Saint-Hubert est une commune française située dans le département de la Moselle, en région Grand Esthttp://www.calameo.com/books/000016608ed6402d5fa31 rando page 68-69.
Géographie La commune de Saint-Hubert est nichée au fond de la vallée de la Canner. Cette petite rivière est encore proche de sa source et s’en va vers le nord pour se jeter dans la Moselle à une trentaine de kilomètres.
La commune est très rurale et les entreprises y sont rares.
On compte en réalité le village de Saint-Hubert mais également deux annexes, Beféy (prononcer "béfé-i") et Villers-Bettnach dont l'abbaye a connu une histoire grandiose, ainsi qu’un lieu-dit, Rabas.
On pourra préciser que cette commune est un « village fleuri » dans un superbe cadre forestier qui gagne à être visité en période estivale !
La commune se situe dans le site inscrit de la vallée de la Cannerhttp://www.lorraine.ecologie.gouv.fr/Liens_CARMEN/Paysage/SITEI/SI57331A.PDF.
Il y a plusieurs fermes : Rabas, Godehure, La Forge.
vignette|center|Carte de la commune. Accès
Communes limitrophes
Hydrographie La commune est située dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par le ruisseau le Canner, le ruisseau de St-Hubert, le ruisseau de Villers-Bettnach et le ruisseau du Pâquis.
Le Canner, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune de Vry et se jette dans la Moselle à Kœnigsmacker, après avoir traversé .
vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseaux hydrographique et routier de Saint-Hubert.
La qualité des eaux des principaux cours d’eau de la commune, notamment du ruisseau le Canner, peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité - Pour recentrer la carte sur les cours d'eau de la commune, entrer son nom ou son code postal dans la fenêtre "Rechercher"..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental. et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver.. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Amnéville à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Saint-Hubert est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Metz, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (84,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (85 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (83 %), prairies (11,2 %), terres arables (4,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,7 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Histoire L’histoire de cette commune est fortement liée à celle de l’abbaye de Villers-Bettnach.
Saint-Hubert A dépendu de la prévôté de Sierck et des Trois-Évêchés. Les moines de l’abbaye de Villers-Bettnach fondèrent Saint-Hubert en 1493 sous le nom de « Saint-Humbert » qui devint, en raison de la prononciation, Saint-Hubert.
Le village fut détruit en 1682. Il ne restait qu’une maison de ferme, puis le village se reconstruisit lentement.
En 1720, Saint-Hubert fut rattachée à la paroisse d'Altroff (commune de Bettelainville) qui venait d’être créée.
Un peu à l’écart se trouve la ferme de Godchure, qui s'appelait Gaderscheuern en 1599Die Fränkischen und Alemannischen Siedlungen in Gallien Par Adolf Schiber, puis Gaudechure (1641), Gadthschures (1762), Gadtscheuren (1756), Godtcheuren (1779).
C’est à Saint-Hubert et dans son annexe, Befey, que fut fondé, en 1762, l'Institut de la Providence pour l'instruction des petites filles. En effet, dans l'autre annexe de la commune, Villers-Bettnach, l'abbaye était réservée aux hommes.
Epange, Belle Fontaine, Haute Frêne et Rabas sont réunis à Saint-Hubert entre 1790 et 1794.
En 1811, le chef-lieu communal est transféré de Saint-Hubert à Villers-Bettenach en absorbant Besey. Saint-Hubert redevient chef-lieu en 1919.
Toponymie : Saint-Humbert (1493), Sanctus Humbertus (1606) ; en lorrain : Saint-Himbé.
Befey Cette annexe de la commune est en fait un cul-de-sac et son histoire reste peu connue.
Le village tire son nom de fagus (le hêtre), devenu « fou » ou « fau ». Fagitum désignait une hêtraie.
On relève, en 1345, le nom de « Belfey », la belle hêtraie. Ce même nom se retrouve en 1756.
Cette ancienne possession de l'abbaye Saint-Arnould de Metz fut détruite en 1552 et reconstruite en 1572.
Befey est une commune de Moselle de 1793 à 1811. En 1801, le bulletin des Lois écrit Besey.
