La route transcanadienne est un système de voies routières à régime fédéral-provincial qui relie les dix provinces du Canada. Ce réseau n'est pas une simple route, car il est à certains endroits composé de deux, voire trois routes parallèles. Par exemple, dans l'ouest du pays, la route Yellowhead est une branche de la Transcanadienne parallèle à la route originale. La construction de la route fut décidée en 1948, débuta en 1950 pour se terminer en 1970. La route fut inaugurée en 1962. Elle fait actuellement de long, s'étendant d'un océan à l'autre, du Pacifique à l'Atlantique. Elle est la route « nationale » la plus longue du monde.
Le Canada n'a pas de système routier national, car les routes sont de compétence provinciale. Toutefois, l'entretien de la Transcanadienne est financé par le gouvernement fédéral qui, chaque année, octroie de l'argent aux provinces.
Contrairement au système Interstate des États-Unis, la route Transcanadienne n'est pas toujours une autoroute ou même une route à 4 voies divisées. En 2000, le gouvernement de Jean Chrétien a étudié la possibilité de financer la transformation de la Transcanadienne en autoroute à 4 voies à la grandeur du pays. Finalement, cette idée fut abandonnée car certaines portions de la route ne sont pas assez achalandées pour justifier ce projet. Les provinces ont préféré investir dans des axes routiers plus achalandés et plus commerciaux, comme les liaisons avec les États-Unis. Malgré cela, certaines sections ont été ou seront transformées en autoroute, comme la route 185 du Québec, qui deviendra l'autoroute 85. Un autre exemple est la route 2 du Nouveau-Brunswick. Au milieu des années 1980, cette route de plus de était à deux voies et souvent à accès non limité. En 1987, le gouvernement de la province lança le projet de transformation de la route en autoroute à 4 voies à chaussées séparées. La transformation se termina 20 ans plus tard, à l'automne 2007.
Étant donné que les routes relèvent des provinces, la numérotation de la Transcanadienne relève de celles-ci. Les provinces de l'Ouest (Colombie-Britannique, Alberta, Saskatchewan et Manitoba) ont harmonisé leurs numéros de routes, ainsi l'axe principal de la Transcanadienne, l'axe sud, est appelé route 1. L'axe nord, la route Yellowhead, pour sa part, est désignée route 16. Dans l'est du pays, la situation est complètement différente, le numéro de la route change à chaque frontière provinciale. Ceci est dû au fait que la Transcanadienne est composée de sections de routes importantes qui existaient avant son introduction. Il est peu probable que la route ait un jour une désignation uniforme à la grandeur du pays. Ceci serait incompatible avec le système de numérotation des provinces, comme celui du Québec qui est basé sur la géographie (voir Routes provinciales du Québec).
Histoire Origine (1910-1948) L'idée d'une route nationale remonte en 1910, mais ce n'est qu'en 1912 que Thomas Wilby effectue la toute première traversée du pays en voiture, de Halifax à Victoria, en deux mois. Durant son voyage, Wilby a dû parcourir de larges portions en train ou en bateau sans laisser sa voiture de côté.
À l'occasion du 21e anniversaire de Ford Canada, en 1925, le photographe Ed Flickenger fait la traversée du pays à bord de son récent modèle T. Le trajet de (de Halifax à Vancouver) sera semé d'obstacles comme traverser des rivières ou des vallées non équipées de ponts, emprunter des routes si étroites que la végétation égratigne la carrosserie, lutter contre les argiles boueuses dans les prairies où la voiture s'enfonce jusqu'aux essieux et finalement conduire sur des chemins uniquement conçus pour les chariots dans les montagnes Rocheuses.
En 1946, le brigadier R.A. MacFarlane réalise la traversée du Canada complètement en voiture en moins de neuf jours, également, 3 ans avant l'adoption de la Loi sur la route Transcanadienne.
Adoption de la loi et construction (1949-1971) En 1949, la Loi sur la route Transcanadienne est adoptée. La même année, la Loi favorisant et aidant la construction d'une route Transcanadienne est promulguée et stipule que le gouvernement fédéral devra verser un montant de 150 millions de dollars sur une période de 7 ans aux provinces.
