Grigny (prononcé ) est une commune française dans le département de l’Essonne en région Île-de-France.
Ses habitants sont appelés les Grignois ou les Grignards..
Grigny fut successivement le site de l’une des plus importantes nécropoles pré-mérovingiennes découvertes, puis un domaine seigneurial qui accueillit les protestants de Paris lors de la signature de l’édit de Nantes, enfin un village de carriers.
Géographie Situation vignette|redresse|Position de Grigny en Essonne.
Grigny est située sur la limite nord-est de la région naturelle du Hurepoix.
La commune est bordée au nord-est par la Seine, la route nationale 7 et la voie ferrée de Paris à Montargis.
La ville s’étage aujourd’hui entre le plateau au sud à une altitude approximative de quatre-vingt mètres, les coteaux au centre et la large vallée de la Seine à une altitude approximative de trente-cinq mètres.
Communes limitrophes
La Seine constitue une limite naturelle au nord-est avec la commune de Draveil, à l’est et au sud-est, le chemin latéral, le chemin des Glaises, l’avenue de la française Rhin et Danube, la route de Corbeil et le chemin de la Tuilerie matérialisent la limite avec Ris-Orangis. Au sud et sud-ouest, se trouvent Fleury-Mérogis et de l’ouest au nord Viry-Châtillon dont la longue limite suit approximativement l’avenue Victor Schœlcher, la rue de la Ferme Neuve, le chemin des Gâtinois avant de traverser le lac de Viry-Châtillon entre le bassin de l’Amiral et l’étang de la Justice et de rejoindre la Seine.
Hydrographie vignette|L’étang de la Place Verte. Outre la Seine qui borde le nord-est de la commune, une large part du territoire est occupée par les deux tiers de ce qui est appelé le lac de Viry-Châtillon au nord-est dont les deux tiers se trouvent dans le territoire de Grigny avec les subdivisions du lac de l’Arbalète, de l’étang de la Place Verte et de l’étang de la Justice.
Au sud de la commune, un bassin de rétention des eaux de pluie a été aménagé dans le quartier de Grigny 2 et un second à proximité de la zone d’activités des Radars.
Enfin, en parallèle du tracé de l’autoroute A6 du sud-est au nord-ouest chemine en souterrain l’important aqueduc de la Vanne et du Loing qui alimente le réservoir de Montsouris et Paris en eau potable.
Relief et géologie La commune de Grigny est implantée à l’extrême est du plateau du Hurepoix, sur le versant ouest de la vallée de la Seine. Le territoire s’étage entre une altitude de quatre-vingt-quatre mètres au sud. et trente-deux mètres sur les rives du fleuve au nord.. Deux niveaux bien distincts apparaissent avec le plateau relativement plat sur la moitié sud du territoire, puis un coteau fortement incliné en centre-ville passant de quatre-vingt-cinq mètres en bordure de l’autoroute. à trente-six mètres au bord du lac. sur une courte distance de huit cents mètres. Le sous-sol est typique du Bassin parisien avec une succession de couches de sable et de meulière sur le plateau et de marne et de gypse dans la vallée protégeant le calcaire%2FOR0076 Fiche géologique de Grigny sur le site du Brgm. Consulté le 21/08/2012..
Voies de communication et transports vignette|La gare de Grigny-Centre. Le territoire de Grigny est traversé par de nombreux axes de communication, le premier d’entre eux est la Seine qui borde la frontière nord-est et permet un transport de marchandises grâce à la présence d’un port fluvial dans la commune voisine de Viry-Châtillon. Cette large vallée accueille en outre plusieurs infrastructures de transport. La plus proche est constituée par la ligne Villeneuve-Saint-Georges - Montargis et sa bifurcation la ligne Grigny - Corbeil-Essonnes qui débute à proximité de l’ancienne gare de Grigny-Val-de-Seine et dessert l’actuelle gare de Grigny-Centre. Ces deux voies ferrées sont aujourd’hui principalement empruntée par la ligne D du RER d'Île-de-France.
Deux axes routiers majeurs suivent aussi le cours du fleuve, le plus proche des berges, l’ancienne route nationale 7 prend tout simplement dans la commune l’appellation « Route Nationale ». Sur le coteau, l’autoroute A6 est directement accessible via un échangeur autoroutier. Ils sont reliés par la route départementale 310 qui constitue un boulevard urbain entre le quartier du lac, le centre-ville et la Grande Borne. Au nord, la route départementale 931 s’écarte de la RN 7 pour suivre les quais de Seine.
Diverses lignes d’autobus empruntent ce réseau routier, les lignes 402, 510, DM4 et DM22 du réseau de bus Évry Centre Essonne, la ligne DM8 du Réseau de bus Cœur d'Essonne et les lignes N135 et N139 du réseau Noctilien assurant la continuité de service nocturne du RER. Certaines de ces lignes permettent un accès direct à l’aéroport Paris-Orly situé à seulement huit kilomètres au nord, l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle est lui à quarante et un kilomètres au nord-est.
Climat
En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ().
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune d'Épinay-sur-Orge à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en .
