Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française. Il est d'abord créé sous la Révolution sous le nom de la 128 demi-brigade de première formation. Recréé en 1811 comme régiment d'infanterie de ligne puis dissout en 1814, à la fin des guerres napoléoniennes, il est recréé en 1873. Il participe à la Première Guerre mondiale et à la Seconde. Recréé comme bataillon en 1959, il est dissout à l'issue de la guerre d'Algérie et ses traditions sont reprises par le de camp.
Création et différentes dénominations 1794 : création de la demi-brigade de bataille, constituée des unités suivantes : du d'infanterie de volontaires de l'Eure de volontaires de l'Oise. 1796 :Dissoute, versée dans la demi-brigade d'infanterie de ligne 1811 : création du régiment d'infanterie de ligne lors de l'annexion des côtes nord ouest de l'Allemagne, à partir de la garde de Brême, et de conscrits des départements des Bouches-du-Weser, des Bouches-de-l'Elbe et de l'Ems-Supérieur. 1814 : dissolution 1870 : création du régiment d'infanterie de ligne à partir du régiment de marche d'infanterie en octobre 1871 : fusion dans le d'infanterie de ligne 1873 : création du régiment d'infanterie de ligne. 1882 : régiment d'infanterie. 1914 : À la mobilisation, il met sur pied son régiment de réserve, le régiment d'infanterie 1920 : Dissous (traditions gardées par le RI). 1939 : régiment d'infanterie de forteresse. 1940 : Dissous. 1959 : bataillon d'infanterie. 1962 : Dissous (traditions gardées par le groupement du camp du Bitche). 2000 : Dissolution du groupement de camp le
Chefs de corps vignette|Le lieutenant-colonel Berthoin en juin 1917 à Maurupt-le-Montois. 1794 : chef de brigade Richard Chabert 1794 : chef de brigade Gaspard Chabert (*) 1795 : chef de brigade Coliny 1811 : colonel Jacob Metzinger 1813 : colonel Jean Corvinus ... 1874-1880 : colonel ÉEmile Marie François Eugène De Hay Durand 1881-1884 : colonel Ange Laurent Giovanninelli 1885-1887 : colonel Alfred Auguste Vaton. 1888-1893 : colonel Paul Amos 1894-1898 : colonel N. A. Marchal 1900-1902 : colonel A. G. E. Vialla 1903-1905 : colonel Justin Dennery ... 1910 : colonel Charles Auguste Henri Roques (*) ... 1915? : lieutenant-colonel Chardoillet 1917? : lieutenant-colonel Berthoin ... 1960 : lieutenant-colonel Dubos 1961 : chef de bataillon Chaix de Lavarene (*) Officiers ayant atteint le grade de général de brigade à la suite de leur passage à la tête du régiment Colonels tués ou blessés alors qu'ils commandaient le RI : Colonel Metzinger : blessé le lieutenant-colonel Chardoillet : tué le
Historique des garnisons, combats et bataille du RI de ligne Révolution et Empire
1794 : La Roer Fin , les et la , le de la , les et de la , le 7e bataillon de volontaires de l'Yonne, le , le 21e régiment de chasseurs à cheval, la 27e division de gendarmerie et des détachements des , et sont camp de Marly sous le ordres du général Baraguey d'Hilliers commandant de l'armée de Paris<ref name="Izarny">[https://archive.org/details/mergimentdinfan00unkngoog Capitaine Raymond d'Izarny-Gargas : 38e régiment d'infanterie : historique des corps qui ont porté le numéro 38]</ref>. Fin juillet, les et la , le de la , le 7e bataillon de volontaires de l'Yonne et le 2e bataillon de volontaires de l'Oise sont envoyés près de Laon, au camp du Trou-d'Enfer.
1812 : Jacobowo, Drissa, Polotsk, Smoliany, Borisow, et au passage de la Bérézina 1813 : Lützen, Bautzen, Custrin, et Wurtzbourg 1814 : Kehl
1870-1871 vignette|Uniforme de la Garde impériale (grenadier) en 1870, à l'origine du devenu .
Le , le régiment d'infanterie de marche est mis sur pied pour participer à la défense de Paris, selon un décret du . Il amalgame des unités formées par les dépôts de la Garde impériale : le est formé des trois du de grenadiers, des trois du de grenadiers et de la du du de grenadiers, le est formé des deux du de grenadiers, des trois du de voltigeurs et des des et du de voltigeurs, le est formé de la du du de voltigeurs, des trois du de voltigeurs et des trois du de voltigeurs, le est formé des et compagnies du bataillon de chasseurs à pied, des deux compagnies de dépôt du régiment de zouaves et d'une compagnie issue de tirailleurs algériens évacués de Sedan.