Le , la route Transcanadienne est inaugurée. Un mois plus tard, on a ouvert le tronçon via le col Rogers entre Revelstoke et Golden en Colombie-Britannique.
La route est achevée en 1971.
Évolution et futur (1972-) Avant le krach boursier de 1987, le tronçon entre Victoria et Nanaimo devait être reconverti en autoroute pour éliminer les embouteillages. En 1995, le projet est officiellement annulé par les gouvernements fédéral et provincial.
En , le Ministère des Transports de l'Ontario renumérote la route 17 dans la région d'Ottawa-Carleton comme la route 174 dû à l'autoroute 417 qui a remplacé graduellement le tronçon entre Ottawa et Hawkesbury. Aujourd'hui, cette portion de la route 17 est devenue une route de comté des comtés unis de Prescott et Russell.
En , on inaugure le pont de la Confédération, reliant Cap-Tourmentin au Nouveau-Brunswick à Borden-Carleton à l'Île-du-Prince-Édouard, pour traverser le détroit de Northumberland. Il remplace le service de traversier.
Depuis 2005, la route 185, reliant anciennement Rivière-du-Loup jusqu'à la route 2 au Nouveau-Brunswick, laisse place à l'autoroute 85. Sa troisième et dernière phase entre Saint-Antonin et Saint-Louis-du-Ha! Ha! sera complétée en 2025.
À la fin des années 2000, le tronçon entre Kamloops et la frontière de l'Alberta subit d'importantes modifications. Le , une importante partie du projet est ouverte, incluant l'aire d'autoroute Ten Mile Hill et le nouveau Park Bridge. En hiver 2010, l'élargissement de la Transcanadienne dans le parc national de Banff entre la route 93 et Lake Louise est complété tandis que les derniers 8,5 km entre la frontière britanno-colombienne et Lake Louise furent complétés en 2014.
Dans les années 2010, la Route 1 à Île-du-Prince-Édouard entre Clyde River et Charlottetown a été détourné via deux autoroutes périphériques. La première est inaugurée en 2010 et la deuxième en 2019. L'ancien tronçon entre Clyde River et Cornwall a renuméroté comme la route 27.
Pour le de la Transcanadienne en 2012, la compagnie Sun Country Highway met en place le longest greenest highway project (projet de la plus longue route verte en français) qui installe plus de 80 bornes de recharge aux abords de la route. Pour promouvoir la technologie EV, le président de la compagnie, Kent Rathwell, fait la traversée du pays en Tesla Roadster et rencontre les médias durant ses nombreux arrêts.
Tracé Provinces de l'Ouest et des Prairies Route 1 - Axe principal (sud) right|thumb|200px|Route 1 de Colombie-Britannique Direction Ouest à Chilliwack vers Vancouver thumb|200px|right|Route 1 de l'Alberta avec vue vers l'est, à l'approche d'un écoduc, dans le Parc national de Banff thumb|200px|right|Signalisation sur la route 1 de la transcandienne en Alberta en direction de Calgary thumb|200px|right|Signalisation sur la route 1 de la Transcanadienne au Manitoba L'axe principal, l'axe sud, numéroté Route 1 dans les quatre provinces occidentales, débute à Victoria, Colombie-Britannique à l'intersection de Douglas Street et Dallas Road, où il y a le monument "Mile 0" pour indiquer l'extrémité de la route. De là, elle se dirige vers le nord le long de la côte est de l'île de Vancouver pendant jusqu'à Nanaimo. Une liaison de en traversier permet d'atteindre la terre ferme à Horseshoe Bay. Elle traverse ensuite Vancouver, avant d'atteindre Hope plus à l'est. Elle continue ensuite vers le nord sur une distance de vers Cache Creek, puis vers l'est sur une distance de à travers Kamloops, avant d'entrer plus loin en Alberta à Banff. Elle atteint plus à l'est Calgary (Alberta), où elle se dirige vers Medecine Hat (Alberta) à , puis Moose Jaw (Saskatchewan) à et Regina (Saskatchewan) à . Elle poursuit sa course vers l'est, rejoint Brandon (Manitoba) après et ensuite Portage la Prairie (Manitoba) après supplémentaires. C'est dans cette ville des Prairies que l'axe nord de la Transcanadienne, la Route Yellowhead, rejoint l'axe principal.
