La française est une unité de l'Armée de terre française qui combat durant la Première et la Seconde Guerre mondiale.

Création et différentes dénominations

: création de la , à la suite de la dissolution de l’armée de Lorraine. : renommée armée des Alpes.

Commandement Les chefs de la - : général Maunoury - : général Dubois - : général Fayolle - : général Mangin - : général Maistre - : général Duchêne - : Général DegoutteLe général Degoutte est mis, le 11 septembre 1918, à la disposition de SM le Roi des Belges. Le 15 octobre, la est reconstituée avec le nom d'Armée française de Belgique (sous le commandement du général de Boissudy). Le 18 novembre, le général Degoutte reprend le titre de commandant de la . - : général de Boissoudy : général Degoutte

: général Besson - 1940 : général Olry 1940 : général Touchon

Chefs d'état-major - : colonel Guillemin - : colonel Brécard - : colonel Duval - 1916 : colonel Putois 1916 - : colonel Duval - : colonel Daugan - : colonel Hergault - : colonel Brion

Première Guerre mondiale

Composition en août 1914 La française est formée le , elle est composée de troupes hétéroclites provenant des différentes armées françaises : 2 corps d'armée d'active, le et le d'armée détachés respectivement de la et de la françaises, des et de divisions de réserve, des et d'infanterie, de la brigade de chasseurs indigènes et du corps de cavalerie Sordet.

d'armée Constitué au Mans, il est formé des et d'infanterie. d'infanterie d'infanterie Régiments d'infanterie (rattachés au CA) : d'infanterie d'infanterie Cavalerie (rattachée au CA) : de hussards (4 escadrons) Artillerie (rattachée au CA) : d'artillerie de campagne (4 groupes) Génie (rattaché au CA) : du génie (compagnies 4/3, 4/4, 4/16, 4/21) Autres (rattaché au CA) : du train des équipages militaires 4e section de secrétaires d'état-major et du recrutement 4e section d'infirmiers militaires 4e section de commis et ouvriers militaires d'administration

d'armée Venant de Besançon, il est composé de deux divisions d'infanterie et d'éléments organiques de corps d'armée, sous le commandement direct du général commandant le corps d'armée.

d'infanterie d'infanterie Régiments d'Infanterie (rattachés au CA) : d'infanterie de chasseurs à pied de chasseurs alpins de chasseurs alpins de chasseurs alpins de chasseurs alpins Cavalerie (rattachée au CA) : de chasseurs (4 escadrons) Artillerie (rattachée au CA) : d'artillerie de campagne (4 groupes 75) Génie (rattaché au CA) : du génie (compagnies 7/3, 7/4, 7/16, 7/21) Autres (rattaché au CA) : du train des équipages militaires de secrétaires d'état-major et du recrutement d'infirmiers militaires de commis et ouvriers militaires d'administration

de divisions de réserve vignette|Photographie d'une automobile de la direction de l'intendance du bis (futur ), entourée de militaires français et d'infirmiers allemands, à Chauconin-Neufmontiers début septembre 1914. d’infanterie de réserve. d’infanterie de réserve. Appelé de divisions de réserve bis jusqu'au 5 septembre 1914.

de divisions de réserve d’infanterie de réserve. d’infanterie de réserve.

Autres troupes rattachées à la d’infanterie. d’infanterie. Brigade de chasseurs indigènes du Maroc.

