André Grisoni, né le à Moltifao (Corse) et mort le à Courbevoie (Hauts-de-Seine), est un homme politique français, député radical de la Seine de 1932 à 1936 et maire de Courbevoie de à .
Biographie Membre du Parti radical-socialiste, il en devient l'un des vice-présidents. Membre de la loge maçonnique « Émile Zola » et antiraciste convaincu, il siège au comité central et à la commission de propagande de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitismeBulletin de la LICA, décembre 1931.. Il est maire de Courbevoie à partir de 1927 et député de la Seine de 1932 à 1936.
Il n'accepte pas la constitution du Front populaire en 1935 et signe en un appel aux côtés d'autres radicaux dissidents demandant aux radicaux de ne pas s'associer aux communistesLa République, 24 octobre 1935. Il est battu au second tour aux élections législatives de 1936 par un candidat communiste.
Il lance un appel à l'été 1936 aux radicaux anticommunistes pour former un parti radical français, constitué quelques mois plus tard. Il en prend la présidence. Il est secondé par un radical en rupture de ban, Édouard PfeifferL'appel du parti radical français, La Liberté, 3 août 1936, Le Figaro, 11 décembre 1936 (1ère assemblée de son conseil national), Le Petit Parisien, 11 décembre 1936, Ibid., L'activité du parti radical français, 6 février 1937, Le Petit Bleu de Paris, 23 avril 1937. Ce parti fusionne, en 1938, avec les Comités radicaux unionistes au sein du Parti radical indépendant présidé par Pierre Cathala. Grisoni est son secrétaire généralGilles Le Béguec, Le parti radical indépendant, in Eric Duhamel, Le RGR et ses composantes, : Lire en ligne.
Proche de Pierre Laval, pacifiste convaincu et partisan de la réconciliation franco-allemande, il milite au Rassemblement national populaire sous l'Occupation..
Maire de Courbevoie de à , il modernise activement sa commune : percement d'un grand axe reliant le centre-ville à Bécon-les-Bruyères par les boulevards Aristide-Briand, de la Paix et Georges-Clemenceau ; construction d'un vaste stade (un temps converti en cynodrome et desservi par la halte de Courbevoie-Sport), de plusieurs groupes scolaires, d'une poste centrale, d'un hôpital et de logements sociauxBulletin d'information communale de Courbevoie. Octobre 1975. Article nécrologique..
En 1944, il joue un rôle, comme président des maires de la Seine, dans la recherche par Laval d'une solution « républicaine » à l'épisode de Vichy. Il reçoit l'ordre de la Francisque..
Il est arrêté le et condamné pour intelligence avec l'Allemagne à 15 ans de travaux forcés, confiscation de ses biens et indignité nationale à vie. Toutefois, il bénéficie de remises de peine en raison de circonstances atténuantes..
Il est inhumé à l'ancien cimetière de Courbevoie.
Distinctions
Sources
Notes et références
Articles connexes Liste des maires de Courbevoie
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