Rabas vignette|Notre Dame de Rabas
Rabas n’est ni un village ni un hameau proprement dit mais un lieu-dit symbolique de la commune, entre Befey et Saint-Hubert. En effet, c’est à Rabas que l’on trouve une chapelle du même nom et la source dite de « Charlemagne ».
L’historique de cette chapelle a été fait par l’abbé Cazin, alors curé de VigyAbbé Cazin, La chapelle du pèlerinage de Notre-Dame-de-Rabas, 1924 ». L'abbé Cazin avait déjà publié en 1883 une première notice dans le but de réunir des fonds pour la restauration de la chapelle.
On sait qu’en 1423 vivait à Rabas un ermite du nom d'André, originaire de Flévy. On note également, en 1630, un autre ermite, le franciscain Colezius, docteur en théologie.
Tout proche de la chapelle, on trouve la « source de Charlemagne ». Cette dernière serait due au cheval de Charlemagne qui, en chassant dans cette forêt au début du (lors de ses séjours à Thionville)Localisation de Charlemagne aurait mis au jour cette source. Quelle que soit la véracité de cette légende, le lieu est resté fréquenté depuis, d’une part car l’eau est potable aujourd’hui encore et parce que la chapelle de Rabas fut implantée dans la foulée.
Toponymie : Rabay (1410), Raba (1607), Ribba (1610), Roba (1756). En Lorrain : Raibay, En allemand : Rebach.
Villers-Bettnach
Villers-Bettnach est un petit village niché au fond de sa vallée connu par l’histoire de son abbaye. Il a donné naissance à Saint-Hubert. Autrefois hameau Lorrain dans le bailliage de Bouzonville (1751-1789). Au début du siècle, ce hameau était situé sur la frontière linguistique. Il fut le chef-lieu communal de 1811 à 1919.
ToponymieBouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868 : Vilers (1271), Viliers (1281), Villiers (1283), Vilarium (1283), Villeir (1323), Vrillerus in Bettenach (1583), Viller-Bettenach (1585), Villers-Betnacqz (1618), Villers-Bettenach (1801). En francique lorrain : Weller.
Politique et administration
Démographie
Économie
Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Ancienne gare de Bettelainville-Saint-Hubert (où passe le train touristique de Vigy). Ancienne gare de Villers-Bettnach. Ruines du viaduc de la Canner (bombardé durant la Seconde Guerre mondiale) entre Saint-Hubert et Villers-Bettnach. Chêne des Moines (planté en 1682) dans la forêt de Villers-Bettnach. Maisons forestières de Villers-Bettnach dont une est au sein de l'abbaye et l'autre, en dehors, datant d'une centaine d'années. Source de Charlemagne entre Saint-Hubert et Befey à proximité de Notre-Dame-de-Rabas. Fontaine du Loup. Ferme de Rabas ayant appartenu aux bénédictins de Saint-Arnoul. Distillerie (eau-de-vie)http://www.tourismus-moselland.com/PDF/guide-decouverte/pays-messin.pdf. Hébergement : chambre d'hôtes, résidences secondaires, chalet de Rabas.
Édifices religieux Abbaye de Villers-Bettnach et sa porte Coislin datant du à Villers-Bettnachhttp://frank-wiroth.lu/documents/Villers-Bettnach.pdf. Chapelle des Humbles à Villers-Bettnach . Chapelle Sainte-Catherine à Villers-Bettnach, . Chapelle Notre-Dame-de-la-Salette de Rabas, construite de 1884 à 1886 en intégrant l'ancienne, vétuste et délabrée. Chapelle à Saint-Hubert, inaugurée le .
Personnalités liées à la commune
Héraldique
Bibliographie Claude Chaillet, La vallée de Saint-Hubert en poésies…Mille Poètes - Un éditeur libre pour des auteurs libres ! Charles Dosse, La Haute Vallée de la Canner - L'abbaye de Villers-Bettnach, Éditions Serpenoise, 1980. Gérard Kilbertus, Villers-Bettnach - L’Abbaye, chez l’auteur, Talange, 2002. Jean-Paul Philips, Patrimoine rural en Pays messin, Éditions Serpenoise, 2007.
Liens externes
. Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques. Notes et références Notes et cartes Notes
Cartes
Références
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