La gare de Lyon-Vaise est une gare ferroviaire française de la ligne de Paris-Lyon à Marseille-Saint-Charles, située dans le quartier de Vaise, sur le territoire du de la ville de Lyon, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Elle est mise en service en 1854 par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Lyon (PL), avant de devenir une gare de la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM).

Gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), elle est desservie par des trains régionaux de voyageurs et des trains de marchandises. Elle permet des interactions entre le train, la ligne D du métro de Lyon et des bus et cars du réseau TCL.

Situation ferroviaire Établie à d'altitude, la gare de Lyon-Vaise est située au point kilométrique (PK) 506,389 de la ligne de Paris-Lyon à Marseille-Saint-Charles, entre les gares ouvertes de Collonges - Fontaines et de Lyon-Perrache. Entre Lyon et Collonges, s'intercalent les gares fermées de Saint-Rambert, Île-Barbe et Les Grands-Violets..

Un raccordement en gare de Lyon-Gorge-de-Loup permet des circulations de trains entre la ligne de Lyon-Saint-Paul à Montbrison et la gare de Vaise.

Histoire

Origine et construction Après de nombreuses discussions sur plusieurs projets présentés par les ingénieurs pour la desserte de Lyon par les différents chemins de fer convergeant vers la ville, le gouvernement tranche en 1846 pour l'installation de trois gares, à Vaise, à Perrache et à la Guillotière, décision qu'il inclut dans le cahier des charges de la ligne de Paris à Lyon..

Le chantier de la gare est ouvert en 1852. Il concerne d'importantes installations comprenant :

vignette|gauche|Le bâtiment et sa grande nef. une gare voyageurs disposant de huit voies, dont quatre pour les trains de passage et trois pour le remisage permettant d'abriter , ces voies étant couvertes par une grande nef de ; une gare marchandises avec des installations d'arrivée constituées d'un hangar de de long pour 32 de large, de quais et de six voies équipées de plaques tournantes, ainsi que des installations de départ avec également un hangar aussi long mais large de avec cinq voies et des plaques tournantes ; un dépôt de machines avec une remise pour équipées de leurs tenders et un deuxième bâtiment permettant d'abriter six ; un atelier de réparation de grande taille et un bâtiment pour les wagons. Cet ensemble est installé sur une surface de , à au-dessus du niveau du sol naturel, sur un remblai qui a nécessité l'apport de mille deux-cents mètres cubes de matériaux extraits par dragage de la Saône.

En , les murs des bâtiments n'ont pas encore atteint leur hauteur définitive ; le chantier de pose de la couverture de la grande halle du bâtiment voyageurs doit débuter en mars..

Ouverture et exploitation La gare de Lyon-Vaise est mise en service le par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Lyon (deuxième du nom)., lorsqu'elle ouvre à l'exploitation voyageurs la section depuis la gare de Chalon-sur-Saône, bien que la gare de Vaise ne soit pas achevée, pour satisfaire à la limite d'ouverture inscrite dans la concession. Elle est l'avant-dernière station de la ligne de Paris à Lyon..

vignette|gauche|La gare vers 1900. Le service des marchandises de la ligne est mis en exploitation le . Les trains voyageurs directs entre Lyon-Vaise et Paris mettent à la fin de l'année 1855.. En 1856, l'achèvement du tronçon entre la gare de Lyon-Vaise et la gare de Lyon-Guillotière via la nouvelle gare de Lyon-Perrache permet d'assurer la liaison ferroviaire entre Paris et Marseille.. Le bâtiment voyageurs de la gare, dû à l'architecte de la compagnie, François-Alexis Cendrier, est terminé en 1857., année où la Compagnie du chemin de fer de Paris à Lyon devient la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM).

