La rue de la Verrerie est une voie, ancienne, située dans les quartiers Saint-Merri et Saint-Gervais du de Paris.
Situation et accès La rue de la Verrerie, d'une longueur de , est située dans le , quartiers Saint-Gervais et Saint-Merri, et commence au 13, rue du Bourg-Tibourg et finit au 26, rue Saint-Martin.
Le quartier est desservi par les lignes 1 et 11 à la station Hôtel de Ville.
Origine du nom L'origine du nom de la rue est incertaine. Elle proviendrait d'une ou de plusieurs verreries installées là au ou d'un de ses habitants en 1185, Guy le Verrier ou le Vitrier. Selon l'historien et membre de la Commission du Vieux Paris Georges Cain, les verriers-vitriers y ont, au , le siège de leur confrérie.
Historique Au haut Moyen Âge À la fin du haut Moyen Âge, la rue de la Verrerie aurait été à la limite des crues extrêmes de la Seine en bordures nord du monceau Saint-Gervais et sud du monceau Saint-Merri, buttes insubmersibles dominant l'ancien marécage qui s'étend sur la rive droite avant le drainage de cette zone. Elle est englobée par la première enceinte de la rive droite datant du ou du .
Elle fait partie, avec la rue du Roi-de-Sicile, d'un axe est-ouest parallèle à la Seine en liaison avec les Halles, .
Du au La rue est connue sous son nom actuel dès le . C'est donc l'une des plus anciennes voies de Paris dont la construction est antérieure à l'année 1150. La communauté des peintres sur verre, émailleurs et patenôtriers s'y établit en 1180.
Elle est citée dans Le Dit des rues de Paris (fin ), de Guillot de Paris, sous la forme « rue de la Verrerie ». Toutefois la partie de cette voie publique qui avoisine l'église Saint-Merri porte, en 1380, le nom de « rue Saint-Merri » Elle porte par la suite plusieurs noms variés tels que « rue de la Voirerie », « rue de la Varerie », « rue de la Voirie », etc.
Jacquemin Gringonneur y aurait habité à la fin du sous le règne de Charles VI.
Au Au l'usage du verre remplace celui des vitraux, et, peu à peu, la communauté des verriers et peintres sur verre décline par manque de travail.
La rue est citée sous le nom de « rue de la Verrerie » dans un manuscrit de 1636 où le procès-verbal de visite, en date du , indique : .
Deux arrêts du conseil des et , ordonnèrent l'élargissement de cette voie publique :
Au Une décision ministérielle du 18 vendémiaire an VI () signée Letourneux fixe la moindre largeur de cette voie publique à . Cette largeur est portée à , en vertu d'une ordonnance royale du .
Au La rue de la Verrerie, d'une longueur de , située dans l'ancien commence au 39 place du Marché-Saint-Jean et au 1 rue du Bourg-Tibourg et finit au 64 rue des Arcis et 2 rue Saint-Martin. Les numéros impairs, de 1 à 41 et les numéros pairs, de 2 à 42 sont du quartier du Marché-Saint-JeanCadastre de Paris par îlot (1810-1836), plan « Marché Saint-Jean », îlot , F/31/85/07, îlot , F/31/85/08, îlot , F/31/85/09, îlot , F/31/85/10, îlot , F/31/85/11, îlot , F/31/85/12.. Les numéros impairs, de 43 à la fin étaient du quartier des Arcis Cadastre de Paris par îlot (1810-1836), plan « Arcis », îlot , F/31/86/02, îlot , F/31/86/03, îlot , F/31/86/07. et les numéros pairs, de 44 à la fin étaient du quartier Sainte-AvoyeCadastre de Paris par îlot (1810-1836), plan « Sainte-Avoie », îlot , F/31/86/16, îlot , F/31/86/34, îlot , F/31/86/35..
vignette|Immeubles au 52, 54 et 56rue de la Verrerie, en 1908.
Le percement de la rue de Rivoli au cours des années 1850 amène l'arasement des terrains environnant pour assurer la continuité du profil de cette nouvelle voie, laissant la rue de la Verrerie à son niveau d'origine un peu plus élevé, ce qui explique la pente de la rue des Archives à son arrivée rue de Rivoli, l'escalier sur un trottoir de la rue des Mauvais-Garçons et l'escalier de la rue Saint-Bon.
vignette|gauche|redresse|Vue de la rue en 1981. Au La rue de la Verrerie est mentionnée dans le poème de Guillaume Apollinaire Le Musicien de Saint-Merry, du recueil Calligrammes sorti en 1918.
Au Début 2019, le maire du , Ariel Weil, annonce la transformation de la rue en « plateau piétonnier »Philippe Baverel, « Paris : la rue de la Verrerie se transforme en "plateau piétonnier" », leparisien.fr, 28 avril 2019..
En , la place Harvey-Milk a été officiellement inaugurée, au carrefour avec la rue des Archives.
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire vignette|redresse|Plaque du . : galerie Alaïa et fondation Azzedine Alaïa. L'édifice, en fond de cour, a été construit pour Xavier Ruel, fondateur du Bazar de l'Hôtel de Ville. Il y crée un établissement de bienfaisance qui distribue des repas aux familles pauvres. La salle peut accueillir 420 convives, deux services étaient assurés le midi et le soir.. : Bazar de l'Hôtel de Ville : selon l'association Paris historique, on trouve sous ce bâtiment des caves du Philippe Baverel, « Paris : dans le Marais, le projet d’agrandissement du BHV fait grincer des dents », Le Parisien, 8 mai 2023.. : immeuble construit en 1858, sur des caves du . En 2023, un projet d’agrandissement du Bazar de l'Hôtel de Ville voisin prévoit sa démolition mais rencontre plusieurs avis défavorables, dont ceux de la Commission du Vieux Paris et du maire du , « pour des raisons à la fois patrimoniales, architecturales et aussi écologiques ». : en 1836, magasins de M. Thibault, cirier. : Gaston Prost (1881-1967), peintre et lithographe, y vécutSalon des indépendants, catalogue 1911, . : emplacement présumé d'une maison habitée par Étienne Chevalier, conseiller de Charles VII et exécuteur testamentaire d'Agnès Sorel. Son hôtel passe aux Sallo, famille alliée à la sienne Étienne Pattou, 2010, Famille(s) Chevalier. : maison natale d'Élise Deroche, première femme brevetée pilote en 1910. Une plaque lui rend hommage (plaque disparue en 2018 ou 2019). : maison natale d'Eugène Labiche. : église Saint-Merri et son presbytère, bâti en 1754. et rue Saint-Martin : ancien logis des chanoines de l’église Saint-Merri, le monogramme de l’église apparaît sur les garde-corps des fenêtres. : hôtel dont l'enseigne est au À la ville de Reims. En 1781, venant de Saverne, le comte et la comtesse de La Motte descendent dans cet hôtel, devenu alors à l'usage des voyageurs. Ils y demeurent jusqu'à l'affaire du collier. : domicile de 1793 à 1798 des sœurs peintres Anne et Louise Catherine Guéret. : des locaux de la Commission des recours des réfugiés se sont situés dans la rue.François Sureau, Le Chemin des morts..
Notes et références
Pour approfondir Bibliographie . Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments. Henri Sauval, Histoire et recherches des antiquités de la ville de Paris. Jean de La Tynna, Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris, 1817.
Articles connexes Liste des voies du de Paris Anciens arrondissements de Paris Dénomination des voies de Paris Histoire de Paris
Liens externes
Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris
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