De la jonction des deux Transcanadienne à Portage la Prairie (Manitoba), la route continue vers l'est, vers Winnipeg (Manitoba), à l'est. Le périphérique extérieur sud de cette ville est également une section officielle de la Transcanadienne, il est numéroté Route 100. Ceci permet d'éviter le centre-ville de Winnipeg qui est traversé par la route 1.
Récapitulatif :
Route Transcanadienne - Axe principal (sud) Route 1 de la Colombie-Britannique Route 1 de l'Alberta Route 1 de la Saskatchewan Route 1 du Manitoba (Route 100 du Manitoba)
Route Transcanadienne - Route Yellowhead (axe nord) Route 16 de la Colombie-Britannique Route 16 de l'Alberta Route 16 de la Saskatchewan Route 16 du Manitoba
Dans cette section du pays, la limite de vitesse est généralement de . Quelques sections de l'Alberta et de la Saskatchewan possédant les normes autoroutières ont une limite de vitesse de . Les sections traversant des parcs nationaux du Canada sont limitées à .
De Winnipeg (Manitoba), la Transcanadienne se dirige vers Kenora (Ontario) situé à plus à l'est. Elle devient la route 17 en entrant en Ontario. Entre Kenora (Ontario) et Thunder Bay, la Transcanadienne se divise en deux branches. La principale, plus au nord est la 17 et a une distance de . La seconde, plus au sud, est composée de sections des routes 71 et 11. Cet itinéraire alternatif a une distance de et passe tout près de la frontière américaine à Fort Frances. La réunification des deux routes se fait à à l'ouest de Thunder Bay (Ontario). De cette ville, la route se dirige vers Nipigon plus à l'est. À cet endroit, elle se divise encore une fois en deux routes, et ce, pour plus de . Celle du nord est numérotée route 11 et celle du sud, route 17.
La section de la Transcanadienne entre Thunder Bay et Nipigon s'appelait la Terry Fox Courage Highway ou en français Autoroute du courage de Terry Fox. La section de marque l'endroit où Terry Fox a dû terminer son Marathon de l’espoir (dont le but était d'amasser des fonds pour trouver un remède pour le cancer). Il y a une statue de bronze à l'endroit où il a terminé sa course.
Ontario et Québec
Axe nord vignette|Route 17 près d'Echo Bay en Ontario vignette|Route 11/17- Thunder Bay (Ontario) - Terry Fox La route 11 atteint Hearst après , et Cochrane plus à l'est. Elle se dirige ensuite vers le sud pour atteindre Kirkland Lake après . À cet endroit, l'axe nord se divise en deux. La route 11 continue vers le sud sur une distance de en direction de North Bay où elle croise la route 17, l'axe principal de la Transcanadienne. Au sud de cette jonction, la route 11 continue vers Toronto, sans être une section de la Transcanadienne.
De Kirkland Lake, la seconde branche de l'axe nord, nommée route 66, se dirige vers l'est sur une distance de jusqu'à la frontière du Québec où elle devient la route 117 du Québec. Elle continue vers l'est sur une distance de , en traversant au passage Rouyn-Noranda et Val-d'Or. Elle bifurque ensuite vers le sud-est et atteint Mont-Laurier après et enfin Mont-Tremblant plus loin. À partir de cette ville touristique, la route 117 devient une route à 4 voies à chaussées séparées à accès non limité. La Transcanadienne poursuit son chemin sur une distance de vers Sainte-Agathe-des-Monts où elle quitte la 117 pour emprunter l'autoroute 15. Elle atteindra finalement Montréal plus au sud, où l'axe nord réintègre pour de bon l'axe principal de la Transcanadienne au croisement des autoroutes 15 et 40.
Axe sud (principal) Depuis Nipigon (Ontario), l'axe principal (sud) numéroté Route 17, va vers l'est le long de la rive du Lac Supérieur pour atteindre Sault-Sainte-Marie plus loin. De là, elle rejoint Sudbury après . Dans cette ville, l'axe sud se divise également en deux tronçons qui se rejoindront à Ottawa.