Le Céor est une rivière du sud de la France, affluent du Viaur et sous-affluent de la Garonne par l'Aveyron et le Tarn.

Géographie vignette|gauche|Le Céor à Cassagnes-Begonhès.

Le Céor prend sa source au sud du Massif central vers d'altitude dans le centre du département de l'Aveyron, sur le plateau du Lévézou, au lieu-dit les Plaines, sur la commune de Salles-Curan, à quatre kilomètres au sud-est du bourg d'Arvieu.

Il prend d'abord la direction du nord sur plus de cinq kilomètres puis s'écoule ensuite globalement vers l'ouest-sud-ouest.

Il traverse le bourg d'Arvieu, passant sous la route départementale (RD) 56 et recevant sur sa gauche un premier affluent, le Merlanson. En trois kilomètres, il est grossi successivement par les ruisseaux de Clauzelles à droite, de Roustens et de Lagast à gauche puis d'Ayssenettes à droite. Il est franchi par la RD 25 puis traverse le bourg de Salmiech.

Il passe sous la RD 902 puis baigne le bourg de Cassagnes-Bégonhès, recevant l'Hunargues sur sa gauche. Il est grossi à gauche par le Glandou puis à droite par le ruisseau de Prat Pendent et s'engage, en formant de nombreux méandres dans des gorges resserrées, de plus en plus profondes. Dans celles-ci, il reçoit successivement les ruisseaux de la Fourque et de Rouffenac à gauche, l'Hume à droite, les ravins du Rieu puis de la Fage à gauche. Il passe sous les RD 592 puis 10 et reçoit successivement en un kilomètre et demi le ruisseau de Gintou, le Giffou puis le Rieussec, tous trois à gauche.

Il conflue avec le Viaur en rive gauche entre les lieux-dits la Florentie et la Fabrie, à d'altitude, sur la commune de Saint-Just-sur-Viaur.

Pour le SANDRE, la longueur du Céor est de ..

Département et communes traversés Dans le seul département de l'Aveyron, le Céor arrose huit communes, soit d'amont vers l'aval : Salles-Curan (source), Arvieu, Salmiech, Cassagnes-Bégonhès, Centrès, Rullac-Saint-Cirq, Meljac et Saint-Just-sur-Viaur (confluence avec le Viaur).

Bassin versant Son bassin versant s'étend sur Le contexte physique – Le réseau hydrographique, Syndicat mixte du bassin versant du Viaur, consulté le 8 août 2019..

Outre les huit communes baignées par le Céor, son bassin versant en concerne également douze autres : Alrance, bordée au nord-ouest par le ruisseau du Lagast et où le ruisseau de Roustens prend sa source ; Auriac-Lagast, arrosée par le ruisseau du Lagast, le Glandou et l'Hunargues qui tous trois y prennent leur source, et bordée au sud par le Fouquet (nom du Cône dans sa partie amont) et brièvement au nord-est par le ruisseau de Roustens ; Comps-la-Grand-Ville, bordée à l'est par le ruisseau de la Burguière (nom du ruisseau d'Ayssenettes dans sa partie amont) ; Connac, bordée au nord par le ruisseau du Fraysse, un affluent du Giffou. ; Durenque, arrosée par le Fouquet et par la Durenque qui y prend sa source, et bordée au sud par le Giffou et brièvement au nord par le Glandou ; Lédergues, bordée au nord par le Giffou ; Lestrade-et-Thouels, où le Giffou prend sa source ; Réquista, arrosée par le Giffou et bordée au nord-ouest par la Durenque ; Saint-Jean-Delnous, bordée au nord-est par le Giffou ; La Selve, arrosée par le Cône, le Glandou, et par le ruisseau de la Fourque qui y prend sa source, et bordée au sud par la Durenque, au sud-ouest par le Giffou et brièvement au nord-est par l'Hunargues ; Trémouilles, où le ruisseau de la Burguière (nom du ruisseau d'Ayssenettes dans sa partie amont) et le ruisseau de la Réale (nom du ruisseau de Clauzelles dans sa partie amont) prennent leur source ; Villefranche-de-Panat, bordée à l'ouest par le Giffou ;

Organisme gestionnaire L'organisme qui gère le Céor et son bassin versant est le Syndicat mixte du bassin versant du Viaur (SMBVV)Le périmètre du bassin versant du Viaur, Syndicat mixte du bassin versant du Viaur, consulté le 7 août 2019..