Urbanisme Typologie Au , Grigny est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de ParisUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Paris comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...
Morphologie urbaine vignette|La rue du Labyrinthe à la Grande Borne. La commune occupe un territoire de quatre cent quatre-vingt-sept hectares dont 53,50 % étaient urbanisés et construits en 2003 ne laissant qu’un peu moins d’un quart pour respectivement les espaces ruraux et urbains non construits, constitués de parcs et d’espaces boisés ou de prairie autour des lacs.
Plusieurs quartiers composent la cité, dont les grands ensembles sensibles de la Grande Borne et Grigny 2, le centre-ville ancien et le secteur pavillonnaire des Blancs Manteaux.
La cité ouvrière implantée en 1930 est le premier d'importants bouleversements, avec en 1954 la création d’un lotissement pour les troupes de l’OTAN, en 1960 le creusement de la tranchée de l’autoroute A6 puis entre 1967 et 1971, l’édification du vaste grand ensemble de La Grande Borne et de la deuxième plus grande copropriété d’Europe, Grigny 2.
Cette urbanisation presque exclusivement résidentielle, mal maîtrisée, oubliant la mixité sociale d’origine, multiplia par dix la population grignoise en dix ans et entraîna d’importantes difficultés sociales, sécuritaires et économiques, rappelées chaque année dans l’actualité de cette commune qui accueille la population à la fois la plus jeune et la plus pauvre du département.
Lieux-dits, écarts et quartiers vignette|Grigny 2. La commune de Grigny est composée de plusieurs quartiers. À l’extrême nord, coincé entre la Seine et la route nationale se trouve la vaste zone industrielle des Noues de Seine. Sur la rive gauche des lacs se trouvent le quartier pavillonnaire des Blancs Manteaux et ce qui était autrefois le château de l’Arbalète et aujourd’hui une résidence privée, le coteau est occupé dans sa partie nord par le centre-ville historique, communément appelé le « Village », complété à proximité de la gare par le grand ensemble des Tuileries. Entre l’autoroute A6 et la RD 310 a été aménagé un autre grand ensemble baptisé Grigny 2. Au-delà de l’autoroute, le tiers sud de la commune est composé du triangle de La Grande Borne, partagé avec la commune voisine de Viry-Châtillon, la zone d'activité des Radars et l’ensemble de petit habitat collectif Les Patios. Parmi ces lieux de vie, plusieurs rencontrent des difficultés socioéconomiques conduisant au classement de La Grande Borne et de Grigny 2 comme quartier prioritaire.., la Grande Borne conjuguant ce statut avec celui de zone franche urbaine partagé avec le Village.. L’Insee découpe la commune en neuf îlots regroupés pour l'information statistique soit la Plaine Basse, le Village, trois îlots pour Grigny 2, Grigny 2-Square Surcouf et trois îlots pour la Grande BorneCarte de zonage de Grigny sur le site de l’Insee. Consulté le 26/02/2011..
Occupation des sols simplifiée Le territoire de la commune se compose en 2017 de 22,26 % d'espaces agricoles, forestiers et naturels, 19,07 % d'espaces ouverts artificialisés et 58,66 % d'espaces construits artificialisésFiche communale d'occupation des sols en 2017 (comparaison avec 2012) sur le site cartoviz.iau-idf.fr
Habitat LogementsTableaux LOG T2 et LOG T7, Recensement général de la population 2016. Nombre en 2016 % en 2016 nombre en 2011 % en 2011 Total 100 % 100 % Résidences principales 91,4 % 91,1 % → Dont HLM 39,9 % 39,3 % Résidences secondaires et logements occasionnels 14 0,1 % 38 0,4 % Logements vacantsLes logements vacants comprennent notamment les logements neufs qui ne sont pas encore habités, ceux que leurs propriétaires laissent libres ou dans lesquels ils font réaliser des travaux, ou ceux qui sont libres entre deux ventes ou deux locations 836 8,4 % 840 8,6* % Dont : → maisons 11,1 % 11,3 % → appartements 88,1 % 87,8 %
Le pourcentage de logements sociaux dépasse significativement le minimum légal fixé par la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (Loi SRU). ll faut néanmoins attendre six ans en moyenne pour obtenir un logement social tant la pauvreté est répandue..
Toponymie Le nom de la localité est attesté sous le blason des seigneurs locaux sous la forme Grigniacum. Le lieu est encore mentionné sous la forme Grignacum dans un manuscrit du . et, au , dans le cartulaire du roi Philippe II.
Grigny peut être formé sur le mot d'origine germanique grigner « faire des plis, des fronces » d'où grigne « ridé » qui pourrait, ici, désigner une inégalité de terrain, suivi du suffixe -acumMarianne Mulon, Noms de lieux d’Île-de-France, Bonneton, Paris, 1997 ., cependant la forme initiale de l'ancien français est greigner, graingnier et il signifie à l'origine « grincer des dents, grommeler » et serait issu d'un hypothétique terme francique *grînan « faire la moue ».. Cela ne convient guère ici, ni pour la forme, ni pour le sens.