling, Saint-Amarin et repousse l’ennemi devant Moosch (le 6) ; prise de Cernay (le 9) ; Aspach (le 10) et entre dans Mulhouse (le 19) Septembre à décembre : la Lauch Décembre : Steinbach (le 14), Uffholtz (le 25) : attaque de la ligne Wattwiller – Uffholtz – Cernay par la , le maintient sa position aux portes d’Uffholtz jusqu’au 29.

1915 Alsace : 13 – : attaques sur Sondernach (le 14) et Metzeral (le 21) qui est finalement occupé le 22, malgré de lourdes pertes : contre-attaque sur le sommet de l’Hilsenfirst et organisation de la position ; ces deux actions lui valent 1 citation l’ordre de l’armée. – : attaques sur la crête de Barrenkopf (le ), sur les hauteurs du Lingekopf (le ) ou Linge et sur la crête de Schratzmânnele (le ). : attaque sur l’Hartmannswillerkopf : occupation du secteur de Rehfelsen : reprise du sommet de l’Hartmannswillerkopf : Rehfelsen

1916 Alsace : Janvier- juin : occupation de divers secteurs du sud de l’Hartmannwillerkopf et du Reichaker 27 – : le bataillon quitte l’Alsace pour le camp d’Arches Bataille de la Somme : – : en ligne devant Cléry-sur-Somme (le ) : attaque au sud de Bouchavesnes – : en position devant Saillisel (le ) Alsace : en fin d’année le bataillon revient en Alsace et occupe les secteurs de Judenhut puis Sondernach, jusqu’à la fin de . 1917 Chemin des Dames : – : occupation du secteur de Sapigneul Septembre – octobre: occupation d’un secteur dans la région de Craonne Italie : : embarquement à Saint-Gilles (près de Fismes), à destination de Rezzato. Stationnement, durant 2 mois, dans la région de Tiene

1918 Italie : 11 - : en ligne au Monte Tomba 2 – : en secteur au Monte Ferra ou Monfenera : embarquement à Padoue à destination de la France et débarquement à Gournay-en-Bray le 12. 12 – 26 : stationnement à Amiens Fin avril : transporté à l’ouest d’Arras : en réserve pour parer à la nouvelle offensive sur la Lys et le mont Kemmel – : occupation d’un secteur entre la queue de l’étang Dikkebus (Belgique) et la cote 44 Champagne : prise de positions en face à la Butte du Mesnil : Perthes-les-Hurlus Somme : 5 – : transport dans la Somme 7- : non engagé 20 - : attaque sur Crapeaumesnil qui est occupé le 27 : embarquement à Saint-Just-en-Chaussée et débarquement à Chaulnes : prise de Remaucourt : Essigny-le-Petit 20 – : occupation d’un secteur entre Étreux et Hannappes : Canal de la Sambre à l'Oise : le bataillon est stationné à Nouvion lorsque est signée l’armistice.

Entre-deux-guerres 12 – : cantonnement à La Voirie près de Nouvion : cantonnement au Cateau-Cambrésis puis Valenciennes le 6, : remise de la fourragère par le Maréchal Pétain à Ninove (près de Bruxelles), : le bataillon traverse Bruxelles, : arrivée sur le sol alors allemand à Moresnet-Prusse], : prend ses cantonnements définitifs en Prusse rhénane à Holzweiler, 1922 : le BCP devient BCA, alors qu'il se trouve à Teschen dans les Sudètes, et se spécialise "alpin" en prenant garnison à Barcelonnette, 1925 participe à la campagne du Rif

Seconde Guerre mondiale En 1939, forme avec le 11 et le la de chasseurs alpins. Il laisse sa SES (section d'éclaireurs-skieurs) dans le secteur fortifié de Savoie. Aux avant-postes de la ligne Maginot en Lorraine puis en repos en haute Alsace. Engagé dans de durs combats au Mont-de-Soissons le et à Fère-en-Tardenois le 9, Dissous en 1940. Recréé dans la Résistance à partir de la compagnie Stéphane et des bataillons Belledonne et Grésivaudan des FFI . Participe à la campagne 1944-1945 dans les Alpes sous le commandement du chef de bataillon Lecoanet.

De 1945 à 1955 1945 : occupation en Autriche à Feldkirch. : dissolution. Recréé en Autriche à Lochau le , il reste à Bregenz jusqu'en . Dissous à Mourmelon à la fin 1953. Recréé à Vienne en Autriche, en 1954. Dissous à Uriage en 1955.