Historique 1914 28 - : constitution dans la région Péronne, Amiens, Montdidier ; couverte par le d'armée et le Corps de cavalerie Sordet. - : repli par les lignes successives, l'Avre le , Verberie (armée britannique) - Clermont - Bresles le , Senlis (armée britannique) - Clermont le , Senlis (armée britannique) - Creil - le Thérain le , jusqu'à la ligne Montgé-en-Goële - Dammartin-en-Goële - Villaines-sous-Bois - Ableiges le . 5 - : mouvement vers la ligne Penchard - Ver-sur-Launette. Engagée dès le dans la bataille de l'Ourcq (bataille de la Marne) : offensive en direction de l'Ourcq avance sur le front Chambry - Puisieux - Betz le ; puis jusqu'au résistance à la contre-attaque allemande sur le front précité, repli vers Chèvreville - Nanteuil-le-Haudouin. 10 - : poursuite des troupes allemandes en retraite par les lignes successives : Mareuil-sur-Ourcq (armée britannique) - Villers-Saint-Genest - Borest le , Vierzy (armée britannique) - Pierrefonds - Verberie le , l'Aisne de Soissons (armée britannique) à la forêt de Compiègne le , jusque sur le front : nord de Soissons (armée britannique) - Tartiers - Nouvron-Vingré - Audignicourt - Nampcel le . 15 - : engagée dans la première bataille de l'Aisne, tentatives de rupture du front allemand et d'enveloppement de son aile droite, par l'extension successive de la ligne de bataille : : extension vers Cuts. : extension vers Pimprez, l'Écouvillon. : à la suite d'un repli de la droite sur la ligne Tracy-le-Mont - Béthancourt-en-Valois, extension vers Ressons-sur-Matz - Mortemer. - : stabilisation et organisation du front : Missy-sur-Aisne (armée britannique), Soissons, Fontenoy, Hautebraye, Tracy-le-Mont, l'Oise, (liaison avec la , placée le à gauche de la ). 13 - : relève de l'armée britannique, extension du front, vers la droite jusqu'à Chavonne, puis jusqu'à la route reliant Paissy à Ailles. : réduction du front à l'écluse de Moussy-sur-Aisne (). - : violentes attaques allemandes vers Vailly-sur-Aisne. Le , réduction du front, à droite, jusqu'à Condé-sur-Aisne ().

1915 8 - : attaque française sur le plateau de Crouy et contre-attaque allemande. 6 - : attaque et saillant de Quennevières. : extension du front à gauche jusqu'à Andechy. : extension du front à gauche jusqu'à La Boisselle (armée britannique), par suite du retrait de la . : réduction du front, à droite jusqu'à Pernant (). À partir du , réduction du front, à gauche jusqu'à la Somme vers Frise, à la suite d'une relève par l'armée britannique. août - septembre : des relèves successives par l'armée britannique ramènent, le , la limite gauche du front à Vermandovillers (armée britannique). : extension du front, à gauche jusqu'à la Somme (armée britannique), par relève de l'armée britannique.

1916 - : combats dans la région de Frise. : limite droite ramenée à Armancourt, introduction de la . : limite gauche portée à Maricourt (armée britannique). : limite droite ramenée à la voie ferrée entre Amiens et Chaulnes (). - : engagée dans la bataille de la Somme. Le , enlèvement de la première position allemande de Maricourt à la route reliant Amiens à Péronne. Prises successives d'Assevillers le , de Flaucourt le ; de Hem, d'Estrées-Deniécourt, de Belloy-en-Santerre le , d'Hardecourt-aux-Bois le , de Biaches le . : limite droite ramenée à la route reliant Lihons à Rosières-en-Santerre (). : limite droite ramenée à mètres au nord de Belloy-en-Santerre (). 7 - : attaques françaises sur le bois de Hem. 13 - : attaques françaises dans la région de Maurepas. - : limite droite ramenée au nord de Barleux (). : prise de Maurepas. 3 - : offensive générale sur tout le front de l'armée. Prise de Cléry-sur-Somme (), d'Omiécourt (), Bouchavesnes (), de la ferme de Bois l'Abbé (). : contre-attaque allemande sur le front Combles, ferme de Bois l'Abbé. - : attaques françaises sur tout le front de l'armée. : prise de Rancourt. : prise de Frégicourt et de Combles. : limite gauche (en liaison avec l'armée britannique) portée à Ginchy. 7 - : offensive générale de la dans la région Combles, Sailly-Saillisel, suivis de combats locaux. - : attaques françaises dans la région de Morval, de Saillisel et du bois de Saint-Pierre Vaast, suivies de contre-attaques allemandes. : limite droite ramenée à la Somme (). : retrait du front, après relève partielle par l'armée britannique.

