Les Compagnons de la marguerite est un film franco-italien réalisé par Jean-Pierre Mocky, sorti en 1967.
Synopsis Le narrateur, Flamand, raconte l'histoire de son collègue Matouzec, dit Matou, restaurateur de manuscrits à la Bibliothèque nationale, et capable d'imiter pour cela n'importe quelle écriture. Matou ne supporte plus sa femme, dont tout le sépare, et réciproquement. Un hasard lui donne l'idée de trouver un couple « complémentaire » du sien, et de falsifier les registres d'état civil, pour interchanger épouses et époux sans avoir à divorcer. Il passe une annonce pour trouver ce couple et fixe le rendez-vous sur une tour de Notre-Dame, une marguerite à la boutonnière.
La « police des us et coutumes », flairant une grosse affaire, s'y rend en la personne de l'inspecteur Leloup. Celui-ci entre dans le jeu de Matou pour le confondre, tant et si bien qu'il finit par se retrouver marié à l'ex-Mme Matouzec et que sa propre femme devient la nouvelle Mme Matouzec. Cette épidémie s'étend, à commencer par le chef de Leloup, qui devient l'époux de la femme de son collègue Papin, lui-même héritant, ravi, de son veuvage et quittant la police.
Les demandes affluent, et « Maître Matou » devient le chef d'une société secrète, les « Compagnons de la marguerite », qui écument les mairies pour former des couples mieux assortis que les horribles ménages constitués. Leloup et ses collègues, sous les déguisements les plus divers, tentent longtemps de prendre Matou en flagrant délit. Ils finissent par y arriver, mais Matou parvient, avant son procès, à effacer des registres d'état-civil l'existence du seul témoin à charge : Leloup. Le témoignage de celui-ci, qui n'existe pas légalement, est donc sans valeur. Sous les vivats d'une salle remplie par les époux échangés, qui lui doivent leur bonheur, Matou est libéré.
Fiche technique Titre : Les Compagnons de la marguerite Réalisation : Jean-Pierre Mocky Assistants réalisateur : Luc Andrieux et Georges Sénéchal Scénario : Jean-Pierre Mocky Adaptation et Dialogues : Alain Moury Production : Henri Diamant-Berger et Jean-Pierre Mocky Photographie : Léonce-Henri Burel Opérateur : Yves Rodallec, assisté de Pierre Brard et Jean-Claude Bourlat Son : René Sarazin, assisté de Paul Pauwels Musique : Gérard Calvi Montage : Marguerite Renoir Décors : Louis Le Barbenchon Habilleuse : Renée Miquel Maquillage : Valérie Dijon Script-girl : Lily Hargous Photographe de plateau : Roger Forster Régie générale : Gilbert Marion et Marcel Mossotti Sociétés de production : A.T.I.C.A., Balzac Films, Boreal Film, Le Film d'Art et Mercurfilm (Milan) Directeur de production : Robert Florat Producteur délégué : Jérôme Goulven Société de distribution : Compagnie française de distribution cinématographique Pays de production : , Langue : français Tournage à partir du dans les studios Eclair à Épinay-sur-Seine et pour les extérieurs à Paris, Joinville, Robinson et Yerres Pellicule 35 mm - Noir et blanc - Mono Genre : Comédie Durée : 90 minutes Date de sortie : France : Italie : Visa d'exploitation : 32176
Distribution
Autour du film Francis Blanche, dont le personnage dit avoir 36 ans, en avait en fait 9 de plus lors du tournage. Excepté celles du Xe arrondissement de Paris et celles de Joinville, d'Aulnay-Sous-Bois, Robinson et Yerres, les mairies refusent de prêter leurs locaux pour un film fondé sur la falsification des registres d'état civil. L'équipe doit reconstituer des décors de mairies dans Paris et la région parisienne. Laurence Bourdil, qui joue une des trois femmes du potier, est la fille de Marguerite Taos Amrouche qui avait repris le prénom chrétien Marguerite de sa mère, Fadhma Aït Mansour Amrouche.
Lors de son premier déplacement pour l'échange de son épouse avec celle de l'inspecteur Leloup, Matouzec dit qu'il faut modifier les actes de mariage en mairies de Juvisy et du de Paris, puis Rouen (Seine-Maritime), Beauvais (Oise), Les Essarts (Vendée) et Pantin (Seine-Saint-Denis) pour les actes de naissance. Or lors de sa déposition l'inspecteur Leloup, en fin de film, déclare : « Leloup Maurice né le à Besançon dans le Doubs ».
Accueil Le film réalise 521 400 entrées en France, dont 171 972 à Paris, et 301 467 en EspagneBox-office story .
La critique est dans l'ensemble réjouie par cette comédie décapante tournant en dérision . Yvonne Baby y voit , regrettant seulement l'absence d'un style Libération savourera plus tard , et France Info y verra à sa disparition
Notes et références
Liens externes
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