En Algérie Recréé en Algérie par changement de dénomination du bataillon du d'infanterie ; Stationne dans une ancienne colonie de vacances au nord de Tigzirt, sur la côte 599 en Grande Kabylie. La compagnie tombe dans une embuscade dans les Iflissen le en venant en aide à des membres de l'organisation K : 2 morts / 6 blessés dont le capitaine Maublanc. Forme à Modane le C.I. du BCA (commando + EOR (en 1961) + section européenne) ; commandant : Van Heems. Au cessez-le-feu du en Algérie, le BCA crée, comme 91 autres régiments, les 114 unités de la Force Locale (Accords d'Evian du ). Le 15°BCA forme une unité de la Force locale de l'ordre Algérienne, la 451° UFL-UFO, composés de 10 % de militaires métropolitains et de 90 % de militaires musulmans, qui pendant la période transitoire devaient être au service de l'exécutif provisoire algérien, jusqu'à l'indépendance de l'Algérie. Rentre à Chambéry à la fin de 1962, dissous fin 1963, devient BCA. Après 1963 Forme le le Centre d'entraînement de commando du BCA qui est dissous en . Recréé en 1982, par changement d'appellation du 157° RIA, sous le commandement du Colonel Beraud. En garnison de réserve à Gap. En 1994, migre vers les Alpes du nord comme Bataillon de réserve de Savoie regroupant le BCA et le BCA, formé de 5 compagnies (3 de Haute-Savoie et 2 de Savoie). Rattaché au BCA, ayant son quartier au Roc Noir. Dissous en 1999.

Traditions Insigne

Devise Aussi digne d'être montré à nos ennemis qu'à nos amis

Drapeau Comme tous les autres bataillons et groupes de chasseurs, le BCA ne dispose pas d'un drapeau propre. (Voir le Drapeau des chasseurs).

Décorations Le bataillon reçoit la fourragère aux couleurs de la Croix de Guerre 1914-1918 le .

Chant

Chefs de corps 1854 : commandant Collin 1857 : commandant Lion 1860 : commandant Champion 1868 : commandant Lafouge 1874 : commandant Grivet 1877 : commandant Prax 1880 : commandant Daigney 1886 : commandant de Lardemelle 1891 : commandant Robiquet 1893 : commandant Joppe 1897 : commandant de Préval 1900 : commandant Bonnefoy 1908 : commandant Monterou – : commandant Duchet – : commandant Dussauge – : commandant Barthélémy – : commandant Schweisguth – : commandant Fournier – : commandant Boucomont – : commandant Touchon - ?: commandant Mellier - : commandant Simon - 1933 : commandant Dessaux 1933 - 1936 : commandant Lorber 1936 - 1938 : commandant Rudlof 1938-1939 : commandant René Cusenier - : commandant de Linarès 1940 - dissolution : commandant Risterucci 1944 - 1945 : commandant Lecoanet 1945 - 1946 : commandant Craplet Dissolution 1948 - 1950 : commandant Roca 1950 - ? : Commandant Chevalier 1955 - 1956 : commandant Pellat 1956 - 1958 : commandant Courbe Michollet 1958 - 1960 : lieutenant-colonel Blin

1960 - 1962 : commandant Gombeaud 1962 - 1963 : commandant Carlin 1963 : commandant Ott 1964 : commandant Lagarde 1965 - 1968 : commandant Talon 1968 - 1969 : commandant Gramond Recréation en 1982 comme bataillon de réserve par changement d'appellation du RIA 1982 - 1983 : colonel Henri Béraud 1983 - 1986 : lieutenant-colonel Paul Franceschi 1986 - 1989 : lieutenant-colonel Paul Cézanne 1989 - 1992 : lieutenant-colonel Jean-Paul Ters 1992 - 1994 : lieutenant-colonel Hubert Tassel 1994 – 1997 : colonel jacques Tiollier 1997 - 1998 : colonel jean-Claude Miguet

Faits d'armes faisant particulièrement honneur au bataillon

Personnalités ayant servi au sein du bataillon

Pierre Kœnig ( - )

Sources et bibliographie , . Bataillon de chasseurs durant la grande guerre. Citations collectives des bataillons de chasseurs de 1914-1918. Traditions et symbolique militaire Historique du Bataillon de Chasseurs Alpins, Lt-Colonel Jean-Claude Miguet 1998.

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Chasseurs alpins Chasseur à pied Liste des unités de chasseurs à pied de l'Armée française.

Liens externes Photos et historique du sur le site Military-Photos.

Chasseurs, 015 Catégorie:Bataillon de chasseurs alpins dissout Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1999 Chasseurs alpins