Affluents Selon le SANDRE, le Céor a répertoriés. Dix d'entre eux mesurent plus de cinq kilomètres, soit d'amont vers l'aval : le ruisseau de Clauzelles, . ; le ruisseau de Roustens, . ; le ruisseau du Lagast, . ; le ruisseau d'Ayssenettes, . ; l'Hunargues, . ; le Glandou, . ; le ruisseau de la Fourque, . ; l'Hume, . ; le ruisseau de Gintou, . ; le Giffou, son principal affluent . dont le bassin versant occupe à lui seul environ la moitié de celui du Céor. Il a deux affluents importants : le Cône long de . et la Durenque ..

Le plus important, le Giffou en rive gauche a de nombreux affluents dont le Cône. Ce dernier a lui-même un affluent le ruisseau de Connillou qui en a lui-même un, le ruisseau de la Montarie, qui a un affluent sans nom.

De ce fait, le Céor a un nombre de Strahler de six.

Hydrologie Compte tenu de l'emplacement de la station hydrologique située sur le Céor, positionnée en amont de sa confluence avec trois de ses affluents et notamment le Giffou, son principal affluent, l'hydrologie étudiée ci-dessous est effectuée en trois étapes : le Céor, le Giffou et une station virtuelle regroupant les éléments des deux cours d'eau.

Le Céor à Saint-Just-sur-Viaur Le débit du Céor a été observé depuis fin 2012 (fiche station O5424030) à la station hydrologique de Saint-Just-sur-Viaur, au lieu-dit Castelpers, au pont de la RD 10, en tenant compte des données enregistrées précédemment aux stations de Centrès situées quelques kilomètres en amont : Vialardel (O5424020) entre 1922 et 1945 et Lestrebaldie (O5424010) de 1968 à 2013. Les données ainsi regroupées correspondent à une période de .

À Castelpers, le bassin versant présente une superficie de ., soit 45 % de l'ensemble de son bassin versant, et avant d'avoir reçu l'apport en eau du ruisseau de Gintou et du Rieussec mais surtout du Giffou, son principal affluent.

À Castelpers, le module est de .

Le Céor présente des fluctuations saisonnières de débit, avec une période de hautes eaux caractérisée par un débit mensuel moyen évoluant dans une fourchette de 2,53 à , de décembre à mai inclus (avec un maximum en février). La période des basses eaux a lieu de juillet à octobre, avec une baisse du débit moyen mensuel allant jusqu'à au mois d'août. Cependant ces chiffres ne sont que des moyennes et les fluctuations de débit peuvent être plus importantes selon les années et sur des périodes plus courtes.

Étiage ou basses eaux À l'étiage, le VCN3 peut chuter jusque , soit , en cas de période quinquennale sèche .

Crues Quant aux crues, les QIX 2 et QIX 5 valent respectivement 30 et . Le QIX 10 est de , le QIX 20 de , tandis que le QIX 50 se monte à .

Le débit instantané maximal enregistré durant cette période a été de le , correspondant à une hauteur de à la station de Lestrebaldie. La valeur journalière maximale du débit a atteint le même jour.

Lame d'eau et débit spécifique Au total, le Céor est un cours d'eau abondant. La lame d'eau écoulée dans la partie haute de son bassin versant (à peine la moitié de son bassin versant total) est de annuellement, ce qui est largement supérieur à la moyenne de la France entière tous bassins confondus (). Le débit spécifique de la rivière (ou Qsp) y atteint ainsi le chiffre de de bassin.

Le Giffou à la Fabrèguerie Le débit du Giffou a été observé sur une période de de 1968 à 2019 à la station hydrologique de Saint-Just-sur-Viaur, au pont de la RD 63, au lieu-dit la Fabrèguerie, huit kilomètres en amont de sa confluence avec le Céor, et que quelques petits affluents ne l'ont pas encore rejoint, le plus important ne mesurant que .