Il est renommé régiment d'infanterie de ligne le 4 novembre (décret du 28 octobre). Par décret du le quatrième bataillon du régiment est supprimé. Les deux compagnies de zouaves et la compagnie de tirailleurs sont versées dans le de marche de zouaves, les deux compagnies de chasseurs à pied sont versées dans les et bataillons de marche de chasseurs à pied.
En mars 1871, le régiment est dissous. Les soldats du régiment sont répartis dans des régiments à Paris tandis que les officiers partent à Nantes remettre sur pied le d'infanterie.
De 1873 à 1914 Recréé par décret du , il appartient à la de la d'infanterie du d'armée. Il est en garnison à Abbeville.
En 1876, il passe à la de la d'infanterie.
Première Guerre mondiale
Affectation division d'infanterie d' à d'infanterie de à 1914 : retraite des et Armées : Cesse 5 - : bataille de la Marne : Daucourt, Vienne-la-Ville, Servon 1915 vignette|PC du régiment à Tahure en octobre 1915. offensive de la Armée en Champagne : Beauséjour, Tranchée de Calonne 1916 Bataille de la Somme : : tranchée de Souville : tranchée de Gorizia
1917 vignette|Le régiment sur la cote 304 le . : mont Spin 7- : tranchée du Vampire : Bataille de Verdun : cote 304
1918 : Locre Aisne : La Vesle, Oulchy-le-Château, Butte Chalmont, Saponay, Roulers et Audemars 1918 : (général Passaga).
Entre-deux-guerres Le régiment est dissout le , ses éléments formant le bataillon du RI à Abbeville.
Seconde Guerre mondiale
Le régiment est reformé comme d'infanterie de forteresse () le au centre mobilisateur d'infanterie 63 Étain / Longuyon, à partir du . Il est rattaché au d'armée de forteresse.
De 1945 à nos jours Guerre d'Algérie
De 1959 à 1962, le est cantonné dans la zone de Sidi Bel Abbès, région militaire d'Oran. Le fait partie de la division d'infanterie (zone centre Oranais).
Au cessez-le-feu du en Algérie, le crée, comme 91 autres régiments, les 114 unités de la Force Locale. (Accords d'Evian du ) Le 128° RI forme une unité de la Force locale de l'ordre algérienne, la 495° UFL-UFO composé de 10 % de militaires métropolitains et de 90 % de militaires musulmans qui, pendant la période transitoire, devaient être au service de l'exécutif provisoire algérien, jusqu'à l'indépendance de l'Algérie.
Après 1962 les couleurs et traditions du RI ont été transférées au de camp (GTC) à Bitche. Une tradition concernant la remise de la fourragère au RI : le contingent 08 (incorporation des nouveaux appelés au mois d'août) recevait la fourragère en septembre dans le village de Maurupt.
Le GTC est dissous le .
Drapeau 140px|thumb|right|Fourragère aux couleurs du ruban de la Médaille Militaire.Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , :'' Polotsk 1812 La Bérézina 1812 Lützen 1813 Bautzen 1813 Maurupt 1914 Tahure 1915 Forêt de Retz 1918 Roulers 1918
400px|alt=drapeau du d'infantere de ligne
Décorations vignette|Croix de guerre 1914-1918.|139x139px Sa cravate est décorée de la Croix de Guerre 1914-1918 avec quatre citations à l'ordre de l'armée puis une à l'ordre de la division. Il a le droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la Médaille militaire décernée le .
Refrain « Ah ! que c'est embêtant de coucher seul au régiment. »
Traditions et uniformes
Insigne
Devise Rogatur et ultra concedoCe que l'on me demande, je le donne et au-delà
Personnalités ayant servi au
Louis Bach (1883-1914), footballeur. Philippe Borrell (1890-1915), philosophe. Son nom est inscrit au Panthéon dans la liste des 560 écrivains morts pour la France. Charles Dessaint (1874-1941), soldat en 1914, conteur picard ; Jacques Doriot (1898-1945), incorporé au d'avril à Fernand Lapertot (1872-1915), lieutenant au régiment à partir de 1903. Son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts au combat pendant la Première Guerre mondiale. Victor Peralda (1889-1918), capitaine au RI en 1914, tué en 1918 Marius Touron (1882-1915), poète et charron. Son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts pour la France.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie . Historique du 128e régiment d'infanterie . , .
Articles connexes Histoire militaire de la France Liste de régiments français Régiment d'infanterie français Formation des trois armées de Paris en 1870
Liens externes
Catégorie:Unité militaire française de la Première Guerre mondiale Catégorie:Unité militaire française de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Unité militaire française de la guerre d'Algérie Catégorie:Unité militaire décorée de la croix de guerre 1914-1918 Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1794 Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1962