Au début des années 1880 la gare est desservie par deux lignes du tramway de la compagnie des Omnibus et tramways de Lyon. La ligne 6, venant des Terreaux est achevée en et mise en service le 30 de ce même mois et la ligne 7, venant de Perrache est achevée en et mise en service le ..

vignette|gauche|Le tramway place de Paris, devant la gare vers 1910. La proximité entre la gare du chemin de fer et la gare d'eau (créée en 1828 sur la Saône.) va permettre un important développement du trafic marchandises qui va inciter, tout au long du Second Empire de nombreuses entreprises à installer dans le quartier, entre la voie ferrée et le fleuve, des ateliers et des entrepôts nécessitant une abondante main d'œuvre. Le lieu qui prend le nom de « quartier de l'industrie » dispose d'une variété de type d'activités. Une église, consacrée le , est édifiée près de la gare ferroviaire, des immeubles collectifs sont construits dans les rues avoisinantes et des écoles sont installées. Ce nouveau quartier ouvrier vivant et populaire incite également des commerçants à y ouvrir leurs boutiques..

vignette|Intérieur de la grande halle transformée en infirmerie. La gare de « Lyon-Vaise » est l'une des , stations ou haltes de la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM) listées dans la nomenclature 1911. La gare, ouverte au service complet de la grande vitesse (voyageurs) et de la petite vitesse (marchandises), peut recevoir ou expédier des dépêches privées... Gare de la ligne de Paris à Marseille et à Vintimille, elle est située après la halte trains légers de Saint-Rambert. et de la ligne de Saint-Germain-des-Fossés à Lyon par Tarare, entre Saint-Rambert et Lyon-Perrache..

Dès le début de la Première Guerre mondiale, des trains sanitaires sont envoyés dans la région lyonnaise du fait qu'elle est éloignée des lieux du conflit et qu'elle est facilement accessible par une infrastructure adaptée. Le premier train arrive dans une gare transformée en infirmerie le . ; ils vont se succéder jusqu'au mois de . À Vaise, la gare est dénommée « Infirmerie de gare 23 Lyon-Vaise »..

En 1938, la gare marchandises dispose de couverts pour le traitement du service des colis qui représente un tonnage quotidien de d'expéditions, d'arrivages et de transbordements..

La grande halle qui recouvre les voies et les quais est démontée en 1939 du fait de son mauvais état..

Destruction de 1944 et après-guerre Lors de la Seconde Guerre mondiale, la gare de Lyon-Vaise est fortement endommagée pendant les bombardements du 26 mai 1944, effectués par l'aviation alliée.. Le quartier a subi d'importants dégâts et environ 300 personnes sont mortes et 400 blessées.. Le bâtiment voyageurs est détruit. ; il est remplacé par un bâtiment provisoire construit en bois.

Le a lieu l'inauguration de l'électrification de la ligne entre Paris et Lyon.. Cela entraîne la modernisation des installations de la gare voyageurs de Vaise. et également un changement des attributions de l'ancien dépôt vapeur qui devient un centre d'entretien et d'alimentation des autorails, précédemment installé au dépôt de Perrache. Des modifications ont lieu également dans la gare marchandises qui est l'une des plus importantes en trafic, directement et pour des embranchements particuliers ou des sous-embranchements. Une nouvelle organisation de la gestion du trafic des colis de détail, activité importante avant guerre dans la gare, transfère ce qu'il en reste en gare de Guillotière où ce service modernisé et rationalisé permet la gestion de volumes plus importants..

Le a lieu la mise sous tension du tronçon de Lyon-Saint-Paul à Lyon-Gorge-de-Loup, de la ligne de Lyon-Saint-Paul à Montbrison, afin d'en faire la tête de ligne de trains rejoignant la gare de Vaise par le raccordement située à Gorge-de-Loup. Mais l'utilisation d'autorails thermiques fait que ce tronçon est mis hors-tension en 1984..

Un nouveau bâtiment voyageurs est inauguré en 1956.