À cet endroit, le bassin versant présente une superficie de ., soit la presque totalité de l'ensemble de son bassin versant, ayant déjà reçu l'apport de ses principaux affluents.

Le module y est de .

Le Giffou présente des fluctuations saisonnières de débit, avec une période de hautes eaux caractérisée par un débit mensuel moyen évoluant dans une fourchette de 2,68 à , de décembre à mai inclus (avec un maximum en février). La période des basses eaux a lieu de juillet à octobre, avec une baisse du débit moyen mensuel allant jusqu'à au mois d'août. Cependant ces chiffres ne sont que des moyennes et les fluctuations de débit peuvent être plus importantes selon les années et sur des périodes plus courtes.

Étiage ou basses eaux À l'étiage, le VCN3 peut chuter jusque , soit , en cas de période quinquennale sèche .

Crues Quant aux crues, les QIX 2 et QIX 5 valent respectivement 33 et . Le QIX 10 est de , le QIX 20 de , tandis que le QIX 50 se monte à .

Le débit instantané maximal enregistré durant cette période a été de le . La valeur journalière maximale du débit a atteint le correspondant à une hauteur de à la Fabrèguerie.

Lame d'eau et débit spécifique Au total, le Giffou est un cours d'eau abondant. La lame d'eau écoulée dans son bassin versant est de annuellement, ce qui est largement supérieur à la moyenne de la France entière tous bassins confondus (). Le débit spécifique de la rivière (ou Qsp) y atteint ainsi le chiffre de de bassin.

Station virtuelle du Céor en aval de sa confluence avec le Giffou Regroupant les données hydrologiques précédentes du Céor et du Giffou, une station hydrologique virtuelle située en aval de leur confluence pourrait présenter les caractéristiques ci-dessous.

Le module serait de .

Dans cette simulation, la période de hautes eaux serait caractérisée par un débit mensuel moyen évoluant dans une fourchette de 5,21 à , de décembre à mai inclus (avec un maximum en février). La période des basses eaux aurait toujours lieu de juillet à octobre, avec une baisse du débit moyen mensuel allant jusqu'à au mois d'août.

Étiage ou basses eaux À l'étiage, le VCN3 pourrait chuter jusque , soit , en cas de période quinquennale sèche.

Crues Par rapport aux crues, les QIX 2 et QIX 5 vaudraient respectivement 63 et . Le QIX 10 serait de , le QIX 20 de , tandis que le QIX 50 se monterait à .

Aussi bien pour le Céor que pour le Giffou , la date du correspond à celle de leur débit instantané maximal ; le cumul des deux valeurs aboutit à . La valeur journalière maximale du débit ayant été atteinte à deux dates différentes, le cumul des deux qui s'établit à donne cependant un ordre d'idée du débit potentiel à l'aval de leur confluent.

Lame d'eau et débit spécifique Au total, la lame d'eau écoulée dans la presque totalité de son bassin versant serait de annuellement. Le débit spécifique de la rivière (ou Qsp) y atteindrait ainsi le chiffre de de bassin.

Monuments ou sites remarquables à proximité Le rocher (ou les rochers) du Diable à ArvieuPatrimoine – Le Rocher du Diable, site d'Arvieu, consulté le 9 août 2019. ; à Centrès : le château de Taurines des Château de Taurines, Tourisme Aveyron, consulté le 26 juillet 2019. ; le roc de Miramont, site d'un ancien oppidum celtique a été pourvu à d'une table d'orientationPoint de vue et table d'orientation au Roc de Miramont, Tourisme Aveyron, consulté le 9 août 2019. qui offre à la fois une vue sur les gorges du Céor mais également sur celles du Viaur.

Photothèque

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes

Le Viaur Le Lévézou La liste des cours d'eau de l'Aveyron La liste des rivières de France Le bassin de la Garonne Les débits des cours d'eau du bassin de la Garonne

Catégorie:Cours d'eau dans l'Aveyron Catégorie:Système hydrologique de l'Aveyron