1917 - : occupation d'un secteur entre Troyon () et Pernant (). : extension du front à droite jusqu'à la ferme d'Hurtebise (). - : repli allemand, poursuite des troupes allemandes par la gauche, franchissement de l'Aisne, avance jusqu'à Vauxaillon et aux abords de Laffaux ; puis organisation et défense des positions conquises jusqu'à Quincy-Basse. Continuation des préparatifs d'offensive. - : engagée dans la bataille du Chemin des Dames, prise de Vailly-sur-Aisne, de Braye-en-Laonnois, de Laffaux, Nanteuil-la-Fosse. 5 - : combats violents au moulin de Laffaux et à l'Épine de Chevreny. : introduction de la sur le front à droite de la , limite droite maintenue à la ferme d'Hurtebise. - : à partir du , arrêt de l'offensive, défense et organisation des positions conquises sur le front : ferme d'Hurtebise () - Cerny-en-Laonnois - Braye-en-Laonnois - Allemant - Quincy-Basse (). En mai et juin, nombreuses attaques allemandes sur le Chemin des Dames. : réduction du secteur, à droite, jusqu'à Braye-en-Laonnois (). fin septembre - octobre : préparatifs d'offensive. 23 - : bataille de la Malmaison, offensive sur la Malmaison, prise de Pargny-Filain et progression jusqu'à l'Ailette. : à partir de cette date, organisation des positions conquises. Le , limite droite portée à la Miette (), par suite du retrait de la .

1918 - : extension du secteur à gauche jusqu'à Urvillers (armée britannique), à la suite du retrait de la . L'armée britannique vient occuper progressivement cette partie du front à partir du . Le , fin de la relève britannique, limite gauche ramenée à Barisis-aux-Bois (armée britannique). - : à partir du , offensive allemande entre la Scarpe et l'Oise, sur le front britannique. 22 - : intervention de la dans la vallée de l'Oise (Bataille de Noyon), combats vers Tergnier. : la est introduite sur le front à gauche de la . Limite gauche maintenue à Barisis-aux-Bois. Au cours du repli de la durant la fin mars, la limite entre la et la suit le cours de l'Oise jusqu'au sud de Noyon. : limite droite portée jusqu'aux cavaliers de Courcy (), par suite du retrait de la . : limite gauche sur l'Oise (). 6 - : attaques allemandes sur le front Barisis-aux-Bois - basse forêt de Coucy, repli de cette partie du front sur la basse Ailette ; puis organisation et défense du front sur la rive sud de cette rivière. : limite gauche ramenée à Varesnes. - : engagée dans la bataille de l'Aisne, offensive allemande sur le front Courcy - Leuilly-sous-Coucy ; puis à partir du sur tout le front de la . Repli sur la Marne et la forêt de Villers-Cotterêts. début juin : organisation sur la ligne Trélou-sur-Marne ( introduite le sur le front), Vinly, région de Faverolles (limite avec la introduite le à la gauche de la ). : limite droite reportée sur Troissy (). 15 - : engagée dans la bataille de la Montagne de Reims, progression allemande au sud de la Marne. Repli de la droite de la sur Comblizy et Saint-Agnan. Le , introduction de la sur le front, à droite de la , limite vers Vaux. - : engagée dans la de la Marne, offensive de la entre la Marne et l'Ourcq, en direction de Courmont et de Fère-en-Tardenois. Jusqu'au , bataille du Soissonnais. : limite droite () étendue jusque vers Jaulgonne. : retrait de la dont le front est repris par la . : front atteint Sainte-Gemme - Nanteuil-Notre-Dame. - : engagée dans la bataille de Tardenois, combats sur la ligne Cierges - Fère-en-Tardenois. À partir du , repli allemand, poursuite jusqu'à la Vesle. Organisation et défense du front entre Unchair () et Limé (). : limite gauche portée à Braine (). : franchissement de la Vesle ; progression et combats vers Glennes. - : retrait du front, puis mouvement vers les Flandres. Le , occupation de Tielt et progression jusqu'à la Lys, atteinte entre Oyghem et Grammene. 20 - : engagée dans la bataille de la Lys et de l'Escaut, combats sur la Lys et organisation d'une tête de pont dans la région Deinze, Grammene. Le , offensive générale. : progression jusqu'à l'Escaut, atteint dans la région d'Audenarde et l'est de Nazareth. 9 - : à partir du , franchissement de l'Escaut ; prise d'Audenarde et poussée vers Bruxelles. Le , la ligne atteinte par la passe par Elst, Roosebeke, Boucle-Saint-Blaise, Munkzwalm, Paulaethem.

Seconde Guerre mondiale