Au cours des années 1970, le quartier, touché par la crise économique due aux chocs pétroliers, perd une partie importante de ses entreprises. Au début des années 1980, 60 % de l'activité industrielle a disparu ce qui a comme conséquences l'apparition d'importantes friches et le départ des habitants. À la fin de ces mêmes années, la Communauté urbaine et la ville de Lyon cherchent à contrarier ce déclin par des réaménagements et des investissements dans des équipements publics.

Pôle multimodal En 1990, le projet de rénovation urbaine de Vaise débouche sur un concours d'architectes divisé en deux volets : l'un concerne les transports et l'arrivée de la prolongation de la ligne D du métro de Lyon avec la création d'un « pôle multimodal de transport » interconnectant la gare SNCF, le terminus du métro et un terminus pour plusieurs lignes de bus ; l'autre concerne un projet urbain lié au précédent. Le cabinet de l'architecte lyonnais Didier-Noël Petit remporte les deux concours. Bien que située dans une zone à urbanisation dense, l'emprise ferroviaire importante, représentant , permet de dégager les environs nécessaires, soit , pour l'ensemble du projet et les pour le réaménagement des voies de circulations. Le chantier du tunnel du métro peut débuter cette même année, le Syndicat mixte des transports pour le Rhône et l'agglomération lyonnaise (SYTRAL) louant dans un premier temps les emprises nécessaires à la SNCF..

Le plan d'occupation du sol (POS) de la Communauté urbaine de Lyon (dite aussi Grand Lyon) est révisé, en 1995, pour les parcelles incluses dans le projet afin d'y autoriser la construction de bâtiments permettant les usages, d'habitation, d'activité, de service et d'équipement. Pour résoudre les problèmes de propriété et de gestion du bâtiment du pôle, le choix se porte sur une « division en volume » (système inventé en 1962 par Claude Thibierge et Jean Cumenge pour le quartier d'affaires de la Défense près de Paris.), qui permet, à la différence de la copropriété, de ne pas avoir de parties communes, chaque élément du foncier et de l'ouvrage étant la propriété de quelqu'un. Pour le pôle, cela permet d'avoir des propriétaires aux statuts différents comme la SNCF et le SYTRAL, auxquels vont s'ajouter d'autres partenaires/propriétaires à différentes phases de l'avancement du projet..

Le pôle multimodal est mis en service le . L'ancien bâtiment voyageurs de 1956 a été détruit. Cette ouverture ne concerne que la première étape du projet avec la création du bâtiment intégrant les installations pour les transports, avec la gare SNCF, la station de métro « gare de Vaise », la gare routière, un parking relais et une station de taxis. et la résidence pour étudiants, pas encore achevée, qui surplombe le complexe transports. Le tout est imposant mais l'architecte assure que lorsque les immeubles prévus auront intégré cet ensemble dans le tissu urbain..

Fréquentation De 2015 à 2024, selon les estimations de la SNCF, la fréquentation annuelle de la gare s'élève aux nombres indiqués dans le tableau ci-dessous..

Année2015201620172018201920202021202220232024VoyageursVoyageurs etnon voyageurs

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Service des voyageurs vignette|Desserte voyageurs (2008). vignette|Quais et dessertes (2019).

Accueil La gare dispose d'un bâtiment voyageurs, avec un guichet, ouvert du lundi au samedi et fermé les dimanches et jours fériés. Elle est équipée d'automates pour l'achat de titres de transport TER.. On y trouve également un bureau de La Poste, un bureau de tabac, une sandwicherie et deux guichets bancaires automatiques. L'accessibilité pour les personnes à mobilité réduite est favorisée du fait de l'existence d'un ascenseur, qui permet d'accéder simultanément à la gare ferroviaire, la gare routière et la station de métro.

Desserte Lyon-Vaise est une gare régionale, desservie par des trains TER Auvergne-Rhône-Alpes assurant les relations de Paray-le-Monial (ou Lozanne) à Lyon-Perrache, de Roanne à Lyon-Perrache et de Mâcon-Ville à Lyon-Perrache (ou Vienne).